Notre équilibre est fragile. Non, je ne parle pas de l’équilibre de la planète, ni de la nature, ni d’une guerre à venir. Non, très égoistement, je parle de l’équilibre de ma famille.
Au départ, nous étions 2. Enfin 1 + 1. J’avais mes occupations de mon coté, Monsieur avait ses occupations de son coté et au milieu, nous avions nos activités communes. Activités communes, qui, soient spontanées, soient construites et réfléchies, étaient le fruit d’une démarche volontaire, afin de construire une vie à deux. Car il faut bien avouer qu’au départ, nous n’avons pas tellement de point commun. A se demander comment nous en sommes arrivés là.
Et puis Grand Bonhomme est arrivé, mettant un grand coup de pied dans le Kapla. Et il nous aura fallu plusieurs mois, quasiment une année pour construire une vie à trois à peu près correcte. La faute à mon excessif sentiment maternel qui laissait peu de place à Monsieur dans mon couple « mère-enfant ».
2 ans plus tard arrivait Petit Bonhomme et rebelotte. Et il me manquait quelque chose. Impossible de savoir pourquoi mais je finissais par en vouloir à tout le monde et à moi même également de ne pas être « heureuse ». Difficile d’exprimer ce sentiment là mais il est particulièrement désolant de se dire « T’as tout pour être heureuse » et de ne pas le ressentir.
Professionnellement, mon travail m’intéresse mais rien de bien passionnant. Personnellement, à part me consacrer à mes enfants, je n’arrive pas à me sentir « accomplie ». J’ai laissé trop de chose en suspend. Je me sens vide et sans intéret. Et pourtant, sans trop savoir ni comment, ni pourquoi, j’ai réussi à rédresser la tête, à repartir sur ma route.
Il y a 1 an, nous commencions tout juste à retrouver un semblant d’équilibre quand Il s’est pointé…
Le bilan aujourd’hui n’est pas vraiment positif mais probablement moins négatif qu’avec l’arrivée de Grand Bonhomme. Bref, les Bonshommes, Monsieur et moi nous efforçons de retrouver l’équilibre que nous avons perdu. En fait, je n’aime pas le mot « perdu », je préfère « égaré » car cela signifie pour moi qu’il reste une chance de le retrouvé. Je pars à sa recherche…





