A l’attention des mamans de garçons qui ont été, sont ou seront peut être concernés par les phimosis et la circoncision. ‘ttention, c’est long.

Ca a commencé il y déjà quelques mois, voire années, quand on a constaté que le petit bidule de Grand Bonhomme ne pouvait pas être décalotté. Les pédiatres successifs nous avaient conseillé de ne pas y toucher ou éventuellement d’essayer, mais sans forcer. Mais aujourd’hui à 5 ans passés, le docteur nous a dit qu’il fallait quand même s’en inquiéter. Et là, impossible.

Phase suivante : consultation chez l’urologue. Diagnostic : phimosis, c’est à dire que le décalottage est impossible. Un anneau fibreux tout blanc empêche toute ouverture. Et le doc a fait une drôle de tête en ajoutant qu’il faisait partie des 5% de cas où la peau est très serrée et l’adhérence importante. J’ai toujours eu beaucoup de chance.

Alors Docteur Uro a dit « Faut prendre rendez vous pour une intervention. Ce sera une circoncision totale. On fait çà en ambulatoire, c’est à dire qu’il rentre le matin, il est opéré en fin de matinée et il ressort en début d’après midi. Il n’aura pas mal jusqu’au soir parce qu’on fait une anesthésie locale plus forte. Il aura un peu mal le soir et jusqu’au lendemain. Ce qu’on résout avec du paracétamol. Au plus tard, 48h après, la douleur est finie. » Et c’est tout ce qu’il a dit. Tranquille.

Et nous, c’est exactement ce qu’on a répété à Grand Bonhomme. Il faut couper un peu de peau, on fait des points, entrée, sortie, pas mal, 48h, tranquille.

Et j’ai pris rendez vous pour le mardi 13 décembre. Le 13? Oui, j’ai eu un doute mais c’était un mardi.

Comme il n’y a pas de parking à la clinique, j’ai pris le bus pour emmener le loulou. Et puis même qu’on a couru parce que, souviens toi, le 13, c’était la grève. Donc transport ralenti, bouchon et tout ca… A 9h, j’avais récupéré mon dossier. 9h30, on nous installait dans une vraie chambre, tout seuls et bien tranquilles. Le loulou, super sage, n’avait rien mangé ni bu depuis le veille au soir et s’occupait en dessinant. L’infirmière lui a donné un médicament pour le shooter un peu. Effectivement, 30 min plus tard, il avait les pupilles dilatées comme un drogué, ne tenait plus debout et s’effondrait sur la table. Un aide soignant est venu le chercher à 10h30, il était tellement stone qu’il n’a pas bronché, j’ai fait un bisou, donné le doudou et le voilà parti. Et je me rends compte qu’il n’a pas fait pipi depuis la veille, pas même le matin en se levant parce qu’on était super pressé. Est ce que ca posera problème?

Evidemment, je n’ai rien réussi à faire, ni lire, ni dormir, ni regarder la télé jusqu’à son retour.

A 11h30, des hurlements de couloir. Mon coeur bondit, je cours voir. En fait, c’était le petit bonhomme de la chambre à côté. 20 mois. Mauvais réveil. Je retourne dans ma chambre.

A 12h, j’entends un brancard arriver et pas de cri. Et c’est mon Grand Bonhomme. A peine me voit il qu’il tombe en sanglot, pleurs, cris, drame. Ca fait mal à mon ventre de maman. La petite blouse bleue n’est pas fermée, le zizi a peine caché par une compresse. Evidemment, il regarde. Evidemment, je regarde.

[$?!$] Je respire, je regarde, je respire, je regarde…

Cri du bonhomme, à la fois effrayé, paniqué, inquiet, à la vu de ce zizi mutilé. Oui, après une opération de circoncision qui cumule un anneau fibreux serré et une adhérence importante, le zizi est abimé. C’est vraiment comme ca que nous l’avons perçu tous les deux. Personnellement, je ne m’attendais pas à cela et j’ai trouvé ca choquant. J’imagine que pour Grand Bonhomme, c’était pire. Je crois que j’aurais du mieux nous préparer. Mais c’est trop tard.

Pause médicale : En clair, pour toutes celles qui seraient concernées (enfin, leur fils), au départ, la peau est lisse jusqu’au bout de sexe. Le doc coupe la peau excédentaire, qui forme le repli au dessus du gland. La peau du pli qui couvre le gland est retournée pour rejoindre le reste de peau du sexe et les deux morceaux sont joints par des points de suture : 8 pour Grand Bonhomme. Donc, la manipulation de « retournement » est douloureuse mais à ce moment là, il dort – on est bien d’accord. La peau qui couvrait le gland était donc serrée, et en la retournant sur le milieu du pénis, elle forme une sorte d’anneau boursouflé. Un peu comme une chaussette dont l’élastique aurait rétréci. De plus, en retournant la peau, le doc décolle l’adhérence, ce qui correspondant à peu près à peler le gland (je sens que je vais me faire des amis google avec ces mots là). Ca, plus l’oedème de l’opération : le zizi est tout gonflé, rouge et plein de sang. Trop fun, je vous le dis !

Mais reprenons notre aventure : Après à peine quelques minutes, Grand Bonhomme demande à aller aux toilettes. J’appelle l’infirmière car je ne sais pas trop quoi faire. Elle me regarde un peu bizarrement et me dit que ce doit être une fausse envie. Ca commence mal, elle ne nous croit pas. Mais je sais que Grand Bonhomme n’a pas fait pipi depuis la veille. Evidemment, une fois aux toilettes, l’envie est bien là et Grand Bonhomme ne se plaint pas vraiment plus qu’avant. Heureusement, pas de brûlure. Comme le passage au pipi est obligatoire, je me rassure car ca, c’est fait !

Ensuite, on attendra pendant 2h que tout aille bien. Comme Grand Bonhomme se plaint vraiment d’avoir très mal, l’anesthésiste passe histoire de… nous engueuler parce que « C’est pas possible qu’il ait mal, il est encore sous anesthésie ». Sauf que, quand le drap vient le frôler, mon fils sursaute et grimace. Et autant il est douillet, je l’admets, autant il ne fait pas de cinéma. Donc, je suis sure qu’il a mal.

14h30, on a le droit de sortir. Mais il faut rhabiller Grand Bonhomme et traverser la clinique jusqu’au cabinet de consultation de Dr Uro qui ne se déplace pas dans les chambres. J’ai mis de très très très longues minutes pour le rhabiller et le compromis a été de ne pas mettre de slip. Et il tire sur son pantalon pour que son zizi ne touche pas le tissu. Et il marche comme un cowboy en poussant des petits cris à chaque pas. Evidemment dans cette position, le zizi a l’air comme dans une poche kangourou ouverte, tous les êtres humains de plus d’un mètre 30 ont une vue plongeante sur la bête, rouge et gonflée. Exhibitionniste avant l’heure. Trop sympa pour mes voisins d’ascenseur.

Nous entrons dans le cabinet de Dr Uro que je regarde déjà avec des gros yeux. Il a bien l’air un peu penaud mais me dit que ca s’est bien passé « mais c’était très serré » et que le résultat sera joli. Et que la douleur va vite passer mais que l’aspect, lui, va d’abord se dégrader avant de s’améliorer.  »Ca fera comme une brûlure ». Et les fils commenceront à tomber dans 10 jours. Et puis s’il veut aller jouer au foot ou au parc, pas de problème, pas de restriction.

Evidemment, à ce stade, j’ai complètement déchanté et je n’envisage plus du tout de prendre le bus, j’appelle mon gentil papa pour qu’il vienne nous chercher. Retour à la maison. L’après midi se passera tout nu devant la télé.

Le soir, Grand Bonhomme s’inquiète un peu de ce zizi. D’abord, il a mal. Ensuite, il le trouve moche. Il faut dire qu’il n’est plus comme avant, comme les autres. Plus normal quoi ! Pour mon fils qui n’aspire qu’à la normalité, c’est un comble. Il nous faut lui expliquer que le zizi d’aujourd’hui n’est pas le définitif et qu’il ira de mieux en mieux, qu’il va dégonfler, et qu’il est beau et surtout qu’il n’y a pas de zizi « normal ». Ils sont différents et d’autres enfants sont aussi comme lui. Pas facile à intégrer tout ca.

Le lendemain, impossible de l’habiller. Il faut négocier des Dora et des Bali pour enfiler un slip, puis un pantalon. L’amélioration est lente mais il suffit d’une nuit tout nu dans son lit et le réveil est à nouveau douloureux. Jeudi matin, impossible d’aller à l’école. Je réussis à le convaincre de serrer les dents pour s’habiller l’après midi et aller à l’école. La maitresse le garde avec elle pendant la récréation. Vendredi ira en s’améliorant mais il a toujours un peu mal.

Samedi, la douleur est partie mais maintenant la zone écharpée est couverte d’une espèce de pus blanc, bien ragoutant et une croûte commence à se former. J’appelle Doc Uro pour savoir si tout cela est bien normal : « Mais oui, c’est comme une brûlure! » Ah, il fallait comprendre une brûlure au 3ième degré… Je ne risquais pas de comprendre. Et voici aussi comment on se retrouve à parler avec les mamans des autres petits garçons de la classe de ce genre de tracas, pour se rassurer. Si on m’avait dit que je parlerais zizi, pénis, gland, peau et érection avec de parfaites inconnues, à la sortie de la maternelle, je ne l’aurais surement pas cru. Mais entre mamans, on se sert les coudes.

Quelques jours après, 4h du matin : « Maman, le pipi ne veut pas sortir! » …. Hein, comment ca? En fait, une croûte s’est formée sur le bout du gland empêchant l’urine de couler. Je suis obligée de gratter la croûte avec de l’eau chaude pour que l’urine sorte et le soulage. Et ce sera la même chose à chaque pipi pendant 3 jours, jusqu’à ce que je me rappelle l’idée de mettre de la vaseline sur la cicatrice… Après 18 points de suture, je finis par retenir certaines choses.

Après 10 jours, je n’ai pas vu une once de fils partir. Y’avait une grosse croûte et plus de douleur. Mais encore tous les fils. Le premier est tombé après 15 jours. Le dernier après 30 jours. Et entre temps, y’a eu des espèces d’abcès de pus autour des points restants.

Ainsi, j’ai vécu un rêve pendant 1 mois. Je vous l’avais dit : un mois… c’est long.

Alors autant vous dire que, quand j’ai revu le doc hier, je ne me suis pas privé de lui expliquer mon point de vue. Qu’on était bien loin de « entrée, sortie, pas mal, 48h, tranquille ». Et qu’il aurait mieux fait de me prévenir parce que, à ma connaissance et après en avoir parlé avec d’autres mamans, à chacune on vend la version « light » alors que dans la plupart des cas de circoncision complète pour les enfants de plus de 24 mois, il s’agit plutôt de la version « gore » que j’ai vécu.

Aujourd’hui, quand on reparle de l’opération et du zizi, mon Grand Bonhomme, très silencieux, mystérieux et secret, ne veut dire qu’une chose : « Je préférais avant ». Mais je crois qu’il commence à s’y faire. Il faut du temps pour réapprendre son corps. Par contre, il le tripote moins qu’avant !

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- Ze voudrait bien un petit Socolat.
- CHocolat.
-Socolat.
- Pfff…

Bref, vous l’aurez compris, Grand Bonhomme a un problème de prononciation.

J’avais bien remarqué que ce petit truc persistait, la qualité de sa prononciation stagnait, et malgré les efforts de notre fiston, les sons « CH » et « J » n’arrivaient pas à sortir.

Après en avoir parlé avec le généraliste puis avec la maitresse, tout le monde était d’accord pour dire qu’il fallait faire quelque chose et débloquer çà avant l’entrée au CP.

Nous avons donc entrepris des séances chez l’orthophoniste (conseillée par notre super psychologue) pour libérer notre Grand Bonhomme de ce petit problème.

Première séance : bilan de langage. Conclusion : tout va très bien, à part ce fameux défaut de prononciation. Pas de difficulté de compréhension. Niveau de language supérieur à la « norme » de son âge (Ah bon?). Normalement, tout devrait se décoincer en quelques séances (5 à 10).

Pendant les premières séances, elle a beaucoup travaillé avec lui sur la mobilité de la langue, des lèvres, des joues, du menton. Et nous avions quelques excercices à faire à la maison pour continuer à muscler la bouche. Comme passer l’air d’une joue à l’autre. Toucher son nez avec sa langue. Faire claquer sa langue. Et plein de truc du genre.

theogrimace Oh, les zolies saussettes...

Après maintenant 7 séances, l’orthophoniste entend du progrès, Monsieur entend du progrès… et moi, je n’entends rien.

Donc, je me suis permise d’en toucher deux mots à l’ortho, parce que j’aime pas garder mes idées dans ma poche. Elle a trouvé que je psychotais un peu mais surtout que je me mettais et lui mettais une grosse pression, alors même que « c’est pas grave! ». Certes, c’est pas grave. Mais moi, je stresse. J’ai l’impression que le dénouement sera moins simple et rapide que prévu.

Pour finir, nous avons décidé de faire une pause : plus de séance et plus d’excercice à la maison avant l’année prochaine. On reprendra tout ca au calme en 2012.

Peut être que le Sampagne et les Socolats de fin d’année, auront raison de ce zozotement!

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Mercredi dernier, je ne faisais pas ma fière. J’avais mal dormi, quoi d’étonnant.

Premier rendez vous : l’échographie. Oui, encore.

Cette écho poussée nous a permis de voir que le bébé allait super bien, il bouge bien, est parfaitement bien proportionné pour son âge, et ne présente aucune anomalie; Ouf, quel soulagement. Enfin, pour le moment.

Deuxième rendez vous : l’amniocentèse.

Après quelques petits blablas de prise de contact, hop, me voilà en chaussettes et slip, alongée sur ma table d’intervention. Mme Infirmière, hyper gentille, sympa, prevenante et tout çà, se munit de son calot, son masque stérile, se lave les mains, les désinfecte et met ses gants. Dr Dan fait de même. J’ai l’impression de vivre une scène de Grey’s Anatomy, juste avant une big opération chirurgicale. Sauf que c’est moi qui suis sur la table et que je suis bien réveillée. Un poil stressant quand même.

Dr Dan m’explique qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter mais, que, par mesure de précaution, il faut travailler en environnement stérile. Voilà donc mon ventre complètement badigonné d’une solution antisceptique (un peu comme de la Bétadine, mais en rose…) et encadré de magnifiques champs stériles bleus. J’ai pour obligation de garder mes mains à hauteur de mes seins et sous le champ stérile. Plus les préparatifs avancent, plus j’ai les choquottes…

Monsieur est de l’autre coté de la pièce. Je pense qu’il pourrait s’approcher. Il me fait signe qu’il n’a pas le droit mais je crois plutôt qu’il n’a pas très envie… Je n’insiste pas. Si c’est éprouvant pour moi, ca doit être quelque chose aussi pour lui, qui ne peut rien faire pour me soulager.

De mon coté du champ, je ne vois rien et surtout pas le matériel. Vu la taille de l’aiguille, je pense qu’il vaut mieux que je ne la vois pas.

Une échographie conjointe permet à Dr Dan de savoir exactement où il va piquer sans toucher Bébé. Il tapote avec son doigt sur mon ventre, il teste, pour voir le mouvement du placenta sur l’écran. Il a choisi : il piquera en bas à gauche de mon ventre. Après un bref « Vous êtes prête? », hop, me voilà piquée. La piqûre est rapide, un peu violente et un peu douloureuse quand même. J’ai senti une gêne quand il a traversé l’utérus et je n’ose plus bouger.

Sur l’image que je fixe, je vois l’aiguille (Dr Dan m’explique qu’il a retiré la partie piquante pour laisser une partie souple), au coeur du liquide, à coté de mon tout petit bébé. Je ne suis vraiment pas rassurée. C’est simple, j’ai arreté de respirer depuis la piqure. Dr Dan voit mon désarroi et ma crispation, les secondes s’égrainent lentement… « Plus que 10 secondes environ ». Je compte dans ma tête : 10, 9, 8, 7, 6, 5… hop, il retire le drain. C’est fini. Je respire un grand coup. « Vous êtes toute pâle. Prenez le temps de vous remettre avant de vous relever ».

Mme Infirmière place un pansement sur mon ventre et essaie tant bien que mal de nettoyer l’antisceptique rose qui me recouvre. Elle me rassure et essaie d’être la plus douce possible. Quand elle pose le pansement, ca fait mal quand même mal en surface. Je mets un peu de temps à me relever parce que la zone de la piqure est douloureuse, mais voilà, c’est passé.

Il est conseillé de rester « tranquille » pendant le reste de la journée. Ca tombe bien, Monsieur a pris sa journée aujourd’hui et se charge des Bonshommes. Je vais pouvoir m’allonger et dormir un peu.

Et il ne reste plus qu’à attendre les résultats : jeudi prochain.

Au fait, avec tout ca, j’ai presque oublié de vous dire le plus important : Petit(e) Der sera finalement… Petit Der ! Bah oui, quand même !

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Il y a quelques semaines, je vous ai brièvement indiqué le traitement de la toxo chez la femme enceinte, mais j’avoue ne pas m’être trop attardé.

Entrons quelques instants dans les détails. Pour votre information personnelle.

Les antibiotiques qui sont prescrits d’emblée sont la Rovamycine ou la Spiramycine, 9 mui par jour en 3 prises. Là où je varie, c’est qu’au lieu de les prendre matin / midi / soir, à savoir 8h / 12h / 20h, j’ai optimisé les prises (c’est mon coté ingénieur qui ressort) pour les prendre à 8h / 16h / 23h. Même Docteur Dan (le master du Diagnostic anté natal) a ouvert des yeux tout ronds devant tant de précision.

Les antibios sont une chose, la surveillance échographique une autre. Un écho à 12 semaines d’aménorrhées comme tout le monde (la vraie, la première officielle) et, ô joie pour moi, une autre 15 jours après, très rapide,   »histoire de voir » pendant le suivi de traitement, et encore une autre 1 mois après le début de traitement, pour voir si Bébé va bien et en préparation de l’amniocentèse (qui ne s’écrit d’ailleurs pas amniosynthèse, comme je l’avais lamentablement écrit…).

Lors de cette deuxième écho « légère », j’ai encore pleuré comme une madeleine, de le voir bouger et en pleine forme. Je me suis excusée platement auprès du Dr Dan, parce que, quand même, dès fois, j’ai l’impression d’être une grosse larve. Et là, il m’a sorti une petite phrase, que m’avait déjà dite mon précédent médecin (juste avant de me prescrire des antidéprimes) :  « Laissez vous aller de temps en temps. Vous faites toujours bonne figure mais au fond, ca n’est pas ce que vous ressentez. Ca vous fera du bien ». A méditer…

L’amniocentèse est le troisième point du suivi, donc.

Concrètement, en prenant la date intermédiaire entre la dernière prise de sang SANS toxo et la première prise de sang AVEC toxo, on détermine le moment supposé de la contamination. On compte 4 (si on est pressé, genre, contamination à 25 SA) à 8 (si on a le temps) semaines à partir de cette date et hop, on prévoit un amniocentèse.

En effet, il a été constaté que 8 semaines après la contamination,
1) le corps de la môman s’est suffisamment bien battu pour qu’on estime que les risques de contamination ultérieure sont très très faibles (A bas le parasite !) et
2) si il y a eu transmission au placenta et au foetus, les saloperies de parasites de la toxo se retrouve dans le liquide amniotique, donc sont détectables.

Traduction des résultats : 
Si négatif, tu peux faire pipi partout, le gros de l’alerte est passé et ca fait un ENORME poids en moins. Mais bien entendu, rien n’est jamais complètement négatif tant que le sang du bébé prélevé à la naissance n’est pas, lui aussi, complètement sain. Dans mon cas (âge de la grossesse au moment de la contamination), environ 90% de cas.

Si positif, tu peux encore pleurer un peu : il faut passer à des antibios plus forts, tant contre le parasite (de merde ! ) que contre tes petits globules blancs (prises de sang toutes les semaines pour voir si tu supportes), augmenter la fréquence des échos et peut être un peu prier… jusqu’à ce que l’accouchement te confirme que, malgré cette putain de toxo, le bébé va bien. Dans mon cas, reste environ 10% de cas (Bravo, tu sais faire une soustraction ! )

Mais ne parlons pas de choses qui fachent ou qui inquiètent. Je vous l’ai dit, l’année 2011, belle, glorieuse et parfaite, est en marche !

Alors voilà, le blog est une grande fenêtre sur ma vie mais finalement une petite chose très lointaine, très superficielle, dans les liens qu’elle tisse. Mais aujourd’hui, là, mercredi 9 février, je vais faire cette amniocentèse. Ou plutôt Dr Dan va pratiquer une amniocentèse sur mon petit utérus. Je n’ai pas peur de l’acte médical (si, en fait, un peu) mais je suis terrifiée des résultats à venir, peur de savoir… Alors de votre loin-loin, si vous pouvez avoir une petite pensée pour moi et pour la sané du bébé, peut être que ca me ferait du bien… Oui, surement, ca me fera du bien.

loading Amniocentèse... hellocoton Amniocentèse...

Quelques nouvelles, oui, je sais, y’avait longtemps… mais je n’aime pas bacler…

Il y a 15 jours, mardi soir, la journée avait été épuissante et, pour une raison que j’ignore,  j’avais le sentiment que quelque chose n ‘allait pas. Indéfinissable.

Après cette grosse journée fatigante, et ayant pas mal marché, je me suis retrouvée, à 20h30 attablée avec Monsieur et les Bonshommes. Enfin, « attablée » n’est peut être pas le bon mot, car comme toute Maman (je crois), je passe mon temps à me lever et me rassoir parce que « Elle est où l’eau? », « J’ai pas de serviette! », « Tu veux un Flamby ou une Danette? ». Bref, le diner n’est pas vraiment un moment de repos physique.

C’est à la fin du repas que j’ai compris ce qui n’allait pas. Quelque chose me génait. A l’entre jambe. Je suis allée aux toilettes pour vérifier et effectivement, une partie de moi (col ou autre), était anormalement près de la vulve, c’est à dire de la sortie. Autant vous dire que l’idée d’avoir mon utérus 10 cm trop bas, mon col en plein air et ma vessie entre les cuisses a eu sur moi un effet radical :  je me suis mise à bégailler. Je suis sortie des toilettes un poil paniquée et j’ai essayé d’expliquer clairement mais sobrement la situation à Monsieur, un peu surpris par le rebondissement. Ca nous changeait de la toxo.

Bonshommes en voiture, Monsieur au volant, j’ai essayé de reprendre mon calme et hop direction les Urgences. Pour une fois, c’est pour moi. Ca change. Je garde bonne contenance devant les enfants mais une fois seule dans la salle d’attente des urgences (Monsieur est reparti avecc les nains car il faut toujours beaucoup attendre), je craque un peu et pleure bêtement. Alors que finalement, il n’y a pas de quoi  : je n’ai pas mal, je n’ai pas de contractions, je ne saigne pas. Pas de quoi s’affoler, finalement, si on regarde les choses avec un peu de recul.

Accueillie par une gentille sage femme, à qui j’explique ma situation, je retourne dans la salle d’attente parce qu’une césarienne doit passer avant moi. C’est normal. Je m »installe donc pour regarder « Une petite zone de turbulences », avec Michel Blanc. Il est 21h30, je suis vanée. Je me détends un peu et j’arrive même à rire un peu. A force de me reposer, je me rends compte que je vais mieux. Je ne sens quasiment plus de gêne, voilà qui est bien étrange.

Quand arrive le moment de la consultation, je me trouve bien stupide car je sais bien qu’il n’y a plus rien d’anormal. Trop bizarre. L’interne, super sympa quoiqu’un peu brutale (putain, c’est un vagin, pas un tuyau ou un sac à main ! ) me confirme que mon col est un peu bas mais rien d’affolant. Et me renvoie chez moi, seule et sans véhicule. Remarque en passant : à 23h30 dans une zone deserte devant un hopital, on peut héler un bus, comme un taxi, et parfois, on a la chance de le voir s’arrêter. J’ai failli embrasser le chauffeur pour le remercier de sa gentillesse.

Et voilà. Fin de l’alerte. Conclue par Monsieur qui finit par en rire en m’assénant un « Mais qu’est ce que tu nous as encore inventé? »

Et après une bonne nuit de sommeil, j’ai décidé de me reposer un peu plus mais surtout, j’ai décidé de « serrer mon périnée ».

Bien entendu, j’ai fait ma rééduction périnéale. 2 fois. Je n’ai jamais de problème de fuites urinaires, rien en toussant ou en éternuant. Rien qui ne laisse penser à un relachement. Et pourtant.

A bien y réfléchir, je suis sure qu’à chaque fois que je porte quelque chose, à chaque fois que je fais un effort, je ne pense pas à mon périnée. Et il aurait fallu. Je crois qu’on ne dit jamais assez à une femme de serrer son périnée.

Alors pour commencer, j’ai décidé de serrer les fesses et de travailler mon périnée tout le temps. Enfin, à chaque fois que j’y pense. Oui, donc, finalement, après ce petit épisode de stress, c’est tout le temps ! Après 2 jours, j’ai super mal aux fesses. Je crois que je vais avoir les plus jolies fesses de femme enceinte du quartier. Peut être même plus jolies qu’avant ma première grossesse.

Et surtout, je sens que  »tout cela » remonte et bien. C’est rassurant.

Alors un petit conseil, Mesdames,  même si vous avez l’impression que tout va bien, faites un effort et pensez à votre périnée. Quand vous marchez, quand vous attendez le bus, quand vous soulevez vos courses, quand vous portez votre Bonhomme, serrez, serrez, serrez : votre corps vous remerciera !

loading Quest ce que tu nous as encore inventé ? hellocoton Quest ce que tu nous as encore inventé ?
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Oui, je sais, mes titres manquent parfois d’originalité. C’est voulu.

Après plusieurs jours (semaines?) de Je – moi – ma vie, je passe en mode Maman Médecin. Contrairement à d’autres, dont mon adorable Soeurette, qui enchaîne les maladies, les siennes et celles de ses enfants, moi, je suis pour l’instant épargné par les rigueurs de l’hiver. Hélas, ce n’est pas le cas pour le reste de la famille.

Monsieur m’a fait le plaisir de lutter, lentement mais surement, contre une vilaine gastro… 10 jours de « passera – passera pas », c’est long.

Petit Bonhomme nous a fait une grosse rhino, moyennant quelques réveils nocturnes et Grand Bonhomme a attrapé la grippe, incluant une petite bronchite, une bonne grosse otite et un bon mal de gorge…

Aussi, entre les angoisses, les insomnies de femme enceinte et les réveils des Bonshommes, je n’ai pas fait une nuit complète depuis début janvier…

Alors, oui, j’ai parfois hâte que le printemps arrive…

Au secours, je suis claquée !

loading Seulement le 17 ?! hellocoton Seulement le 17 ?!

Quand j’étais gamine, s’il m’arrivait de faire une bêtise et, dans la foulée, de me faire mal ou de perdre quelque chose, ma Grand Mère croyante parmi les croyantes m’assénait toujours cette sentence : « C’est le petit Jésus qui t’a puni! »

Vendredi dernier, quand je suis rentrée du travail, que je suis allée chercher mes résultats d’analyse de sang et que Mr le Biologiste m’a gentillement balancé avec le sourire « Nous avons un suspicion de toxoplasmose », c’est exactement ce que je me suis dit : Le petit Jésus m’a puni.

Les résultats étant envoyés à un autre laboratoire, plus performant, pour confirmation, j’ai attendu 4 jours de plus pour avoir le verdict, sans appel : C’est la TOXO.

Le premier soir, j’ai pleuré et pleuré encore (Depuis le début, j’en ai remplie des mouchoirs, je crois que ce bébé n’aura jamais de larmes…), en ressassant tout mon mois de décembre, culpabilisant tant et plus…

Je crois que quelque part, je suis punie.

Punie de ne pas avoir su accepter ce bébé à bras ouvert avec tout l’amour qu’il méritait. Au lieu de cela, je me suis épuisée physiquement et moralement, ouvrant probablement la porte à cette saloperie. Je suis vraiment persuadée qu’il y a un lien entre le moral et l’immunité.

Il est probable également que, étant d’abord persuadée que ce bébé ne serait pas, je n’ai pas fait autant attention que nécessaire dans le choix de mon alimentation.

Dans tous les cas, je suis punie.

Quand je pense que depuis 32 ans, je mange n’importe quoi, n’importe comment. Des steaks tartare, de l’agneau rosé, des fruits tombés à terre sans être lavé, des fruits sur le marché sans précaution… et il a fallut que je l’attrape pendant cette grossesse si étrange.

Quelque part, je me suis dis que je l’ai attrapée pendant cette putain d’année 2010 et que, maintenant que nous sommes passés en 2011, j’ai grand espoir que les choses se positivent un peu…

Et maintenant?

D’abord, le Dr M. (gynéco de profession) m’a rassurée autant qu’elle a pu et m’a conseillé de prendre contact avec le Centre de Diagnostic Anté-natal le plus proche. Par ailleurs, elle m’a mis sous antibiotique, à prendre pendant toute la grossesse.

Quand on cherche sur internet, on trouve pas mal de lien d’information mais en résumé, c’est prises d’antibio pendant toute la grossesse, échographie tous les mois pour surveiller les signes cliniques de la maladie sur le bébé, amniosynthèse pour contrôler le passage de la toxo au bébé. Si la transmission est confirmée, les antibio sont modifiés et la surveillance renforcée. Enfin, une prise de sang du cordon est réalisé à la naissance, ainsi qu’un fond d’oeil du bébé.

Sans rentrer dans les détails, si on prend en compte ma date probable d’infection (10 semaines de grossesse), la prise d’antibiotique réduit le risque de transmission à environ 5%. Enfin, si la transmission est effective, le risque de conséquence grave sur le bébé est de l’ordre de 25%.

Aussi, depuis 2 jours, je me répète tous les matins, toutes les heures, toutes les minutes : Il y a environ 99% de chances que tout aille bien. C’est beaucoup et peu à la fois. Si vous aviez 99 chances sur 100 de gagner au loto, vous iriez jouer, non? Bon, je vous accorde qu’on est loin du loto mais j’essaie d’être la plus positive possible.

Bref, comme vous le voyez, mes aventures sont loin d’être terminées.

Mais Monsieur dit qu’on ne peut pas être mauvais tout le temps et qu’on ne pas tomber dans toutes les mauvaises statistiques,… c’est pas faux.

loading Le petit Jésus ma puni hellocoton Le petit Jésus ma puni

Aujourd’hui un sujet féminin et sérieux (faut changer un peu des nains). Que peut on faire quand on ne veut plus prendre la pilule, ni se voir poser un stérilet mais qu’on veut quand même faire attention?

Ah ah ah.

Avant toutes choses et au cas où quelques adolescentes / femmes passeraient pas là, je me presse d’ajouter que :

- le préservatif est le SEUL contraceptif qui protège des bébés ET des maladies sexuellement transmissibles. Et quand tu lis la liste des MST / IST, c’est franchement pas glamour folichon. Si j’avais une fille, je lui dirais « Protège toi, bordel ! ». Et comme j’ai des garçons, je leur dirai : « Protège toi, bordel ! »

- il existe quelques contraceptifs mécaniques féminins mais à moins d’être au point avec son corps (et quand je vois la réalité avec ma coupe menstruelle, j’ai des gros doutes sur la connaissance du corps féminin par la femme elle-même), je m’interroge sur la capacité de chacune à les positionner.

- pour éviter les bébés, il vaut mieux prendre la pilule, se faire poser un stérilet, un implant ou poser un patch.

Toutes les infos sont là. Par pitié, allez les lire !

Et ensuite, il reste les méthodes dites « naturelles« , qui cherche à éviter la période d’ovulation, sachant qu’un spermatozoïde peut rester vivant durant 4 jours et que l’ovule est vivante pendant 2 jours. Il faut donc faire attention de 4 jours avant l’ovulation à 2 jours après (soient 3 en comptant le jour de l’ovulation).

- Méthode Ogino.

Elle consiste à dire qu’un femme a ses règles 14 jours après l’ovulation. Il suffit de compter la durée des cycles, de prendre le plus court et le plus long (par exemple 24 pour le plus court et 36 pour le plus long). Statistiquement, l’ovulation la plus précoce a eu lieu à (24 – 14) : J10. Il faut donc commencer à faire attention à (10 – 4) : J6. De même l’ovulation la plus tardive a eu lieu à (36 – 14) : J22. Il faut donc faire attention jusqu’à (22 + 3) : J24. Il faut donc faire attention de J6 à J24. Bref, tout le temps quoi.

Son avantage : elle ratisse large.
Son inconvénient : elle ne laisse pas beaucoup de « liberté ».

- Méthode Billings

Elle se fonde sur l’observation de la glaire cervicale. Mais késako? C’est la glaire qu’on trouve à l’entrée du col de l’utérus. Autant dire qu’il faut l’observer et la tatouiller, pas top glamour non plus.

Son avantage : elle est censé permettre d’anticiper l’ovulation.
Son inconvénient : la glaire peut être modifiée par d’autres évènements que l’ovulation.

- Méthode de Contrôle de la température.

Elle se fonde sur le fait que la température corporelle s’élève de quelques dixièmes de degré après l’ovulation. Il suffit de prendre sa température tous les jours pour savoir quand tombe l’ovulation.

Son avantage : elle permet de détecter l’ovulation. On compte 3 jours et c’est « free ».
Son inconvénient : elle détecte l’ovulation APRES que celle ci ait eu lieu donc, trop tard. De plus, il faut avoir une température régulière, ne pas être malade, etc…

Mais attention :  »Une méthode naturelle peut être parfaitement satisfaisante pour espacer les grossesses si le couple peut se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. Et si le couple est prêt à accepter une grossesse, même si elle n’était pas prévue (car ces méthodes sont peu fiables). »

Et moi dans tout ca?

Concernant Ogino, je trouve que la méthode ne laisse pas assez de liberté et de jours complètement open. C’est frustrant. Surtout pour Monsieur. En plus, le principe des 14 jours est erroné puisque chez moi, c’est 11 jours en moyenne. Oups.

Concernant Billing, je trouve que le système est plutôt vrai sauf qu’il faut s’abstenir 4 jours avant et à ce stade, ma glaire n’est pas suffisamment transformée. La dead line aurait pu être souvent dépassée.

Concernant les Températures, je pense que c’est la méthode la plus fiable pour moi. D’autant que j’ai des cycles de températures à faire pâlir d’envie les doctinautes en recherche de fécondité. 36,4 à 36,6° avant et 36,8 à 37° après.

Pour Grand Bonhomme, je n’ai pas pu m’empêcher de contrôler dès le premier cycle. Le lendemain du jour J, j’ai annoncé à Monsieur qu’à priori, c’était bon. Bingo. Une fois a suffit.

Pour Petit Bonhomme, j’ai contrôlé également dès le second cycle. Ovulation deux jours après. J’ai espéré que les zozos de Monsieur ait cartonné. Bingo. Une fois a suffit.

Depuis, ca fait 14 cycles que je contrôle ma température, au moins pendant la période prévue d’ovulation. J’ai combiné Ogino et Température. Nous commençons à faire attention et à contrôler la température à J18 – 4 jours: J14; 18 étant mon ovulation la plus précoce en 14 cycles. En général, elle se produit à J19 ou J20. Si ca, c’est pas de la régularité ma bonne dame.

En octobre, Monsieur et moi, on a tenté le diable, un câlin à J15. Partant du principe que J19-4 : J15, c’est un peu risqué mais pas trop.

Le lendemain matin, le thermomètre affichait 36,8°C. Le salaud.

Le surlendemain, il affichait 37°C. Vraiment?

He oui, en octobre va savoir pourquoi, j’ai ovulé à J14.

Une fois a suffit.

[...]

Et pour toutes celles qui ont tenté longtemps, très longtemps, trop longtemps d’avoir un bébé, moyennant température, injection, hormones et tout le tralala, sachez que je sais, JE SAIS VRAIMENT, qu’avoir une fécondité aussi parfaite relève du miracle.

[...]

La suite ici.

loading Contraception… ou pas. hellocoton Contraception… ou pas.

La semaine dernière, je vous contais nos aventures aux urgences pédiatriques de Colombes, aventures qui pourtant dataient du mois de juin précédent. Savez vous comment cela m’est revenu en mémoire? Tout simplement parce qu’on a remis le couvert !

La semaine dernière, Grand Bonhomme plein de bonne volonté, essayait de convaincre sa feignasse de frère d’avancer, quand ce dernier lui a fait un putain de croc en jambe. Le petit con.  Grand Bonhomme s’est retrouvé la tronche encastrée dans une plaque d’egoût. C’est SuperNounou qui a vécu la scéne et m’a appelé pour me résumer la situation, avec un « Je ne sais pas s’il faut des points de suture au menton. Si vous voulez, je l’emmène chez le médecin. »

Appel au médecin : « De toutes façons, pour les enfants, ca n’est pas le médecin qui peut faire des points. Mais plutôt que d’aller aux Urgences de Louis Mourier, allez plutôt aux Urgences du Centre Chirurgical d’Asnières – plus proche, moins d’attente. »

Ok, c’est parti.

Déjà, c’est moins loin. Par contre, premier problème, il faut se garer dans la rue, au centre ville d’Asnières. Pour le coup, j’ai eu un peu de veine, j’ai trouvé une place rapidement et pas trop loin.

L’accueil est hyper rapide, nous patientons 10 min environ dans une minuscule salle d’attente. L’infirmière qui prodigue les premiers soins colle un EMLA Patch sur le menton de Grand Bonhomme (la même chose que pour les vaccins). Reste à patientez un peu.

Entre temps, arrive un main entaillée, un main cassée et un platre à défaire…

45 min plus tard, donc, nous sommes à nouveau reçu pour la suite des opérations.

Là, Monsieur le Docteur demande à Grand Bonhomme de s’allonger sur la table de soin. Avec les mains sous les fesses.

J’explique à Monsieur le Docteur qu’il serait préférable que je lui donne la main pour le calmer un peu.

« Mettez vous assise sur votre chaise et laissez nous travailler » qu’il me lance et le voilà qui explique à son assistante que les enfants sont parfois plus courageux que les mamans et que, quand les parents sont génants, il faut parfois les faire sortir.

Ok, ducon, si tu me fais sortir, j’emmène mon fils avec moi, tout abimé et non réparé soit il.

Ensuite, plutôt que d’appliquer la xylocaïne en spray, le voilà qui pique mon Bonhomme. Cri, gémissement, pleurs. Limite s’il ne l’engueule pas quand il bouge. Evidemment, à la deuxième piqure, Grand Bonhomme sort les mains de sous ses fesses et il faut que je me précipite pour lui tenir la main. Il est certain, dès lors, que je ne retournerai pas sur ma chaise.

Une fois ce dur moment passé, Grand Bonhomme n’a plus mal. N’empèche qu’il est maintenant très tendu et pleure encore beaucoup. On est loin de l’euphorie de Louis Mourier. Ou comment traumatiser un petit Bonhomme qui n’avait peur de rien…

Monsieur le gros con de Docteur finit par réaliser ses deux points de suture et recolle par dessus quelques stips pour resserer le tout.

Voilà, c’est fini. Mais quand il me dit de revenir 10 jours plus tard pour retirer les points, je m’empresse de lui répondre que je laisserai l’affaire à mon médecin traitant, nettement plus humain au demeurant.

Alors, une chose est certaine, si une nouvelle urgence devait se présenter (et je croise mes doigts, mes orteils et tout ce qu’on peut croiser pour que ca n’arrive pas !) , j’irai immédiatement à Louis Mourier et plus du tout au Centre Chirurgical d’Asnières : parce que les enfants méritent tout de même une approche particulière, non mais !

loading 4 + 2 = 6 hellocoton 4 + 2 = 6
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Pascal Obispo 2 Obispo home made

Les urgences, c’est bon, on connait.

Mais nos enfants, visiblement, aiment ca.

L’histoire se passe en juin dernier.

Grand Bonhomme fort excité par sa journée avec Papi et Mamie, court partout dans le salon. Tout fier de lui, il entame un espèce de série de sauts de lapin, qui tiennent plus de la chenille excitée que du lièvre efficace. Au troisième saut, il decide, plus ou moins volontaire, de se réceptionner sur la tête. En avant. Et sur le meuble de la télé. Le petit con.

Il se relève, la main sur l’oeil et pleure tout le malheur du monde. Très pragmatique, je sollicite l’arnica auprès des bienveillants grands-parents et retire la main pour examiner le bobo. Oups. Repose l’arnica. Prends les clés de la voiture. Effectivement, ce n’est pas un bleu, une bosse que j’observe, mais un trou, une crevasse de 2 cm de long, qui traverse l’arcade surcillière et écarte la peau d’un bon millimètre. Sur un visage de 4 ans, 2 cm sur 1 mm, c’est vraiment très très gros.

Direction les urgences pédiatriques de Louis Mourier à Colombes.

A l’accueil, le constat de l’infirmière confirme le mien : il faut des points de suture. Ceux ci seront fait sur place, mais sachez que s’il s’était agit d’une fille et d’un cicatrice hors sourcils, il aurait fallut aller en chirurgie esthétique….

Après avoir désinfecté la plaie, l’infirmière lui applique de la xylocaïne en spray. Il ne reste plus qu’à attendre que l’anésthésique local face son effet : 1h d’attente. Pendant laquelle Grand Bonhomme recommence déjà à sauter partout. Pfff.

Nous sommes ensuite conduit dans une salle de soin, afin de recoudre le Bonhomme. Re-xylocaïne sur la plaie, complété par un masque au protoxyde d’azote – gaz hilarant -, Grand Bonhomme est définitivement shooté. Nous avons une photo de lui, hilare, les pupilles dilatées au max… que nous aurons plaisir à ressortir le jour de son mariage ! Bref, il ne sent plus rien et répond « oui » à toutes les questions qu’on lui pose.

Je lui tiens la main mais ce n’est presque pas nécessaire car il « plane ».

4 points de suture plus tard, nous sortons avec instruction de surveiller les rougeurs de la plaies, désinfecter de temps en temps et masser 3 fois par jours avec de la vaseline. Retrait des points 7 jours plus tard.

Voilà, maintenant, il a une belle cicatrice qui lui barre le sourcil. Je dois avouer que j’ai eu du mal de m’y faire mais comme on dit : « c’est la vie ! ».

Suite au prochaine épisode.

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