Les vacances sont bientôt finis. Les vacances scolaires. Mais surtout mes vacances.

Car oui, pour la première fois depuis environ 1 an, j’ai eu de vrai vacances. La première semaine, BôPapa et BelMaman ont emmené Grand et Petit Bonhomme en voyage pour 3 jours. Trop court. La semaine suivante, ils sont partis chez Pôpa et Môman pour 5 jours.

La chance était avec moi car P’tit Der a décidé de faire des nuits de marmotte en hibernation, m’octroyant des grasses matinées jusqu’à 10h !!  Oui, 10h. Trois jours de suite. L’extase.

Et que font les Chats quand les Souris sont de sortie?

- ils se lèvent à 10h. Bah oui.

- ils mangents 3 conneries, jambon, fromage, pain, sur le canapé (!) et devant la télé (!!).

- ils allument la télé à n’importe quelle heure de la journée

- ils regardent des « films de grands » (je parle de film d’action avec violence et meurtre, hein? coquine va!)

- ils se gavent de chocolat. Ah bah non, ca, ils le faisaient déjà avant.

- ils trainent dans les magasins jusqu’à 18h.

- ils s’ennuient un peu de leurs calins et de leurs bisous. Quand même.

Mais tout le monde sera de retour demain !

loading Quand les souris ne sont pas là... hellocoton Quand les souris ne sont pas là...

La gestation pour autrui est interdite en France. Je le sais et pourtant, j’y ai déjà réfléchi. Sérieusement.

Lorsque ma Soeurette a fait plusieurs fausse-couches de suite, laissant craindre que son corps refuse la grossesse, l’idée m’a traversée.  Parce que j’avais déjà Grand Bonhomme et que j’ai appréhendé, sans l’avoir vécu, qu’attendre un enfant qui ne vient pas peut être usant. Mieux que ca, j’ai élaboré des plans.

Le problème majeur de la gestation pour autrui est, selon moi, la légalisation de la filiation. Parce qu’il suffit au père de reconnaitre l’enfant en mairie pour en devenir le père. La mère, elle, doit accoucher. Mais ce n’est pas pour autant qu’on lui demande ses papiers d’identité. Vrai, non?

Jamais, à aucun moment, du début de la grossesse à l’accouchement, on ne m’a demandé ma carte d’identité. Pour la déclaration de grossesse, je suis allée voir mon gynéco, j’ai dit « je suis enceinte, je m’appelle Nashii Maman, date de naissance, adresse, numéro de sécurité sociale… » et hop, c’est fait. J’aurais bien pu dire que je m’appelle Monique Lajoie, c’était tout pareil, l’important, c’est la cohérence des informations envoyées à la sécurité sociale, la CAF et tous les autres. Auquel cas, j’aurais bien pu prendre toutes les informations de n’importe qui, ca marchait pareil.

Le suivi de la grossesse et l’accouchement, c’est la même chose : un nom, un numéro de sécu. Et on repart avec une attestation : « Mme Nashii Maman a accouchée à x semaines de grossesse d’un enfant de sexe bleu ou rose, etc… ».

En y réfléchissant, ca parait très facile.

Et j’ai pensé que porter un petit être avec lequel j’aurais un lien de sang et avec lequel je garderais un contact affectif me semblait du domaine du réalisable. Il va s’en dire qu’après 3 grossesses, je ne serais peut être pas aussi enjouée à l’idée d’en faire une quatrième. Cependant, j’ai vécu des grossesses plutôt « faciles », hormis la toxo et quelques autres détails car je n’ai jamais été vraiment malade, jamais en danger, je pense qu’un grossesse de plus serait envisageable…

Alors oui, bien que la loi ne soit pas de mon coté, je me suis imaginée porter l’enfant d’une autre, mais pas n’importe laquelle, juste ma soeur. Parce que je crois que j’étais prête à prendre ce risque pour faire un beau cadeau à ma Soeurette, ma moitié de Sang, mon Autre génétique.

Et vous, la gestation pour autrui, ca vous parle?

loading Lenfant dune autre hellocoton Lenfant dune autre

Lorsque notre P’tit Dernier est venu se loger dans mon utérus, j’avoue avoir eu le sentiment qu’Il avait saisi tout seul cette occasion. Comme si, en tant que bébé, il choisissait de venir dans nos vies.

Au même moment, une de mes très bonnes amies faisait un fausse couche. Après 12 semaines, le coeur de son bébé s’arrétait. Comme çà, sans raison.

Lorsque j’ai attrapé la toxoplasmose, elle m’apprenait qu’elle faisait une deuxième fausse couche. Même moment, même arrêt du coeur.

Lorsque P’tit Dernier est enfin sorti de mon ventre, elle m’expliquait qu’elle ne savait pas trop si tout cela valait la peine d’insister. Parce qu’elle a déjà deux magnifiques enfants. Et qu’elle craignait un peu de retenter sa chance.

Pourtant, à la fin de l’année, elle prenait des pincettes pour nous annoncer que, si, finalement, ils avaient décidé de réessayer, et « ca » avait tenu puisqu’elle venait de faire son échographie des 22 semaines. Nous étions ravi pour eux.

La semaine suivante, un texto douloureux nous annonçait que ce bébé était finalement devenu un petit ange, lui aussi. Toujours sans raison. Et j’ai pensé à elle.

Quelques mois auparavent, une autre de nos connaissances nous apprenait avec joie la mise en route « du petit deuxième ». A la première écho, en fait, ils étaient deux. A la deuxième écho, finalement, ils étaient trois. Superfécondation que ca s’appelle.

Et puis en fin d’année, l’un des bébés est mort in utéro, lésant fortement et irrémédiablement le cerveau de son jumeau. Les parents ont alors choisi de procéder à une interruption médicale de grossesse.

Le troisième bébé est né en pleine santé il y a quelques semaines. Il était bien petit mais maintenant il va bien.

Régulièrement, je pense à tout cela. Les bébés choisissent ils leur chemin? Comment les parents qui traversent tout cela font il pour avancer sans se sentir abattus ou coupables?

La vie est injuste et sérère avec certains. Je la remercie d’avoir été, au final, plutôt douce avec nous.

loading Etre ou ne pas être... hellocoton Etre ou ne pas être...

Hier soir, je faisais remarquer à Monsieur que j’aimais bien la publicité pour le lait infantile TrucMuche (sans déc’, j’ai oublié le nom!) qui cite « 1 nouvelle dent… 3 pas… etc.. » et dont le slogan est : « Quand on aime, on compte quand même »

Et Monsieur de me répondre :  « Ben, oui, à 3 t’es puni!… 1… 2… »

Ah oui, c’est vrai, quand on aime, on compte quand même.

loading Et 1 et 2... hellocoton Et 1 et 2...

Exercice de rentrée :

Sachant que je pesais x kg à mon mariage – poids atteint à l’issue d’un régime drastique,
que j’ai pris 4 kg lors de mon voyage aux Etats Unis (ah la malbouffe !),
que j’ai pris 12 kg pour la grossesse de Grand Bonhomme, perdu 6 à la maternité, encore 3 au cours des 3 mois suivants et 3 derniers après 12 mois de régime,
que j’ai repris 12 kg pour la grossesse de Petit Bonhomme, perdu 6 à la maternité, perdu 7 avec le régime Dukan, repris 4 parce qu’après le régime Dukan, j’ai enchainé craquages et gros craquages pour cause de stress et de moral en berne et qui donnent faim (Oui, c’est mon interprétation !),
que j’ai pris 15 kg pour la grossesse de P’tit Dernier, perdu 5 à la maternité et depuis, plus rien,

1) combien de kilo ai je pris en 13 ans?

2) combien de kilo ai je à perdre afin de retrouver mon sourire?

3) combien de kilo ai je à perdre afin de retrouver un poids qui me permette de ranger (définitivement?) mes pantalons de grossesse?

4) combien de kilo ai je à perdre afin de me trouver enfin jolie?

Allez, je ne vous laisse pas languir longtemps. Pour moi, les réponses sont

1) 19… sans commentaire.
2) 7
3) 10
4) 12 à 14.

Ca fait du boulot!

Mes trois grossesses ont, comme pour toutes mères, modifié, transformé, et même détruit mon corps tel que le connaissait.

Et dire que quand j’avais 15 kg de moins, je me trouvais déjà ronde. Autant vous dire que je déteste mon corps actuel. Je hais ne pouvoir porter aucun vêtement de taille 40 et même 42 ! J’exècre mon ventre débordant qui pend sans forme, marqué des striures de la grossesse. Je pleure à la vue de mes fesses pendantes et mes hanches rebondies.

Je ne m’aimais pas avant non plus. Et pourtant je donnerais tout pour retrouver ce corps d’antant, ces fesses à peine potelées, ces cuisses finalement si fines, ce ventre tellement plat. Je détestais déjà mes genoux gras et cagneux, ils sont toujours là. J’avais honte de mes seins volumineux, l’allaitement les a fait fondre de D à B/C.

J’ai lu avec attention le regard que d’autres portent sur leur poids, sur leur corps et sur leur grossesse, et je n’arrive pas à m’inscrire dans ces points de vue.

Car non, je n’arrive pas à me réapproprier ce nouveau profil.

Et non, je n’aime pas ma cellulite.

C’est peut être une question de formatage social, de matraquage publicitaire. Je suis contente pour elles que certaines se sentent bien avec leur rondeur. Hélas, ca n’est pas mon cas.

Je regarde d’ailleurs l’émission « Belle toute nue », parce que j’adore l’approche si douce de Will. Mais quand j’entends les passants décrivent les photos en sous vêtement, en utilisant les termes « jolie », « pulpeuse », « belles rondeurs »… je suis désolée de m’entendre dire que ca n’est pas mon avis. Je sais, c’est nul.

Par ailleurs, je pense beaucoup à Caroline, à Zermati, et tout ce qui va avec. Je me suis penchée sur sa démarche et je suis restée bloquée sur la question « Est ce qu’on vous aimerait moins avec des kilos en plus? »…
Hélas, je pense que oui. Monsieur me fait régulièrement quelques remarques piquantes, l’air de rien, à propos de mon poids et de mes rondeurs. Oh, pas la peine de lui jeter la pierre : il n’est pas méchant, simplement sincère et un peu blessant sans le savoir. Et puis si je ne m’aime pas, je ne vois pas trop comment il aimerait mon corps. Elle est bien loin la petite femme qu’il a épousée il y a 7 ans. Enfin, passons… mais ca n’aide pas.

Allez, je vous laisse parce que mes pensées en vrac s’entrechoquent et ne s’éclaircissent pas pour autant - même ce billet me parait bien confus - et que, comme j’ai souvent les larmes qui montent aux yeux - tiens, faut que je vous en parle aussi! -, je vais arrêter là mon billet « jérémiades » et je reviens bientôt avec un billet « y’a t’il une solution à tout ca? »

loading Arithmétique hellocoton Arithmétique

Notre équilibre est fragile. Non, je ne parle pas de l’équilibre de la planète, ni de la nature, ni d’une guerre à venir. Non, très égoistement, je parle de l’équilibre de ma famille.

Au départ, nous étions 2. Enfin 1 + 1. J’avais mes occupations de mon coté, Monsieur avait ses occupations de son coté et au milieu, nous avions nos activités communes. Activités communes, qui, soient spontanées, soient construites et réfléchies, étaient le fruit d’une démarche volontaire, afin de construire une vie à deux. Car il faut bien avouer qu’au départ, nous n’avons pas tellement de point commun. A se demander comment nous en sommes arrivés là.

Et puis Grand Bonhomme est arrivé, mettant un grand coup de pied dans le Kapla. Et il nous aura fallu plusieurs mois, quasiment une année pour construire une vie à trois à peu près correcte. La faute à mon excessif sentiment maternel qui laissait peu de place à Monsieur dans mon couple « mère-enfant ».

2 ans plus tard arrivait Petit Bonhomme et rebelotte. Et il me manquait quelque chose. Impossible de savoir pourquoi mais je finissais par en vouloir à tout le monde et à moi même également de ne pas être « heureuse ». Difficile d’exprimer ce sentiment là mais il est particulièrement désolant de se dire « T’as tout pour être heureuse » et de ne pas le ressentir.

Professionnellement, mon travail m’intéresse mais rien de bien passionnant. Personnellement, à part me consacrer à mes enfants, je n’arrive pas à me sentir « accomplie ». J’ai laissé trop de chose en suspend. Je me sens vide et sans intéret. Et pourtant, sans trop savoir ni comment, ni pourquoi, j’ai réussi à rédresser la tête, à repartir sur ma route.

Il y a 1 an, nous commencions tout juste à retrouver un semblant d’équilibre quand Il s’est pointé

Le bilan aujourd’hui n’est pas vraiment positif mais probablement moins négatif qu’avec l’arrivée de Grand Bonhomme. Bref, les Bonshommes, Monsieur et moi nous efforçons de retrouver l’équilibre que nous avons perdu. En fait, je n’aime pas le mot « perdu », je préfère « égaré » car cela signifie pour moi qu’il reste une chance de le retrouvé. Je pars à sa recherche…

loading En équilibre... hellocoton En équilibre...

La pièce est plutôt calme. La table est débarassée. La cuisine est rangée.

Petit et Grand Bonhomme joue ensemble à même le sol pour construire un puzzle Cars.

P’tit Der s’est enfin endormi et j’ai pu le posé dans son transat.

J’ai quelques minutes pour écrire un petit mot.

Il était temps me direz vous. Oui, certes.

 

Déjà 1 mois et demi depuis la naissance du Dernier et il faut avouer que le temps me manque beaucoup. Peut être une question d’organisation. Peut être aussi  une question d’enfant. Le fait est que P’tit Der est du genre « glouton ventouse », qui ne me libère pas souvent les mains, les bras ou les seins.

Pause après seulement 1 min - P’tit Der grogne déja…

Pour être honnête, je suis assez stupéfaite de lire encore chaque jour des articles de Sophie, alors même que je n’arrive pas à trouver le temps d’aller aux toilettes 10 min sans ressortir en courant, le pantalon remis de travers pour séparer les deux premiers Bonshommes ou consoler le Dernier.

Pause après une autre minute - Il faut mettre d’accord les grands pour savoir qui posera le sourire de Flash…

Pour tout vous avouer, je dois vous dire que je fais le choix humain mais égoïste d’aller me coucher dès que je le peux, c’est à dire à 21h30 ou 22h30, plutôt que de passer du temps à écrire des articles. Soyons honnêtes  : vos encouragements, mes statistiques (lol) et mon influence blogosphérique (re-lol), ne pourront jamais rien contre les cernes qui se creusent chaque jour un peu plus, ou la fatigue et l’énervement qui m’empêchent d’être aussi agréable que d’habitude – pour peu qu’on considère que je suis agréable d’habitude…

Pause – Il faut que j’explique à Grand Bonhomme que Petit Bonhomme n’est pas « très vilain » sous pretexte qu’il ne veut pas le laisser poser le toit de Sally…

Si j’arrive à me tirer les doigts du « bip » et à m’ORGANISER (le MOT de la rentrée), je devrais pouvoir vous parler de la rentrée scolaire et de la preuve que mes enfants ont un instinct grégaire affirmé, de nos vacances en Picardie et des bons moments passés, de mes débuts d’allaitement (ben, si, quand même), de mon congé maternité et de mon congé parental (si, si) … bref, de ma nouvelle vie à 5 !

Bon, là, il faut que je vous laisse vraiment, P’tit Der hurle vraiment dans son transat…

Je fais au mieux pour revenir au plus vite !

loading O temps, suspends ton vol... hellocoton O temps, suspends ton vol...

Après un premier accouchement médicalisé et même un peu trop à mon goût, j’ai décidé que pour ce deuxième accouchement, je prendrais le contrepied du premier. Je souhaitais avant tout garder le contrôle et décider par moi même de ce que je voulais pour cet accouchement. J’ai donc, en premier lieu, cherché un hopital qui permettait d’accouchement de façon plus « physiologique ». Lors de l’inscription dans cet hôpital, j’ai obtenu la liste des sages femmes des environs avec lesquels je pouvais faire la préparation à la naissance et comble de chance, deux d’entre elles m’ont proposé lors de notre conversation un suivi « global » avec un accouchement en plateau technique.

Le plateau technique, kézako ? : il s’agit d’être suivi pendant la grossesse, l’accouchement et les suites de couches par une ou deux sages femmes.

La Poule (référence dans le domaine du conseil maternel icon wink Et de deux ! ) a écris quelques articles sur le sujet comme celui-ci , celui là et cet autre, donc inutile de revenir la dessus.

Soyons un peu égoïste et parlons de moi, moi et moi toute seule.

3 jours avant terme, à 4h00 exactement sur mon réveil matin, première contraction, suffisamment douloureuse pour me réveiller. Je referme les yeux pour le cas où.

4h10 seconde contraction douloureuse. Tiens tiens… je décide de me lever.

4h20 troisième contraction : si ca c’est pas de la régularité ! Je me pose sur le ballon pour me soulager un peu pendant les contractions.

A 5h, je me décide à aller réveiller Monsieur pour le prévenir qu’une petite douche ne serait peut être pas inutile.

A 6h, les contractions sont toujours toutes les 10 min, j’appelle la sage femme pour qu’elle vienne à la maison me dire où j’en suis. Elle arrive à 6h30 : premier verdict, je suis à 5. Je vais réveiller Grand Bonhomme et lui explique qu’il doit aller chez nos amis pour la journée pendant que je vais à la maternité. Je suis, même avec le recul, particulièrement étonnée du calme avec lequel il a pris l’annonce… Monsieur le jette en pygama dans la voiture pour le déposer avant d’aller à la maternité. A 7h la sage femme et moi-même plions bagage pour partir à la maternité. Le temps de se mettre en mouvement et d’y aller, j’arrive en salle de naissance à 7h30.

Pendant ces 3h30, les contractions sont parfaitement gérables, je respire, je souffle, je dandine du popotin et tout va vraiment bien. J’ai le sourire et me sens très zen. Les choses commencent à se compliquer quand la sage femme essaie de me poser une voie veineuse (perfusion) au niveau de l’avant bras : mes veines sont tortueuses et je souffre attrocement. Cela me sort de mon calme et je commence à focaliser sur la douleur. Dans le même temps, les contractions deviennent tellement rapprochées que j’ai l’impression d’un douleur continue.

A 8h, le poche des eaux se perce, je suis pliée en deux et ne sais plus du tout dans quelle position me mettre pour atténuer cette douleur insoutenable. Je me revois hurlant à quatre pattes dans la salle avec la sage femme ne cessant de me dire de ma concentrer sur ma respiration : peine perdue, je suis complètement déboussolée.

En toute honneteté, je suis en panique. Les pensées qui me viennent sont :
« Est ce que j’ai bien fait de choisir le plateau technique? »
« Est ce que ca va durer encore longtemps? »
« Et si le bébé ne supporte pas cet accouchement? »
« Et si je n’y arrivais pas? »

Je crois que j’ai croisé ici la fameuse phase de désespérance… Dès la fin de l’accouchement, j’ai regretté de ne pas avoir réussi, non pas à conserver mon calme mais plutôt de ne pas avoir « su me tenir ». Cette expression représente bien le regard que je porte sur moi : un peu de honte et pas mal de regret quand à mon comportement un peu exhubérant. Le plus dur étant de devoir souffrir le regard de Monsieur sur mon attitude et mon comportement, craignant (à tord ou à raison) de m’être dévalorisé à ses yeux.

A ce moment là, je ne sais absolument pas quelle position choisir, je suis réellement perdue et je sens que « ca pousse ». Entendez par là que le bébé appuie sur mon sphincter.

Je décide de m’allonger pour pousser. Oubliant toutes les méthodes de souffle tranquille, je décide de pousser très fort (je vous rappelle que je suis en panique !) et en 2 poussées, Petit Bonhomme est sorti. J’ai senti la douleur du passage, ainsi que la déchirure mais l’important était pour moi de sortir ce bébé.

A ce moment précis, Petit Bonhomme ne bouge pas, ne crie pas… Grosse panique pour nous. La sage femme coupe le cordon et dans la foulée, Petit Bonhomme ouvre les yeux (et accessoirement me fait caca dessus). Ouf, tout va mieux…

Il aurait fallut 4h45.

Après tout ca, j’ai mis un peu de temps à évacuer le placenta mais heureusement pour moi, il était complet. J’ai par contre du être recousue car la déchirure, que j’avais fichtrement bien sentie, était presque complète (c’est à dire jusqu’à l’anus). Avec quelques piqures d’anesthésique locales, j’ai été recousu par le médecin de l’hopital et, comment dire, ca douillait grave. Je crois que j’ai juré plus que de raison mais bordel, ce que j’ai eu mal.

Après 5h en salle de naissance afin de s’assurer que je ne fais pas d’hémorragie, j’ai le droit de rentrer chez moi, retrouver mon Grand Bonhomme et lui présenter son petit frère. Mes parents sont là pour m’assister et me permettre de rester couchée au repos. Trop cool !

Si je devais « comparer » les deux accouchements, sans être vraiment persuadée que cela puisse se comparer, je dirai que la Maternité apporte la sécurité de l’encadrement constant mais impose un cadre peu flexible surtout pour un deuxième ou un troisième enfant. En comparaison, le suivi global propose une personnalisation plus poussée. J’ai toutefois regrettée que ma sage femme ne m’apporte pas plus de conseil quant à la progression de mon accouchement, et notamment pour la traversée de la phase de désespérance. Le fait d’être « seule » nécessite d’avoir confiance en soi et en sa capacité universelle et immuable de femme à donner la vie, ce qui n’est finalement, plus du tout naturel aujourd’hui…

Par ailleurs, il est certain que la maternité et/ou la sage femme qui vous assiste joue un rôle important dans le déroulement de l’accouchement lui même, selon ses compétences, ses qualifications et son regard sur l’accouchement physiologique.

J’ai conscience d’avoir réellement eu mal pendant l’expulsion du bébé et pendant la déchirure mais je ne regrette nullement cette phase en comparaison avec l’absence complète de sensibilité de l’accouchement sous péridurale. Ayant vécu les deux extrêmes, je reste persuadée qu’il est possible qu’une péridurale soit moins fortement dosée et permette de ressentir un minimum la sortie du bébé. Cependant la pose de péridurale impose une surveillance d’au moins 24h, ce que je voudrais éviter.

Parmi les éléments pour lesquels je ne sais pas si les conditions d’accouchement ont eu un effet quelconque (compliquée, cette phrase !), j’ai noté que mon premier accouchement a été suivi de 6 à 8 semaines de lochies ainsi que d’un endormissement complet de mon périnée (fuite urinaire, plusieurs minutes pour relacher le périnée et déclancher un jet d’urine, séance supplémentaire de rééducation périnéale,…) possiblement dû à l’épisiotomie, alors que mon second accouchement a, malgré la déchirure, conservé toute sa motricité à mon périnée (aucune fuite urinaire, aucune difficulté pour uriner,…) et ne m’a donné qu’une semaine de lochies.

Enfin, le retour à la maison quelques heures après l’accouchement est LE pompon qui me motive à recommencer. J’ai adoré retourner dans mon cocon aussi vite que possible, avec fleurs, petits plats de Môman et repos sur le balcon au soleil… et j’espère bien recommencer !

loading Et de deux ! hellocoton Et de deux !
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Je n’ai jamais pris le temps de raconter ici mes accouchements. Et avant que n’arrive N°3, j’ai eu envie de vous parler un peu de mes premiers accouchements, leurs différences ainsi que ce que j’en ai conservé…

Grand Bonhomme était attendu pour un mercredi. J’ai eu beau marcher, faire le ménage, cirer le parquet et faire les vitres les jours précédents, rien de rien ne se pointait à l’horizon. A partir du jour J, j’ai du aller tous les jours à la maternité pour monitorer le schtroumpf et savoir si tout allait bien. Le samedi suivant, le monitoring était toujours au top mais Mme Sage Femme m’a assuré qu’il fallait procéder au déclenchement parce que « à ce terme, ca ne sert plus à rien de le laisser dans le ventre. En plus, il peut mourir in utéro si le placenta ne joue plus son rôle! »… Sans commentaire.

Et comme vous vous en doutez, j’ai accepté le déclenchement. Même si je savais que ca mettait à mal mon idée d’accouchement physiologique.

A 14h, pose de la perf d’ocytocyne, poche des eaux percée, monitoring constant : c’est parti !

Après 2h, les contractions sont de plus en plus fortes. Comme je suis monitorée, je ne peux pas me lever et je ne peux pas marcher ou changer de position. Résultat, je sens les contractions plein pot et ca douille vraiment fort fort. J’ai l’impression d’avoir des coups de poignard dans les reins… une catastrophe ! Résultat, je finis par demander la péridurale.

Il faudra une bonne demi heure, voire plus, pour que Mr Anesthésiste vienne me poser la péridurale. Pour les innocentes nullipares, sachez qu’il ne vaut mieux pas regarder l’aiguille qui va arriver dans votre dos, ca risquerait de vous démotiver. Ensuite, la sensation de l’aiguille qui s’enfonce, c’est un peu comme de se faire visser un truc dans la colonne mais sans la douleur.

Une fois l’anésthésie en place, il faut reconnaitre qu’il y a de quoi bénir les avancées de la médecine :  plus aucune douleur. Je peux encore bouger mes jambes mais je ne les sens plus. Le problème, c’est que je ne sens vraiment plus rien, au niveau de mon bassin non plus. En plus, j’ai tendance à m’assoupir.

Résultat, quand vient le moment de pousser, je ne peux pas m’en rendre compte et c’est le monitoring qui indique aux sage-femmes le moment où je dois agir. En suivant leurs directives, il ne faudra que 2 poussées pour que Grand Bonhomme pointe le bout de son nez.

Il aura fallut 4h45.

Dans la foulée, après l’accouchement, j’ai fait une allergie à la péridurale : des gratouilles partout. L’anesthésiste m’a injecté un produit contraire mais j’ai enchainé par un malaise. Je me souviens d’avoir dit à Monsieur de tenir Grand Bonhomme parce que je sentais que ca n’allait pas fort. Quelques suées et la tête qui tourne…. Bref, pas le pied.

Après quelques minutes sous oxygène et la tête en bas, j’ai récupéré mon Grand Bonhomme, tout gris et frippé dans mes bras. Bizarrement, je me suis sentie Maman assez vite et la responsabilité qui en découlait ne m’a pas fait peur. Par contre, je n’avais aucune idée des angoisses et des peurs qu’en si petit nounours peut créer. Combien de fois à le regarder dormir et s’assurer qu’il respire  depuis ce jour…

Mes souvenirs de la maternité, c’est un manque de sommeil absolu : entre le réveil matinal pour le check-up santé de la maman, la visite du pédiatre à heure fixe, le bain obligatoire, les visites diverses d’amies et familles, spontanées ou prévues, les pleurs des autres bébés la nuit, les tétées innombrables… Au secours.

Etaler par dessus une bonne couche de conseils divers, variés et contraires de puéricultrices et sages femmes concernant l’allaitement, un pédiatre surstressant et désagréable, qui parce que Grand Bonhomme n’avait pas fait son méconium après 24h m’a imposé de lui administrer un suppo de glycérine… que j’ai caché dans ma table de nuit !, de continuel « on vous le prend pour la nuit? on lui donne un biberon de complément? », l’interdiction de porter bébé dans les couloirs (« on ne sait jamais, vous pourriez tomber! ») et l’absence de Monsieur de 20h à 8h du matin… Que du bonheur !

Ah oui, j’oubliais : en prime, on m’a volé mon lecteur MP3 et ma PSP…!

Bref, j’en garde un assez mauvais souvenir. Je sais que pour certaines tout se passe très bien mais il est probable que mes idées très arrétées sur certains sujets, mon caractère bien trempé et affirmé et l’assurance que j’avais pu prendre avec les bébés des autres au cours de ma petite vie m’ont donnés l’impression d’être constamment dans l’opposition et surtout dans la solitude.

Après 4 jours, et la pesée reglementaire de départ, j’ai été très contente de rentrer à la maison… pour commencer notre vie à 3 !

loading Et dun ! hellocoton Et dun !
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He he !! Bah non, je ne suis pas morte, ni disparue non plus… ni même accouchée, d’ailleurs. Mais je comprends qu’après un mois d’absence, vous puissiez vous poser la question.

J’étais repartie d’un bon pied, pleine de bonne volonté, et puis finalement, le temps est passé plus vite que je ne l’aurais voulu, et sans trop savoir pourquoi, le blog est resté vierge de tout mot pendant de longs jours sans que j’y prenne garde

Peut être que la vie était plus tranquille et je ne trouvais plus grand chose à vous raconter…

Allez ! Petite actualisation donc :

- La vie est très très cool, quand on peut ne rien faire de sa journée. Et pour un peu, je crois que j’y prends goût. Je crains de déchanter avec l’arrivée du Dernier et la rentrée scolaire…

- Nous avons trouvé le temps de faire une chambre comme il se doit, même si elle n’a toujours pas de papier et de peinture. Blanc de blanc. Au mois, elle a des murs ! Merci Papi et Mamie, les champions des travaux en tout genre, qui sont capables de monter une cloison, changer une porte de place, finir un parquet et peindre l’ensemble (en blanc), en 2 fois 3 jours !

- Nous n’avons toujours pas trouvé le prénom… La loose, je sais. Il en reste deux. Le premier, Monsieur n’est pas complètement fan et le second m’angoisse un peu à cause des variantes de prononciation… Et dire que je peux accoucher ce soir !

- Mon sac de maternité est ENFIN prêt, j’ai mis un temps considérable à le faire, parce que je crois que, dans ma tête, je n’étais pas complètement prête… 9 mois et toujours autant de doute…

- Notre appartement est maintenant « squatté » à plein temps mais volontairement par les membres de ma famille qui seront donc là au cas où je devrais partir en catastrophe pour la maternité laissant les Bonshommes à leurs bons soins.

- Ma date théorique est le 22 juillet. J’ai pris le pari de tenir jusqu’au 14… histoire de féter ca sous les feux d’artifices !  Vous voyez, j’ai encore un peu de temps pour vous racconter quelques trucs.

Ce billet, c’est vraiment n’importe quoi : du vrac et du bordel, un peu comme dans ma tête. Ou sur mon blog…

Au fait, les squatteurs parentaux ont finalement décidés d’emmener les Bonshommes avec eux pour quelques jours, histoire de m’enlever du stress et de la fatigue. Retour prévu des petits monstres : le jour de l’accouchement !

D’ici là (oui, ca peut encore être dans 10 jours…), j’espère vous pondre quelques billets.

NB: au fait, je serai toute seule aujourd’hui entre 13h et 20h, et par toute seule, j’entends « sans personne sur Paris et la région parisienne pour m’emmener à la maternité »… Je crois que j’ai un peu les choquottes (mais comment ca s’écrit ce mot?) et ca doit être pour ca que je poste à 6h du matin…

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