Notez la cohérence des titres… c’est affligeant.

Samedi soir : mes Bonshommes sont en vacances chez leurs grands parents. Nous avons profité de quelques jours à deux pour aller au cinéma (2 fois!!) et faire quelques emplêtes pour la chambre du Dernier.

19h45 : je pianote sur l’ordinateur. Tiens, une contraction. En même temps, ca n’est pas la première : à chaque séance de ciné, j’ai eu des contractions légères…

20h : recontraction. Mais un peu douloureuse. Et dans les reins. Ah ah??

20h10 : encore? ENCORE ! Je ne saurais dire pourquoi mais là, je sais que c’est parti. Adieu repas et petits gateaux achetés pour le dessert… ca attendra demain.

20h20 : idem et je commence à avoir peur. C’est fou cette angoisse qui monte d’un coup. Et si finalement, mon idée d’accouchement sans péridurale était une mauvaise idée. J’y ai repensé plusieurs fois depuis quelques jours. Je me rappelle de la douleur, de la panique, de la peur de l’échec… mais il n’est plus temps, on verra plus tard.

Les contractions ne sont pas régulières, toujours dans les reins, mais toutes les 10min environ.

22h30 :  départ pour l’hopital. Je sais que j’ai encore du temps mais j’ai peur que tout s’accélère brutalement et d’être prise au dépourvu.

22h45 : arrivée aux urgences maternité. 5 min d’attente avant de voir une infirmière (Faut pas être pressée !).
– oui?
– J’ai des contractions depuis 2h30, je pense que je vais accoucher.
– Je finis avec la dame et je suis à vous.
Faut vraiment pas être pressée !! Même si visiblement, je n’ai pas l’air en train de pousser, je trouve qu’elle ne s’inquiète pas beaucoup de mon cas, de mon nom ou même de la fréquence de mes contractions. Celle là, je ne l’aime pas. Passons.

23h : je suis prise en charge par la même infirmière qui me conduit dans une salle de consultation pour être vue par une sage femme.

23h15 : je vois débarquer un jeune homme, tout sympa, tout gentil : « Bonsoir, je suis F. sage femme ». Cool.
– Bonsoir, je suis Nashii, je viens pour accoucher. Sourire.

Après examen, je suis à 4. Je suis à la fois rassurée car le travail a commencé mais toujours aussi angoissée. Il me conduit en salle de naissance et nous propose de reparler du projet de naissance après qu’il ait lu notre dossier. En attendant, on patiente.

Là, c’est le retour de mon infirmière préférée.
– alors on va poser la voie veineuse et vous allez prendre ce Zantax.
– euh, non. En fait, j’ai dit que je ne voulais pas de voie veineuse et je ne veux pas prendre de médicaments sans raison.
– mais c’est comme ca (OH PUTAIN : LA REPONSE QUI TUE !!), on en donne à toutes les femmes qui viennent. C’est le protocole (RE-PUTAIN DE REPONSE !!)
– Ben non, c’est pas une raison. Toi, vraiment je ne vais pas t’aimer….

Le regard de l’infirmière qui part laisse voir qu’elle, non plus, ne m’aime pas beaucoup.

Histoire qu’on ne me prenne pas la tête, je balance le dit médicament à l’évier. Monsieur rigole, il me connait bien.

F. revient m’expliquer que c’est pour le cas où j’irais au bloc, pour éviter les reflux. Le message a du être transmis à l’équipe indiquant que j’étais une chieuse de première. Tant pis. F. est vraiment super gentil et a l’air de passer au dessus de tout cela.

Nous reparlons de notre projet de naissance, des positions d’accouchement et du départ anticipé. Le tout est validé dans la mesure où les demandes sont raisonnables (J’adore ce terme) avec autorisation de sortie à H+6h si tout va bien. Et il repart. Il est environ 23h30. Je compare aux autres accouchements et me dit que maintenant, les choses devraient s’accélèrer.

2h plus tard (OUI, tu lis bien !), les contractions sont toujours toutes les 10 min environ, pas régulières, pas si douloureuses que ca. Monsieur et moi rigolons encore mais ca commence à faire long.

2h plus tard (OUI, tu hallucines!), les choses sont au point mort. Monsieur s’est endormi dans le fauteuil, à peine réveillé par mes respirations bruyantes pour passer la douleur dans les reins et encore moins par les aller retour de F. qui me demande régulièrement comment ca avance. Un monitoring de 30 min confirme que P’tit Dernier va bien.

2h plus tard (OUI, toi aussi, tu te demandes quand ca va finir?!?), il est donc 5H30. F me propose un nouvel examen pour voir si le travail avance. Verdict : je suis à 5. Bordel de merde !!!  1 cm en 7h. Je vais mourir dans la minute, il ne peut pas en être autrement. Je viens de passer une nuit blanche à contracter, je suis fatiguée, angoissée, stressée, nerveuse, et je ne suis qu’à 5! F. me propose alors de percer la poche des eaux pour accélerer le travail. J’accepte pour en voir la fin.

5h30: poche des eaux percée, les contractions s’accélèrent instantanément (La Nature est drôlement bien faite!) pour passer à toutes les 5 min. Et franchement douloureuses. Je m’installe à genou sur la table de travail face au dossier relevé que j’aggripe, je repense à La Poule (même dans ces moments là !!) qui me conseillait cette position pour soulager les reins. Les contractions sont tellement fortes que je commence à gémir. Monsieur tente de me masser un peu mais le contact est pire que tout. Je lui demande de me donner les mains pour me tenir. Je ne regarde plus rien, je suis dans ma bulle. J’entends F. qui m’explique ce qu’il fait mais je ne réponds plus. Je me souviens qu’il m’a demandé si la position m’allait et j’ai répondu « Je ne sais pas. » C’est vrai : comment savoir qu’une position est pire qu’une autre puisqu’on a mal tout le temps !

Les choses vont de plus en plus vite. La douleur est vraiment très forte et je me revois accouchant de Petit Bonhomme. Je prends sur moi et la panique passe. J’arrive à me concentrer sur mes sensations même si elles ne sont que douleur. Je sens l’envie de pousser et me rassure en pensant que c’est bientôt la fin.

F. est prêt à recevoir le bébé. Je pousse en criant. Monsieur est un champion, il me tient les mains comme un chef. Je suis toujours dans ma bulle, les yeux fermés appuyée sur mon dossier mais j’entends et je sens que des gens entrent dans la pièce. Mes cris ont du alerter tout le personnel. Tant pis. Après plusieurs poussées, je sens vraiment le bébé descendre et passer, mais les choses ne vont vraiment pas vite. F.m’encourage, me guide et m’annonce qu’il reste encore 2 ou 3 poussées. TOUT CA !!  Je suis vidée, j’ai l’impression que ca n’en finira jamais. Mon épuisement doit se ressentir car j’entends des voix autour de moi qui m’encouragent. Une dame me dit « Vous vous en sortez super bien! », une autre « Continuez comme ca, c’est génial! »… Je ne sais pas qui c’est, mais ca fait du bien.

Encore une poussée pour les épaules et c’est fini. Il est 7h00. F. glisse Petit Dernier entre mes jambes pour que je l’attrape. Je ressens une émotion encore plus grande que pour mes deux premiers. Peut être la fatigue, l’état nerveux, je ne sais pas mais c’est énorme. Je vais mettre plusieurs minutes à m’en remettre et à sortir de mon cocon pour constater que tout le monde est parti et qu’il ne reste que F. et l’infirmière dans la pièce. Petit Der est emballé dans un lange chaud et je le sers contre moi. F. attends un peu pour clamper le cordon mais il doit faire des prélèvements pour les examens de toxo, donc on n’attendra pas jusqu’à ce que le cordon ait complètement cessé de battre. Le placenta sort très vite et bien. Tout est terminé. J’ai l’impression d’avoir encore grandi.

Evidemment, j’ai quand même une déchirure qui nécessite quelques beaux points mais l’anésthésie locale est bien faite, j’ai un peu mal mais en serrant les dents, ca ira.

A H+6h, aucun saignement, aucun problème de tension, rien ne viendra interrompre notre sortie.

A 15h, Monsieur, Petit Der et moi dormons comme de vraies marmottes, sur notre canapé. C’est bon d’être la maison.

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Un petit commentaire de La Poule hier m’a fait douter mais constater que, effectivement, l’un de mes billets était passé à la trappe… C’est ça de perdre ses neurones ma bonne dame! Mon dieu, le boulet…

Donc, reprenons dans le bon ordre.

D’abord et comme je l’avais indique ici, Dr Dan m’avait confirmé que les examens qu’il faut faire sur le bébé et moi-même liés à la toxo n’entraînaient pas de contre indication à l’accouchement en plateau technique. Tout allait bien jusqu’à ce que ma sage femme m’annonce que l’hôpital où elle pratique avec sa collègue (à savoir celui où j’ai accouché de Petit Bonhomme) ne renouvelle pas leur contrat et se prépare à fermer le plateau technique. Quelle surprise !

Pourtant, bizarrement, quand elle m’a annoncé ca, ça ne m’a pas dérangé plus que ça. Dans ma tête, ça ne m ’empêcherait pas de rentrer à la maison rapidement. Tête de mule.

J’ai donc repris contact avec l’hôpital de Dr Dan, où j’étais finalement plus ou moins incrite à cause de la toxo, pour leur annoncer que j’accoucherais chez eux. Les listes étaient déjà complètes mais l’annonce des mots « toxo » et « Dr Dan » ont réussi à faire ajouter mon nom…

Au cours de mes derniers rendez vous de suivi, j’ai glissé l’info comme quoi je voulais m’en allez le plus vite possible après l’accouchement et compte tenu de mon expérience, personne n’a trouvé à redire. Super !

Enfin, plus innovant encore, l’hôpital en question propose un rendez vous avec une des sage-femmes de l’équipe pour présenter un Projet de Naissance. Youpi, youpi !! J’ai donc pu expliquer tout ce que j’avais sur le coeur : pas de péridurale, position à choisir et tout le tralala… J’ai donc appris à cette occasion qu’il existait des salles natures avec des cordes pour se suspendre au moment de l’explusion. Ca fait envie, non?

Pour finir, j’ai expliqué que je voulais rentrer dès le temps de sécurité écoulé. La sage femme m’a fait un sourire plein de sympathie (si si!) et m’a juste dit en riant « Même pas une nuit? Mais ca n’est pas une prison…! ». Ce qui m’a fait grandement sourire mais à quoi j’ai répondu « Non, non, vraiment, je veux m’en aller ».

Et voilà : pas de suivi global, ni de plateau technique pour moi mais un accouchement qui restera physiologique, autant que je le pourrai ou voudrai.

Je vous raconterai !

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Après vous avoir relaté mes deux premiers accouchements, je me prépare pour mon troisième…

Et comme la nature humaine est bien faite, on se construit avec son historique et ses antécédents. Aussi, voici ce que je tire de MON histoire.

D’abord, j’ai décidé de reprendre de l’homéopathie : à partir de 38 SA en théorie, à partir de 39SA pour moi, Caulophyllum 9CH, Actaea racemosa 9CH et Gelsemium 9CH, 5 granules par jour en alternance. Au moment de partir à la maternité, une dose de Gelsemium 15CH et une dose d’Actaea racemosa 30CH. Au moment de la rupture de la poche des eaux, une dose de Gelsemium 15CH. Après l’accouchement, 5 granules d’Arnica 9CH 2 fois par jour.

Ensuite, je pense gérer les premières contractions sur mon ballon à la maison mais alors que nous sommes partis à la maternité après 2h de travail pour Petit Bonhomme, je pense partir plus rapidement afin d’éviter les urgences.

J’ai déjà indiqué aux sages femmes que je ne veux pas de voie veineuse ou au pire, au niveau du coude et nul part ailleurs. Bien entendu, aucune perfusion, ni injection.

Je voudrais rester assise sur un ballon le plus longtemps possible, afin de gérer les contractions par des mouvements du bassin et des respirations.

Comme je pensais qu’il n’était pas possible d’accoucher à 4 pattes ou assise ou debout (avec le recul, je réalise que c’est un peu stupide et que j’avais pourtant lu beaucoup d’info sur le sujet…), je me suis obligée à m’allonger. Aujourd’hui, je pense rechercher une autre position mais j’ai le sentiment qu’il me faut un sol dur sous les pieds… On verra ce que cela deviendra.

Ensuite, et comme présenté par ma sage femme, je dois penser à ne pas pousser, juste respirer et expirer en tirant sur mes bras, afin d’aider le bébé à descendre sur les contractions. Il faut que j’essaie d’épargner mon périnée.

Enfin, une fois le bébé sorti, je sais également qu’il faut que je pousse pour expulser le placenta, alors que par reflexe, je « serrais » les fesses pour éviter que le sang ne coule trop, ce qui a ralenti le temps de délivrance.

Et après tout cela, je veux partir le plus vite possible pour rentrer à la maison…

Et voilà !

Bon, la théorie, les envies, les souhaits, tout ca est bien joli mais je sais que la pratique peut et sera différente.

Je sais également que la pression que je me mets encore aujourd’hui pour obtenir un accouchement « parfait » est stupide, irréelle et ne m’apportera probablement que des problèmes et des regrets. Ma sage femme m’a dit : « Accoucher, c’est accepter de lacher prise ». Mais que dire? Je suis une perfectionniste avide de contrôle. C’est dans ma naure et je n’y peux rien…

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Maintenant que j’ai repris le clavier, commençons par un petit point grossesse : je suis à 7 mois ! Trop cool !

Mon deuxième trimestre est enfin terminée. Moi qui l’espérait tranquille et limpide, il s’est finalement montré plutôt stressant. Ce fut la même chose pour mes autres grossesses : contrairement à beaucoup de femmes, le deuxième trimestre est pour moi, le plus angoissant. Pendant les premiers mois, on craint toujours une fausse couche. Le risque étant grandement diminué après le 3ième mois, tout va normalement pour le mieux. Sauf pour moi.

Pour Grand Bonhomme, un petit écoulement suspect m’avais conduit en urgence et en larmes à la maternité pour « suscpition de rupture de la poche des eaux ». Les tests ont montré par 3 fois que l’écoulement était effectivement du liquide amniotique mais pour une raison que les médecins ignorent surement encore, la poche ne s’est pas rompue. Les médecins ont supposé que je faisais partie des « quelques » femmes qui possèdent une petit membrane autour de la poche des eaux, qui stocke un peu de liquide et qui parfois se perce, sans conséquence sur le reste…

Après 3 semaines d’hospitalisation, dont 2 à la Maternité de Port Royal, je suis rentrée chez moi avec obligation de rester allongée jusqu’à mes 34 SA… Dieu que se fut long !

AAhhh Port Royal ! Pour celles qui ne connaissent pas, il s’agit de LA maternité spécialisée dans les prématurités et les maladies de grossesse sur Paris. Et je pense qu’on y croise les grossesses les plus compliquées. Pendant ces 3 semaines, j’ai vu défiler dans ma chambre quelques cas de pré-éclampsie, avec accouchement à 6 mois, un cas de cholestase gravidique déclanché à 8 mois, un cas d’hydramnios… Et le plus touchant de tous, un femme, au même terme que moi (même DPA ! ), qui attendait sa 4ième fille, atteinte d’un abcès au niveau du thorax et à qui le médecin a posé un drain in utéro : juste hallucinant ! Une fois l’opération effectuée, la dame est rentrée chez elle et je n’ai jamais su ce qu’il était advenu de cette petite Eden en devenir… Si tout va bien, elle aura bientôt 5 ans.

Le second trimestre est, à mon goût, le plus difficile car finalement, le bébé prend de plus en plus de place, tout le monde est maintenant au courant et pourtant, le petit machin, lui, n’est pas viable. Il ne fait pas 500 g, il est tellement petit qu’il ne pourrait pas vivre hors du ventre de sa grosse maman.

A sept mois révolus, aujourd’hui, je respire un peu mieux : P’tit Der fait maintenant 1,7kg environ, il pète la forme, donne des tas de coups de pieds, maltraite mon col d’utérus mais à 33 SA, je sais que si la nature décidait de le faire sortir un peu « trop » vite, il partirait avec plus de chances de réussite qu’il y a encore quelques semaines. A mon échelle « happy world », c’est tellement rassurant.

Enfin, Dr Dan que j’ai revu la semaine dernière a confirmé que mon col n’avait plus bougé et que, s’il est effectivement un peu « trop » ouvert pour le terme, il y a de grandes chances que plus rien ne bouge d’ici à la fin. Youpi !

Allez, plus que 2 mois. Au maximum !

 

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J’ai déjà deux garçons, deux magnifiques Bonshommes qui sont ma fierté tous les jour.

Quand les gens voient (oui, parce qu’ils « voient » maintenant!) que je suis enceinte, la première question qu’on me pose est : « Est ce que vous savez ce que c’est? » ou « Fille ou garçon »?

En général, j’ai l’honnêteté de répondre avec un grand sourire, une belle phrase comme « C’est un garçon » (qui donne en retour « Et vous avez déjà…? ») ou « C’est encore un garçon » ou « C’est mon troisième garçon »… En résumé, quelque soit le nombre d’échange, la conclusion est : j’ai 2 garçons et voilà le troisième. C’est comme çà, c’est un  fait.

Dans un bonne majorité de cas, le regard déconfit, voire attristé de mon interlocuteur se conclut par « Pas trop déçue? » ou « Vous devez être déçue, en général, on fait le troisième pour avoir une fille… ». Mouais. Enfin, comme, même ma Môman a pris son air abattu pour me dire « Oh, je suis vraiment désolée pour toi… » Je préfère ne rien répondre et passer à autre chose.

Parfois, j’ai des « J’en étais sure ! C’est souvent comme ca quand on a déjà 2 garçons »…
ou « Ca va être du sport ! »…

Bref, toujours une petite remarque pour me dire que 3 garçons, c’est costaud, ca bouge, ca castagne, ca court partout… Olala, booh, comme j’ai trop pas de chance, n’est ce pas? Et j’en ai marre d’essayer de convaincre que, visiblement, je le prends bien mieux que tous les gens à qui j’en parle.

Et une fois de temps en temps, un miracle, une surprise : la semaine dernière, j’ai croisé l’une de mes anciennes voisines, avec qui je parlais de temps en temps et qui m’a dit si gentillement :

« Quand on les réussit si bien, pourquoi changer? »

Et ça, ça m’a vraiment fait chaud au coeur.

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« Putain, merde, ca fait chier !  »

Voilà à peu près la réflexion qui me vient à l’esprit toutes les … 5 minutes. Parce que, oui, ca me gonfle sérieusement de voir la petite maison en bois des enfants se monter SANS moi (« Oh Papa que tu es gentil de nous avoir fabriquer une cabane! ») et que, quand je me manifeste, on m’envoie promener vertement… Parce que, oui, ca me souale de voir que le ménage n’est ni fait, ni à faire et que ca ne peut que renforcer mon avertion pour les poils et les cracras. Parce que, oui, ca m’emmerde de me faire rabrouer à chaque fois que je fais un commentaire parce que je trouve que ca n’est pas bien fait mais rabrouer également dès que je fais les choses (mieux, puisque c’est à ma façon ;-)) Je suis une vraie perfectionniste, d’une exigence marquée qui m’empêche systématiquement de déléguer tout travail.

Bref, ne rien faire et laisser faire les autres n’est absolument pas dans mon tempérament.

Autant vous dire que depuis 3 jours, j’en bave, je déguste, j’en chie. Je ne sais pas si je vais sombrer dans la boulimie sucrée mais je suis certaine qu’il me faut dès à présent faire un travail personnel sur mon incapacité à ne rien faire. Qui compense d’ailleurs pleinement la profonde capacité qu’à Monsieur, lui, de se poser le derrière sur le canapé en attendant que ca se passe.

Aussi, dès le départ de BôPapa et BelMaman, j’attaque le ménage de la maison. Oh, pas de panique, je ne vais pas tout récurer de haut en bas mais au moins le minimum et, disons, une pièce par jour. C’est peu, non? Histoire que ma maison redevienne un tout petit peu ma maison.

Allez, encore 3 mois…

Et vous, vous savez déléguer? Vous voulez toujours tout faire « tout seul » (je réalise que c’est le symptôme de mon fils de 3 ans… oups)

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News de la semaine : Après « Freine »….

Bon, ce matin, nouvelle échographie (je vous rappelle que j’en ai une tous les mois : vive la toxo !) et contrôle de mon col.

Pour l’échographie, rien à redire. J’ai même « offert » à ma BelMaman la joie de venir avec moi. Je me suis dit que si je ne le faisais pas à ma dernière grossesse, je n’aurais plus l’occasion. Je sais qu’à son âge (même si elle n’est pas si vieille que ca!), elle n’a jamais eu ou vu d’échographie et que je suis la seule (Monsieur est fils unique) à pouvoir lui donner cette possibilité.

Et pour mon col… ben… c’est « mou ». Donc « raccourci » + « mou » = « arrêt de travail ».

Voilà, il fallait bien que ca me tombe dessus… Je suis donc désormais au repos à la maison. Pas d’obligation d’être allité mais un maximum allongée quand même, dès que possible. 

Cette semaine, BôPapa et BelMaman sont à la maison et se chargent de gérer la marmaille.

La semaine prochaine, c’est tout moi qui m’en occupe : C’te merde !  4 jours à ne faire que ca… Je pense que la télé va fonctionner souvent. Cela va à l’encontre de tous mes principes mais « c’est pour la bonne cause! »

Et à partir des semaines suivantes, SuperNounou revient de congés et récupère les mouflets.

Normalement, avec tout ca, mon Petit Der préféré devrait rester encore au chaud pendant un bon moment dans mon gros bidon.

Mon chef n’est pas super ravi, on le comprend, mais je pense pouvoir travailler un minimum de mon salon. Quoique bidouiller des tableurs Excel et participer à des audios, tout en regardant la télévision n’est certainement pas ce qu’il y a de plus éreintant, ni ce qu’on peut réellement assimiler à du travail…

Mais  j’y pense :  ca me laissera peut être encore plus de temps pour écrire des articles !!  He he !

J’espère, par contre, ne pas sombrer dans la bouloumie sucrée hypercalorique… c’est l’allitement qui m’avait foutu dedans pour ma première grossesse !

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Il y a 3 semaines, examen chez Dr M. (gynéco). 22 SA.

Depuis que mon col (mais non, ca n’étais pas mon col !), ou plutôt une petite partie de moi, a essayé de s’enfuir entre mes jambes, je suis un peu, très, beaucoup, flippée. Bref, j’angoisse pour tout. Alors quand je ressens quelques contractions et que j’ai le sentiment que mes organes vont bientôt tomber, je n’ose vous raconter dans quel état je suis.

Quand j’en ai parlé au Dr M., elle a surveillé mon col et a décrété que « Oulala, votre col est un peu ramolli, en « entonnoir » et ouvert à 1. »

Gné? Heu, c’est à dire que, là, je ne suis qu’à 5 mois de grossesse. Est ce bien normal, tout ca?

En fait, oui et non. Rien d’étonnant pour une troisième grossesse mais un peu tôt pour un 5ième mois. Du coup, il parait qu’il faut que je lève le pied et que je me pose un peu.

Tout d’abord, il faut faciliter mes trajets au travail. Il faut dire que 45 min de trajet (minimum!) dont 15 min de marche, ca n’est vraiment pas de tout repos. Je sens bien que le soir, ca me « pèse ». Du coup, j’ai demandé une place dans mon batiment pour aller travailler en voiture. Ca a été plus ou moins simple mais en trouvant le bon contact, par le bouche à oreille, j’ai enfin une place jusqu’à mon congé mat’. Et franchement, c’est un vrai bonheur. Le soir, je sens vraiment la différence !

Ensuite, dans les grands classiques, les déplacements en voiture sur longue distance sont à proscrire. Ca tombe bien, je n’avais rien prévu de particulier. Mais adieu également aux longues scéances de shopping… Zut !

Bref, quelques frayeurs, encore, mais je ne désespère pas. J’essaie de me reposer un max et je sers toujours les fesses pour être sure qu’Il reste à l’intérieur !

Allez, je suis à 5 mois et demi, et prochain contrôle du col dans 5 jours. On verra bien si tout est resté stable. Décidemment, elle est assez surprenante cette dernière grossesse!

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Il était temps.

Il était temps que je revienne vous parler des résultats de l’amniocentèse, prévu jeudi dernier. Pas la peine de tourner des heures autour du pot : ils sont bons ! J’aurais pu vous le dire avant ? Ah, en fait oui. Méga désol’

Mercredi soir, Dr Dan a pris le temps de m’appeler pour me le dire. Je crois que j’ai (encore) pleuré tout en répétant « trop cool, trop cool… ». Et jeudi, lors de la consultation, il m’a redit qu’il n’y avait plus qu’une infime probabilité de transmission et que dans ces conditions, le corps médical (non, pas Dr Sheperd !) pense qu’il vaut mieux arrêter les antibios et continuer « juste » avec une écho par mois. Sachant que je commençais une sérieuse allergie aux antibio (eczéma et éruption cutanée :  glamour quand tu nous tiens.), j’ai de suite rangé les boites de médoc au fond du placard. Avec joie et soulagement.

Il étant temps.

Il était temps que cette grossesse qui depuis presque 4 mois est compliquée, risquée, angoissante… devienne plaisir simple et avenir radieux.

Il était temps que j’achète des livres sur les prénoms parce que j’ai prêté et jamais revu les précédents et qu’il va bien falloir l’appeler autrement que « Le Bébé ».

Il était temps que Monsieur pose sa main sur mon ventre pour sentir bouger, ce petit couillu.

Il était temps de pouvoir répondre avec honnêteté « oui, tout va bien », quand mes collègues s’inquiètent de ma mine fatiguée.

Il était temps que je retrouve ma sage femme pour la préparation de l’accouchement tout en lui affirmant que la toxo n’empêche nullement mon accouchement en plateau technique. Juste une petite prise de sang de rien du tout.

Je ne dis pas que tout sera rose, tout le temps mais putain, ce qu’il était bon ce mois de février ! Il était vraiment temps que la vie reprenne son cours normal.

PS :  Merci de vos petits messages inquiets : c’était trop trop cute… ;-D

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Mercredi dernier, je ne faisais pas ma fière. J’avais mal dormi, quoi d’étonnant.

Premier rendez vous : l’échographie. Oui, encore.

Cette écho poussée nous a permis de voir que le bébé allait super bien, il bouge bien, est parfaitement bien proportionné pour son âge, et ne présente aucune anomalie; Ouf, quel soulagement. Enfin, pour le moment.

Deuxième rendez vous : l’amniocentèse.

Après quelques petits blablas de prise de contact, hop, me voilà en chaussettes et slip, alongée sur ma table d’intervention. Mme Infirmière, hyper gentille, sympa, prevenante et tout çà, se munit de son calot, son masque stérile, se lave les mains, les désinfecte et met ses gants. Dr Dan fait de même. J’ai l’impression de vivre une scène de Grey’s Anatomy, juste avant une big opération chirurgicale. Sauf que c’est moi qui suis sur la table et que je suis bien réveillée. Un poil stressant quand même.

Dr Dan m’explique qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter mais, que, par mesure de précaution, il faut travailler en environnement stérile. Voilà donc mon ventre complètement badigonné d’une solution antisceptique (un peu comme de la Bétadine, mais en rose…) et encadré de magnifiques champs stériles bleus. J’ai pour obligation de garder mes mains à hauteur de mes seins et sous le champ stérile. Plus les préparatifs avancent, plus j’ai les choquottes…

Monsieur est de l’autre coté de la pièce. Je pense qu’il pourrait s’approcher. Il me fait signe qu’il n’a pas le droit mais je crois plutôt qu’il n’a pas très envie… Je n’insiste pas. Si c’est éprouvant pour moi, ca doit être quelque chose aussi pour lui, qui ne peut rien faire pour me soulager.

De mon coté du champ, je ne vois rien et surtout pas le matériel. Vu la taille de l’aiguille, je pense qu’il vaut mieux que je ne la vois pas.

Une échographie conjointe permet à Dr Dan de savoir exactement où il va piquer sans toucher Bébé. Il tapote avec son doigt sur mon ventre, il teste, pour voir le mouvement du placenta sur l’écran. Il a choisi : il piquera en bas à gauche de mon ventre. Après un bref « Vous êtes prête? », hop, me voilà piquée. La piqûre est rapide, un peu violente et un peu douloureuse quand même. J’ai senti une gêne quand il a traversé l’utérus et je n’ose plus bouger.

Sur l’image que je fixe, je vois l’aiguille (Dr Dan m’explique qu’il a retiré la partie piquante pour laisser une partie souple), au coeur du liquide, à coté de mon tout petit bébé. Je ne suis vraiment pas rassurée. C’est simple, j’ai arreté de respirer depuis la piqure. Dr Dan voit mon désarroi et ma crispation, les secondes s’égrainent lentement… « Plus que 10 secondes environ ». Je compte dans ma tête : 10, 9, 8, 7, 6, 5… hop, il retire le drain. C’est fini. Je respire un grand coup. « Vous êtes toute pâle. Prenez le temps de vous remettre avant de vous relever ».

Mme Infirmière place un pansement sur mon ventre et essaie tant bien que mal de nettoyer l’antisceptique rose qui me recouvre. Elle me rassure et essaie d’être la plus douce possible. Quand elle pose le pansement, ca fait mal quand même mal en surface. Je mets un peu de temps à me relever parce que la zone de la piqure est douloureuse, mais voilà, c’est passé.

Il est conseillé de rester « tranquille » pendant le reste de la journée. Ca tombe bien, Monsieur a pris sa journée aujourd’hui et se charge des Bonshommes. Je vais pouvoir m’allonger et dormir un peu.

Et il ne reste plus qu’à attendre les résultats : jeudi prochain.

Au fait, avec tout ca, j’ai presque oublié de vous dire le plus important : Petit(e) Der sera finalement… Petit Der ! Bah oui, quand même !

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