Waouh, là, c’est du lourd. Genre question philosophique qui se pose là.

Pour remettre les choses d’applomb, ce blog n’a pas vocation de parler religion ni de soulever des polémiques mais comme le question me titille depuis un moment et que ce blog est le mien, tout moi par écrit, je me suis dit : » lance toi… on verra bien. »

D’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas vraiment croyante, ni pratiquante, bien que mes parents m’aient fait baptisée étant petite. Tradition contre laquelle je lutte d’ailleurs, non pas rejet du Christianisme mais plutôt pour laisser à mes enfants le choix de leur religion quand ils seront plus agés. Parenthèse fermée.

Il se trouve que je peux me vanter d’avoir dans mon entourage toute sorte d’exemples de famille, de la monoparentale à la famille nombreuse et unie. Force est de constater que les familles, unies et avec pleins d’enfants sont des familles croyantes et pratiquantes.

Là, certains me diront que la religion « lutte » contre la contraception et qu’il est donc « normal » qu’une famille pratiquante (de foi et de chair) se retrouve agrandie en conséquence. Ce à quoi, je répondrais : pas sure. Les amis dont je vous parle sont du genre à pratiquer également le contrôle des naissances, sans avoir besoin d’en référer à leur paroisse ! Aussi, j’en viens à penser que, s’ils ont autant d’enfant, c’est d’abord parce qu’ils s’aiment (de sentiments autant que de sexe, il s’entend), qu’ils vivent sereinement l’arrivée de nouvelles marmailles et qu’ils en ont envie (ce qui serait peut être la condition n°1 d’ailleurs…).

De fait, la plupart des familles non pratiquantes que je connais suffisamment pour pouvoir me permettre de juger, s’arrête de procréer beaucoup plus rapidement, soit parce que les enfants « ca va bien mais 2, c’est suffisant! », soit parce que le couple bat de l’aile. Pour faire des enfants, je reste persuadé qu’il faut être amoureux. Sinon, le sexe devient uniquement un « devoir conjugal » et reconnaissez que c’est pas le pied !

J’en suis donc venu à penser que la religion permet au couple de mieux s’entendre, de vivre en meilleur relation, ce qui doit, si je suis sur la bonne voie, donner envie de grandir encore et encore… D’autant que les valeurs véhiculées par la religion sont certainement plus conciliables avec la vie de famille que la Gloire à la Réussite prônée par notre société.

Cela ne m’aide pas à croire en Dieu. Non, vraiment. Mais je suis un brin envieuse de cette harmonie. D’autant que mon « Chez-moi », mon « Nous deux » ne dégage ni harmonie, ni osmose, ni chaleur amoureuse… Quoique, c’est quand même moins pire qu’avant.

Ca me rappelle le mariage d’un amie dans le Sud. Un prêtre un peu loufoque nous avait fait une homélie absolument admirable sur les couples et le mariage. Il n’a pas parlé de Dieu ni de Croyance. Il a parlé de dialogue, de communication, de Merci, de Bonjour… et de beaucoup d’autres choses encore. Voilà peut être ce qui est révélé aux couples dans l’Eglise. L’Homme Chrétien est il plus charitable, accorde t’il le Pardon plus souvent, est il moins exigeant, moin agressif… pour son couple? Il y a de çà, surement.

Et maintenant, à vos dissertations, 4 pages pour demain !

PS : Herenui, j’ai pensé à toi (mais pas que) en écrivant cet article et j’espère que ton Petit ira bientôt mieux !

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8 commentaires untill now

  1. A contrario, certaines familles pratiquantes que je connais (juives dans mon cas) ne se posent pas la question du nombre d’enfants (il faut repeupler Israël, ça demande pas mal de taf’ – entre 5 et jusqu’à 14 enfants pour certaines familles de ma connaissances). Certaines sont joyeuses et unies, d’autres carrément bordéliques avec mamans épuisées et enfants élevés par les aînés. Alors bon, moi je prône quand même le libre arbitre… (entendre: trouver un autre moteur dans sa vie que Dieu, son clergé, ses promesses…) Ensuite, comme toi, je suis admirative (jalouse?) des familles nombreuses où règne non pas l’harmonie, mais du moins la bonne humeur et l’empathie. Ce qui est très difficile à maintenir chez moi depuis l’arrivée de n°2… Donc je comprends ton « envie » ;-) Ma conviction profonde: ce qui rend tout difficile c’est d’être obligée de courir entre boulot enfants etc. et de comparer en permanence son effort quotidien à celui de son conjoint. Ma méthode (pas encore complètement acquise) travailler moins (dépenser moins) et vivre le moment présent. Bon déménagement!

  2. Bon, là je pourrais t’en faire des pages !!!!
    J’y réfléchi posément, et je repasse ce soir !!

  3. C’est vrai que les familles catholiques pratiquantes sont toujours pleines d’enfants, avec des mamans qui ont l’air sereines… Après je n’en connais pas d’assez prêt pour savoir si c’est la religion qui aide.
    Peut-être que Dieu permet de faire peur aux enfants et de faire régner l’ordre …
    « Attention! Dieu te voit! Tu iras en enfer si tu commets des péchés! »

    En tout cas, dialoguer et se respecter sont pour moi les bases d’un couple.

  4. Je repasse …. mais j’ai les idées tellement « en vrac » que je n’arrive pas à les organiser !!!
    En tout cas, j’ai beaucoup aimé ton billet, et je crois que le « secret » c’est effectivement le dialogue, la communication …. n’importe quelle « chose » vraiment partagée (religion, passion) permet de mieux s’entendre !

  5. ah oué quand meme! billet trèèès interessant… c’est vrai qu’en y réfléchissant, tu as raison… els familles où on pratique une religion sont …zen… sans querelles….

  6. Tiens,il me semblait avoir laissé un message…J’ai encore dû faire une mauvaise manipulation…
    ça me touche que tu aies pensé à moi(mais pas que…) en écrivant ce billet.
    Ce qui est sûr c’est que lorsque l’on forme une famille c’est comme être capitaine sur un bateau…Pour naviguer…une carte est nécessaire…Pour une famille également…
    Lorsqu’Alice au Pays des Merveilles arrive à un carrefour et se retrouve devant un dilemme elle demande au chat de Chester quel route elle devrait prendre celui-ci lui répond simplement que tout dépendait de l’endroit où elle voulait aller…
    Lorsque l’on se marie…avec notre conjoint nous devons avoir la vision de ce que l’on veut pour la famille à construire et faire les efforts qu’il faut pour y arriver…Pour moi qui suis chrétienne, les valeurs morales ont une grande importance et donc j’agis de manière à ce que mes enfants connaissent le chemin à suivre…
    Dans le couple,il faut faire preuve de tolérance(parce que nous ne sommes pas parfaits),se parler avec respect(ne pas hausser le ton),parler de ses craintes et de ses désirs et s’encourager mutuellement à être meilleur…
    Pour mon petit mari et moi le fait de prier ensemble,de déverser notre âme à Dieu nous permet de rester proche l’un de l’autre…
    Il faut s’aimer d’un amour inconditionnel…Les enfants le ressentent et prennent exemple…
    Je dis toujours à mes garçons que leurs mains devront servir à bénir leurs épouses…
    Enfin,voilà les quelques recettes que nous mettons en pratique dans notre foyer;

  7. @herenui : j’apprécie vraiment ta vision des choses. J’arrive simplement difficilement à appliquer la notion de « tolérance » et de « respect » car j’ai le sentiment que nous ne cherchons pas assez à être meilleur et que nous ne nous rendons pas meilleurs mutuellement. Il m’arrive même de penser que lui et moi faisons ressortir les mauvais côtés de l’autre…

  8. Puisque je viens de commenter sur l’article de mai, je reviens à celui-là que j’avais bien aimé aussi…
    Mon mari et moi ne sommes pas pratiquants, je pense que je crois en Dieu à ma façon, lui ne se pose pas la question. Adhérer à une religion en particulier me gêne, j’ai plutôt une vision élargie de l’idée de Dieu, et de visions ensuite très humaines et très culturelles qui ont conduit à ces différentes religions.
    Malgré tout, au moment de nous marier, j’ai insisté pour le faire à l’église (catholique par facilité – héritage familial et culturel) parce qu’il manquait quelque chose dans les vœux purement républicains (déjà, que ça parle d’amour), et mon mari ressentait ce manque aussi. Le curé avec lequel nous avons préparé la cérémonie, et que je connaissais de mon enfance, nous a en effet apporté ce « plus », et ça s’est résumé aux 4 questions qui permettent d’élaborer le projet de vie. 2 d’entre elles m’ont particulièrement marqué et sont aujourd’hui encore les piliers de notre mariage
    - pourquoi veut-on se marier ?
    - comment se donner les moyens de durer ?
    Mon mari et moi avons énormément discuté entre nous de toutes ces questions, et sur le « comment durer », nous avons pensé « en communiquant », ce à quoi nous revenons toujours quand ça part en vrille (même si mon mari au départ est un introverti peu causant…).
    Je pense aussi comme Herenui qu’il faut un cap (la transmission des valeurs) et un capitaine (le couple) pour guider une famille, et ça faisait aussi partie des sujets de réflexion de notre préparation au mariage.
    Bref, je crois que nous profitons encore au fil des ans (10 après) de ce que cette préparation nous a obligé à nous demander, on y revient régulièrement, c’est effectivement notre fil conducteur.
    Et nous voilà maintenant à l’aube d’accueillir notre 4ème enfant… je ne sais pas comment tu vas nous ranger dans tes statistiques… :-D

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