Voilà maintenant près d’un mois et demi que je suis arrétée et finalement, j’ai encore moins de temps qu’avant pour vous raconter ma life !

Point de bouderie ici, juste une grande paresse et une immense lenteur. Lorsque j’ai largué mon chef comme une vieille chaussette devant son bureau, j’ai eu la « bonne » idée de lui dire que je finirais les quelques travaux que j’avais commencé. 5 en tout. 5 magnifiques tableurs excel. J’adore Excel.

Le problème, c’est qu’entre le moment où je conduis Petit Bonhomme chez SuperNounou, la pause de midi, la sieste (OUIIIII) et le retour des Bonshommes en fin d’après midi, c’est à peine si j’ai le temps de me concentrer sur mon travail. En me bottant un peu le derrière et en profitant des soirées Dr House et Criminal Minds (bosser 3 heures de suite est grandement efficace), j’ai réussi à finir les 4 premiers tableurs en ce début de semaine… Il était temps. Le dernier est en train de se terminer et je peux enfin poser mon ordinateur sans mauvaise conscience. Ce qui est amusant, c’est que cette pause arrive exactement au moment de mon congé maternité officiel. Heureuse coincidence.

Peut être que je vais enfin pouvoir trouver un prénom à ce bébé ? Dépéchons nous avant qu’il ne sorte !

loading Here I am ! hellocoton Here I am !

Il est 13h30 aujourd’hui (enfin, hier!) quand je rejoins, après le repas, mon box de travail temporaire. Tiens, il est occupé par un jeune homme et une jeune fille. Pas particulièrement guerrière, je précise avec un grand sourire que je reprends mes affaires pour m’installer ailleurs. Le jeune homme, très géné, m’explique que non, ils vont changer et nous céder la place.

Par habitude, je jette un coup d’oeil à son badge. Ca permet de savoir à qui on parle. Dans nos relations de travail très virtuelles, il est parfois difficile de mettre un visage sur un nom.

Ned RYERSON (quel référence !)

Mmmm….? Ned RYERSON? C’est pas vrai !

« Oh, Ned? …. Je suis Nashii ! Nashii ADO ! (Oui, avant d’être Nashii Maman, j’étais Nashii Ado, faut suivre un peu !)
Seconde ! Lycée DesBonsChrétiens à Chouville! »

… (vide sidéral, petit sourire)

A l’époque, il était mignon, aujourd’hui, il a l’air charmant. Il s’habille avec goût, il n’a pas un gramme de trop, un bien beau sourire et toujours ses yeux bleus (oui, ca ne se pert pas souvent en route).

Je le regarde et, ding!, je tilte : j’avais pas un faible pour ce garçon? Mais ouaiiis ! On s’était pas bécoté? Merde, j’ai un doute. Est ce qu’il se rappelle, lui?

Tout à coup, flashback, j’ai 15ans, je suis trop grosse et je me cache sous un pull informe.

Non, merde, j’ai 33 ans !, je suis trop grosse et je me cache sous un pull informe.

Et je pique un fard énorme. La honte!

J’ai envie de hurler « Non, mais en fait là, c’est pas vraiment moi. Je suis pas vraiment comme ca… à l’intérieur. Non, ne me regarde pas. J’ai 10kg de trop, des boutons d’acné de grossesse, des rides autour des yeux. Je me suis habillée à la va-vite, et je ne suis pas maquillée. Il faut dire que je suis partie à 7h20 de la maison. En plus mes enfants (oui MES enfantS !) m’ont réveillé 5 fois dans la nuit, dont une fois pendant 1h ! »

Mais je ne dis rien.

 Sans rire, je ne me trouvait déjà pas terrible à l’adolescence mais là, je n’ai pas vraiment l’excuse de l’ado qui se cherche. Je me regarde, je suis catatrophée. C’était y’a 18 ans, on a veilli hein?

Et ca, je crois que je l’ai dit pour de vrai « 18 ans quand même… on veillit, hein? »

Il a juste dit « Oui. ..Chouville… C’est marrant de se retrouver là. »

« Bon, bah, je te laisse travailler… A bientôt! »

Un peu plus tard, il est repassé dans mon bureau :

- Tu t’appelles Nashii Maman maintenant?
- Oui, j’ai changé de nom… (Je repique un fard. P’tain, j’ai VRAIMENT 15 ans dans ma tête!)
- La prochaine fois que tu repasses, fais moi signe, il faut qu’on déjeune ensemble.
- Ok, je t’appelle mais tu sais, je suis en congés dans 1 mois et demi, alors pas sure d’y arriver… avant plusieurs mois. Mais promis, j’y pense… (C’est clair !!  Trop envie de savoir de quoi sont remplis ces 18 ans…)

Le hasard de la vie…

Et comme on dit « C’est pas parce qu’on a choisi son repas qu’on n’a pas le droit de regarder le menu »

loading 18 ans ! hellocoton 18 ans !

Déjà presque 3 semaines que je n’ai pas écrit. Certaines vont s’en inquiéter, je vous connais !

D’abord, j’aimerais vous rassurer, car je suis toujous débout, sur mes pieds, et Petit Der est toujours à l’intérieur bien au chaud. Et bien que tout semble « Happy World » au Royaume de Maman Nashii, je dois vous avouer que j’ai tout de même (encore !) quelques soucis.

Comme je n’aime pas faire les choses à moitié ou à la va-vite, je vais prendre le temps de vous pondre quelques beaux articles bien sincères, mais pour résumer, la venue de ce petit Bonhomme me fait m’interroger sur de nombreuses choses, sur l’avenir de ma vie, de mon travail, de mes enfants, par exemple et entre autre…

Contrairement à mes deux grossesses précédentes, et certainement parce que celle-là, dans ma tête, c’est vraiment la dernière, et peut être aussi parce que j’ai muri, je sens remonter du plus profond de mon être beaucoup de sentiments, plus ou moins lourds, plus ou moins heureux, relatifs à ma condition de mère, actuelle, à venir, à ma condition de fille d’une mère, de femme et de petite chose de l’Univers. Oui, dès fois, je dévie loin. Ceci étant, avant de les écrire, je ressents le besoin de mettre de l’ordre dans ma tête, plutôt que de tout livrer en vrac… voilà pourquoi, ca prend un peu de temps…

En attendant, je n’ai pas coupé l’ordinateur et je vous tiens au courant dès que j’ai réussi à remettre mes pensées à l’endroit !

loading Dont worry... be happy ! hellocoton Dont worry... be happy !

nuit la defense Joe Dassin... ou NTM ?

Il y a à peine quelques jours, j’avais trouvé le moyen de vous coller Joe Dassin dans la tête pour la journée. Voire la semaine.

« Un petit coin de ciel bleu » pour certaine. Mais le ciel bleu, c’est quand le soleil brille.

Hier soir (oui, soir, nuit, froid, booh ! ), j’ai repris le même foutu métro pour… La Défense. Chantonnant par avance. Jusqu’à ce que Monsieur le Conducteur de la rame nous dise, en résumé : « Colis piégé… terminus Esplanade ». Traduction pour les provinciales ou les étrangères : Esplanade, c’est la station juste avant la mienne. Pas très loin en soi.

J’avais deux options : remonter toute l’Esplanade, qu’elle est trop belle, vers les stations de bus… ou couper à travers champs pour descendre de l’Esplanade et accéder directement au centre ville, à pied.

Comme je suis du genre Warior, j’ai choisi de couper à travers champ, objectif : le raccourci. Oh la bonne idée !

Me voilà donc engagée à contre courant (il y a toujours des « courants » de gens à La Défense, des autoroutes pour numéros), en direction d’une Tour. J’arrive au pied de la tour maintenant deserte et croise un bande de jeunes en train de zoner… Un peu pétocharde quand même, je sers fort mon téléphone et mon sac et m’engage dans une allée voiture, dans l’espoir de retrouver un boulevard connu.

Le problème à La Défense, c’est que ca me fait penser aux Villes Nouvelles (comme Cergy par exemple). Je ne suis pas une spécialiste des concepts urbains, mais l’idée est de séparer les piétons et les voitures en faisant circuler les voitures « autour » ou « en dessous » des zones piétonnes. Les unes et les autres zones étant reliées par des passerelles ou des escaliers. Problème, tu n’es jamais sure en t’engageant sur un chemin qu’il va là où tu veux même si globalement, l’orientation de la boussole est bonne.

Et c’est comme ca, qu’en descendant mon allée voiture, je me suis retrouvée EN DESSOUS du boulevard que je visais. Raté.

Comme je suis bélier, je fonce et ne fais pas demi-tour. J’ai donc visé un escalier au loin qui avait l’air de remonter au niveau voulu. Escalier très mal éclairé et occupée par quelques sans abris. Putain, j’étais loin de chanter du Joe Dassin ! J’ai pressé le pas, voire un peu couru, ce qui dans mon état, me fait souffler comme un boeuf au point de croire que je vais y laisser un poumon ! Ah, enfin mon boulevard… et mon bus. Re-petit sprint et me voilà au chaud et en sécurité.

Décidément, La Défense, c’est vraiment vraiment vraiment pas mon truc !

loading Joe Dassin... ou NTM ? hellocoton Joe Dassin... ou NTM ?

Plusieurs fois par semaine, je dois traverser la station La Défense pour accéder au métro et RER.

La Défense est une station que je déteste.

Quand je n’y vais pas pour faire chauffer la carte bleue, je ne fais que la traverser. Descendre d’un train avec un milliard d’autres personnes, marcher dans les couloirs avec ce même milliard de gens, tous bien en rythme, tous habillés en gris ou noir, et gare à ceux qui trainent ou qui changent de file sans regarder, badger tous en ligne « bip bip bip », descendre au métro tous en même temps, s’agglutiner sur le quai du métro en attendant la rame, s’engouffrer tous en tas, vider le quai et remplir la rame, à l’ouverture des portes….

Quand je vis ca, j’essaie de prendre un peu de recul et de hauteur mais j’ai vraiment profondément le sentiment de n’être qu’un numéro parmi d’autres.

Combien de fois ai je voulu m’arrêter et hurler au milieu de la foule, juste pour que le quotidien devienne moins quotidien et qu’il ne soit pas exactement comme le quotidien de la veille…?

Bref, La Défense, c’est mon calvaire du matin, mon passage obligé, mon purgatoire, avant l’enfer…

Pourtant, plusieurs fois par semaine, je passe devant une petite station sandwich, genre La Brioche Dorée. Et systématiquement, quand je passe devant ce stand aux alentours de 17h30 ou 18h, les croissants et pains au chocolat sont en train de cuire. Et plusieurs fois par semaine, je lutte contre l’envie de m’arrêter pour en acheter un, un peu découragée tout de même par la file d’attente qui s’allonge et le train qui arrive dans 2 min. Mais plusieurs fois par semaine, au moment où l’odeur divine de ces petits pains au chocolat me frôle les narines, mon cerveau se met à chantonner « Les petits pains au chocolat« , la chanson si connue de Joe Dassin.

Et c’est comme ca que plusieurs soirs par semaine, je me retrouve à siffloter du Joe Dassin en attendant mon train.

Les chemins de l’esprit sont impénétrables.

Un petit moment de sourire rien qu’à moi. En compensation du matin…

loading Joe Dassin et La Défense hellocoton Joe Dassin et La Défense

Jeudi dernier, alors même car la conclusion de mon roman n’était pas connu, Esperance commentait le billet « Père Noyel » par ceci :

« et bien tout cet étalage de jouets pourri gaté!!!!
j’espère que ce n’est pas pour le matériel qu’un ou une troisième a sauté.
bon courage ».

Spontanément, j’ai eu envie de répondre par un petit mot. Mais comme le reste des commentaires n’était pas ouvert et que, au font, la remarque portait (à mon avis) sur l’IVG et  non sur les cadeaux, j’ai crains d’ouvrir la porte à une série d’échanges innapropriés.

Aujourd’hui, j’ai envie de répondre, mais pas juste avec un commentaire. Non, avec un vrai billet complet car finalement, la remarque d’Espérance, beaucoup d’autres doivent l’avoir en tête.

Comment l’ai je interprétée? Comme l’ai je traduit?

Qu’au vu des cadeaux que reçoivent mes enfants, et pour les plus fidèles du blog, au vu des vacances, des sorties ou des achats, il était dommage / désolant / affligeant / culpabilisant / nul (compléter à votre bon coeur), d’avoir envisagé / subi / programmé une IVG.

Cette remarque, très spontanée, et probablement très sincère, je la comprends. Car je suis persuadée que dans le regard de beaucoup, une IVG ne peut être que la conséquence d’une situation personnelle difficile, d’une situation matérielle dramatique.

Et pourtant…

D’abord, la question financière a été mise sur le tapis et débattue comme il se doit, croyez moi ! La conclusion est que, si l’on compte la chambre en plus, la nourriture, les vêtements, les sorties, les sports, les vacances, les fournitures scolaires pendant environ minimum 20 ans, les études, l’éventuelle voiture, le permis peut être… on arrive à une somme très très conséquente. Et pour être tout à fait honnête, je crois que revendre tous les jouets qui lui ont été offerts pendant les 10 premières années de sa vie, n’y suffira pas… non vraiment.

Alors évidemment, on peut argumenter du faire qu’il faut revoir ses prétentions à la baisse et se contenter de limiter les sorties, récupérer les vêtements, se faire offrir des fringues plutôt que des vélos. Oui, mais est ce qu’on a vraiment envie de « se contenter de ».. dans la vie? Hein?

Est ce que j’ai envie de dire à mes enfants que Papa Noel a apporté un blouson plutôt qu’un circuit de voiture parce qu’il savait que sinon « tu aurais froid cette hiver ». Franchement, mon enfance a été heureuse mais nous étions loin, très loin de rouler sur l’or. Dès lors, recycler les pulls de ma soeur, ainsi que les pantalons, qui finissaient toujours trop courts aux bras et aux jambes, ne jamais partir au ski, ne jamais aller au restaurant, ramasser les pommes de terre et bien d’autres encore… ont fini par peser quelque peu sur ma conception de la vie, de l’argent et du confort. Fin de la parenthèse.

Donc, je considère qu’offrir tout et plus à ses enfants est un droit si on en a les moyens, et même un choix si on parle d’IVG dans ce contexte.

Et même si les 100 000 euros que je ne mets pas « dans cet enfant », je les mets dans un appartement qui m’assure un rente locative pour arrêter enfin de travailler et m’occuper mieux de mes 2 ainés ou améliorer ma retraite et me permettre de ne pas finir à la rue, c’est aussi mon choix.

J’ajouterai également que l’on ne peut donner que ce qu’on a et que, diviser par 2, par 3 ou par 4 ne donne pas le même résultat. Si aujourd’hui, j’ai la possibilité de donner une chambre indépendante à P’tit(e) Der (moyennant travaux), c’est aussi et surtout, parce que Monsieur, fils unique, a reçu un petit pactole de ses adorables parents. Il est certain que cette même somme, partagée en 2 ou 3, ne nous aurait même pas offert un balcon…

Ensuite, élargissons le débat, ou plutôt recentrons le débat :   »Est ce que ne pas avoir de premier / deuxième / troisième / xième enfant pour des raisons purement, bêtement et égoïsement matérielles est grave ? Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a pleins de parents de part le monde qui se contente d’un rejeton, voir aucun pour ne pas subir de contrainte, ne pas se priver, sortir et dépenser sans restriction. Est ce qu’on doit leur jeter la pierre? Y’a t’il un nombre d’enfant minimum dû à la société pour qu’elle nous accorde le droit de faire à notre guise. Vraiment?

Ce que je comprends de ce raisonnement, c’est que l’image de la bonne famille doit être 1 parent au moins en activité, avec 2 ou 3 enfants. Plus, c’est s’entendre dire : « Regardez tout ce qu’ils nous coûtent en alloc », moins (et j’exclue toutes les difficultés de procréation bien entendu), c’est dire : « Je ne participe pas au renouvellement de la société, je profite et je t’emmerde !

Parce que la vraie question finalement, est : Est ce que « ne pas vouloir ou ne pas faire d’enfant », c’est la même chose que « choisir de ne pas avoir CET enfant »? L’IGV est il plus barbare, plus inconcevable, plus inacceptable, que de se faire poser un stérilet, qui, je vous le rappelle, n’empêche nullement la conception mais empêche la nidation, ce qui correspond à un avortement très précoce. Tiens, vous y aviez pensé?

(Edit : http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=549.)

Beaucoup de pensées se heurtent dans ma tête, quant au jugement d’autrui (L’enfer, c’est les autres, non?), à la place de l’IVG ou de la contraception dans la société, au conséquence de ses actes et de ses choix…

Mais bref, je savais que ce genre de remarque viendrait. Notre société moderne voit toujours ( 35 ans après la législation) l’IVG pour ce qu’elle a de meurtrier et même s’il s’agit d’un acte médical et psychologiquement lourd, qui ne remplace nullement une contraception je le sais, elle reste du droit de chacun à faire de sa vie ce qu’il souhaite. Le regard des autres est lourd de culpabilité et c’est pourquoi, s’il avait fallu le faire, je n’en aurais parlé à aucun proche (sauf à ma mère) pour ne pas passer pour une barbare inconsciente. D’autant plus que cette solution avait pour intention que m’assurer stabilité affective, oui, mais également, et je ne m’en cache pas, confort matériel. Egoïste, va !

loading Ya til des bonnes et des mauvaises raisons? hellocoton Ya til des bonnes et des mauvaises raisons?

De l’année 2010, je ne garderai pas grand chose.

Pour me remémorer un peu les choses, j’ai pris les temps de feuilleter quelqu’un des articles, au hasard des mois. Et qu’en reste t’il?

Un premier trimestre plutôt tristoune. Grosse fatigue de l’hiver. Peu de vacances reposantes. Un Grand Bonhomme hurlant et ingérable, complètement épuisant. Monsieur hyper stressé par son nouveau travail…

Un deuxième trimestre un peu meilleur. Un nouvel appart trouvé. Une super psychologue pour Grand Bonhomme. Deux restaurants divins. De vrais vacances avec nos amis.

Un troisième trimestre sur la descendante. Des difficultés pour signer notre appart (oui, maintenant, c’est NOTRE appart). Les nerfs un peu à cran. Un proche gravement malade à l’hopital.

Un dernier trimestre lunaire. Des interrogations. Des décisions aussi. Des tensions toujours.

Bref, pendant 9 mois sur 12, j’aurai enchaîné les doutes, les questionnements, les cris, la fatigue, le stress (rarement à ce point depuis de nombreuses années), aucune production artistique, même à l’occasion de Noel, de rares moments de détente physique et intellectuelle…

Année 2010 de merde, je ne te garderai pas dans mon coeur.

J’ai decidé de rayer tout ca, de repartir du bon pied. Je n’ai pas pris de résolution pour cette nouvelle année. Je veux simplement respirer et, maintenant que la tempête est passée, repartir vers le soleil avec le sourire.

2011, me voilà !

loading Bilan 2010... enfin ! hellocoton Bilan 2010... enfin !

A la suite du lien de « About my bidon » (et qu’elle en soit remerciée), j’ai constaté que j’avais supprimé tous les articles alors que je voulais juste « faire un peu de ménage ». Voici donc une version plus light mais tout aussi sincère…

Quand j’ai réalisé que j’étais enceinte, j’ai senti dans le même temps que je courais droit aux emmerdes : il fallait l’annoncer à Monsieur.

L’annonce au papa est pour moi l’un des moments les plus kuku gnangnan d’une grossesse. Avec l’annonce aux grands parents. Tant pis, j’assume.

Pour Grand Bonhomme, j’avais acheté une paire de petits chaussons blancs, que j’ai placés le matin alors que Monsieur trainait au lit, juste devant son ordinateur (en geek qu’il est, allumer son ordi est la première chose qu’il fait en se levant. Enfin, qu’il faisait, avant d’avoir des chiards). Dès qu’il les a vu, il a compris. Rapport au fait qu’on essayait officiellement. L’est fut-fut !

S’en est suivi un regard tout ému… trop cute.

Pour Petit Bonhomme, j’avais mis Grand Bonhomme à contribution et l’avait affublé d’un vieux body sur lequel j’avais écrit : « Je voudrais bien une petite soeur, et toi??? OUI, MAMAN EST ENCEINTE! »

Effet sourire garanti…

(J’ouvre ici une parenthèse pour préciser deux ou trois points importants : un bébé, j’en avais une envie un peu lointaine mais on n’en avait pas discuté ouvertement et Monsieur était plutôt du genre à dire « pas maintenant » du fait notamment de toutes les difficultés qu’on avait rencontrées. Donc…)

Pour cette grossesse, je ne me voyais pas arriver toute fière avec mon test de grossesse, ni mes chaussons, ni mon body. J’ai fait dans la sobriété. Je me suis contenté de lui tendre le test de grossesse, le soir. Qu’il a ponctué d’un « ca veut dire quoi? ».

« Ben, que c’est positif ».

A cet exact moment a débuté mon calvaire.

Contrairement à d’autres (je pense notamment à Mère Joie et Caroline), dont les maris se sont contentés d’un « Il n’était pas prévu mais on fera avec et on se débrouillera », Monsieur a dit « Tu me mets devant le fait accompli mais je n’en voulais pas. »

A vrai dire, je ne m’attendais pas à une réaction si tranchée.

[...]

Je me suis donc retrouvé avec toutes mes questions, tous mes doutes, mes inquiétudes, mes angoisses…

L’annonce de la grossesse étant faite, les choses se compliquent. Surtout dans ma tête.

Pour Grand Bonhomme et Petit Bonhomme, désirés, conçus volontairement et attendus, je ne me suis jamais posé de question. Ni pour l’argent, ni pour la place, ni
pour l’organisation, ni pour ma ou sa santé…

Tout était fluide, clair, limpide, lumineux et scintillant. Bienvenue chez les Bisounours.

Mais maintenant, là, avec ce truc qui n’est pas encore un bébé dans mon ventre, je me pose mille questions, je m’inquiète pour tout. Je pense être angoissée plus que pour les deux grossesses précédentes réunies. Horreur.

D’abord, par rapport à Monsieur. [...] Et s’il ne supportait pas? et s’il ne restait pas? et s’il déprimait? et s’il se mettait à me détester de lui avoir gâché son quotidien et son modèle familial idéal… Pas envie d’être maman célibataire. Non, pas envie. Et pas les moyens non plus.

Ensuite, par rapport à l’organisation. Oui, pour Petit Bonhomme, nous avions changé de nounou et finalement trouvé la merveilleuse SuperNounou encore en service actuellement. Mais, là, je pense que conserver la garde partagée risque d’être impossible. Et si elle partait pour l’autre famille? Et si je ne trouvais pas de nouvelle SuperNounou pour bercer pour bébé tendrement?

Encore, par rapport à mon job. J’ai changé de fonction il y a quelques mois pour un travail qui finalement ne m’intéresse pas plus que ca. Peu d’activité, peu d’intérêt, peu de motivation. Posée là certainement après mon 4/5ième… une nouvelle grossesse n’arrangerait rien. Ou peut-être que la pause serait salutaire car je commence à déprimer.

Dans ma tête tout se bouscule. L’ordre établi, la famille stable que nous composons. Pas trop envie de risquer de tout foutre en l’air. Mes deux Bonshommes sont si
parfaits à mes yeux.

Et en même temps tellement envie de donner sa chance à ce « truc-là », qui s’est pointé sans prévenir et qui mériterait peut être que je m’y consacre.

Envie de profiter de mes enfants, pouvoir prendre du temps pour eux. C’est possible avec un troisième?

Un de plus, c’est probablement du bonheur en plus. Je les aime tant mes Bonshommes à moi.

Et la maison qui n’est pas vraiment prévue pour, une chambre de plus à faire…

Et les nuits à reprendre entrecoupées… Mais peut être que tout se passera bien. On dit toujours que le troisième est plus cool.

Et si c’était une fille… enfin…

Et s’il était handicapé ou malade.. au secours.

Et si je tombais malade, [...]

Et si Petit Bonhomme ne trouvait plus sa place, ça arrive souvent au deuxième.

[...]

Et si… et si… et si….

Du jour du test, j’ai repassé tout cela dans ma tête toutes les minutes, toutes les heures. Je ne pense plus qu’à ca, je n’arrive plus à me concentrer sur autre chose. Je pleure le matin sur mon vélo et le soir sur mon vélo. Sous la douche aussi. Dès que je suis seule. Cette incertitude me tue.

Prise d’une envie irrépressible de savoir, si au moins tout va bien, j’ai forcé un rendez-vous chez ma gynéco.

Mme M. me voit débarquer hyper stressée. Je lui explique brièvement que je suis enceinte et elle comprend rapidement que la situation n’est pas rose. Elle me
confirme que je suis enceinte et que tout va bien. J’ai passé une bonne demi-heure à pleurer dans son cabinet. Comme une madeleine. Il faut bien parler de tout, y compris d’une IVG. Le mot est posé. La balle est dans mon camp.

Je rentre le soir à la maison dans un état de fatigue nerveuse et de délabrement avancé. Je résiste jusqu’à soir, où, une fois les enfants couchés, je fonds en larmes pour délivrer toutes mes angoisses à Monsieur. Je lui explique surtout que, pour quelqu’un qui « n’en veut pas », il n’a pas l’air de beaucoup s’inquiéter de la suite des évènements…. Ceci étant, cette libération me fait du bien. Au moins, je dors correctement cette nuit là. Je suis à 3 semaines de grossesse.

Le lendemain, je me mets en tête de garder ce bébé. J’inscris la date sur mon agenda. Comme une envie de sceller la décision. Acte inutile s’il en est…

Pendant 2 semaines, je commence à réfléchir à la suite, j’échafaude des plans pour la garde, j’essaie de me projeter. En vain. En retour, je ne ressens qu’angoisse, stress, tension.

[...]

Je commence à en avoir vraiment gros sur la patate. Je réalise tout à coup que je ne saurai pas vivre cette grossesse seule, qu’il est impossible à une personne normalement constituée d’accumuler autant de stress et d’affronter toutes ces angoisses sans pouvoir en parler à personne. D’autant que je sais que tout ce qui se rapporte à ce numéro trois ne sera toujours qu’à ma charge.

Éternellement.

Je me sens réellement seule. Comme jamais je ne l’ai été.

Je réalise également que si IVG il doit y avoir, je serai également seule pour l’affronter. Je me demande même si je dois en parler à Monsieur ou simplement lui dire que ce sera fini. Voir, plusieurs jours après.

Je commence à creuser la question. C’est encore en larmes que j’appelle le centre IVG.

Pause information médicale : Une IVG se pratique, en générale sous anesthésie locale ou générale, par aspiration. Avant 5 semaines de grossesse, il est également possible de procéder à une IVG médicamenteuse (RU486), qui nécessite néanmoins un peu de repos (équivalent à une fausse couche).

Pour procéder à une IVG, il faut de toutes façons, une écho de datation ou une prise de sang. Je vais donc faire une prise de sang (ordonnance déjà fournie par Mme M, ma gynéco).

Dans le même temps, je me sens de moins en moins en phase avec ce bébé. Je me rends compte que je ne fais que pleurer et que lui offrir une naissance dans un tel état de stress et un tel environnement émotionnel et affectif, n’est probablement pas ce que j’ai à faire de mieux. Je prends conscience également du plaisir que je prends à sortir avec mes garçons en leur tenant la main, et leur faisant découvrir la vie. Je ne voudrais vraiment pas gâcher cette plénitude là. Rien que de regarder un bon dessin animé avec eux, tous les 4 serrés sur la canapé et je suis aux anges. Je ne suis peut-être pas prête à perdre ca.

Et est-ce que j’aurai le courage de repartir dans les couches, de me lever la nuit pendant 2 ans (soyons réalistes, hein?), d’allaiter, de me donner autant de mal pour le troisième que pour les deux premiers… A quoi sert d’avoir un troisième s’il doit être élevé « au rabais »…

De plus, plus on a d’enfants, plus c’est compliqué et plus le risque de tout casser augmente…

Je repense à Petit Bonhomme, lorsqu’il était bébé, et j’ai envie de le serrer dans mes bras.

Au comble de ma détresse, je finis par appeler ma mère, pour lui demander son avis à propos d’un troisième (sans pour autant lui dire qu’il est déjà en route).
Son verdict est sans appel : « Mieux vaut deux enfants qu’on peut rendre heureux et comblés que trois, avec lesquels on ne s’en sort pas »…

[...] A ce stade, j’ai des migraines monstrueuses tous les jours.

Choisir de stabiliser notre Bonheur actuel, vraiment bien agréable, m’assurer d’avoir du temps pour moi et pour mes deux Bonshommes, ne sacrifier rien ni personne…

ou choisir un avenir incertain, avec un enfant de plus à la clé, des difficultés financières, des courses effrénées au quotidien et peut être un Monsieur en moins.

Je vais vraiment devenir folle.

Au comble de mon questionnement, j’ai un migraine carabinée tous les jours. A force de cogiter probablement.

Le jour où je vais chercher les résultats de mes analyses est un jour particulier.

Après avoir appelé le centre IVG à coté de chez moi, ils me renvoient vers un médecin généraliste en ville, qui peut me proposer une interruption médicamenteuse.
J’appelle immédiatement et prend rendez vous pour le soir même car j’approche du délai légal.

Voilà, c’est décidé.

Toute la journée, je ne fais qu’y penser. En plus, c’est un mercredi que je passe avec mes enfants. Je joue avec eux.

A nouveau je me dis : « Un de plus, ce serait bien mais finalement, je n’aurais plus autant de temps pour eux. Comment faire pour leur proposer le foot, le dessin, la musique et tout ce que je veux leur donner, si je ne peux pas suivre pas manque de temps et d’argent. »

Monsieur m’appelle, comme tous les jours, pour prendre des nouvelles. Je lui dis que j’ai rendez vous le soir même. C’est difficile de parler devant les enfants. En
plus, il est au travail. Qu’importe, il rappelle plusieurs fois. Finalement, nous n’avons jamais autant délivré nos pensées qu’au moment où une décision s’impose. Voyant à quel point la situation me travaille, il convient de que nous finirons par nous en sortir et qu’il préfère avoir ce bébé que de me savoir malheureuse. Néanmoins j’ai conscience que s’il dit oui, c’est uniquement pour moi et pas pour ce bébé. Ne sachant pas ce que la vie me réserve, je devine que si des tensions survenaient un jour, il ne manquerait pas de me rappeler que tout cela « c’était pour toi ».

Nous parlons et passons presque 2h au téléphone.

Au moment où nous raccrochons, mon rendez vous est passé. Je rappelle et reporte le rendez vous au lendemain.

A partir de ce moment et pour une raison que j’ignore, je ne pleurerai plus. Plus du tout. J’ai toujours des tensions, qui se traduisent physiquement (insomnies, douleurs dorsales, migraines, difficultés à respirer correctement) et moralement mais plus de larmes. Rien. Je peux en parler librement. J’arrive même à sourire. Ce qui me laisse penser, à tort ou à raison, que quelle que soit ma décision, je m’en « remettrai ».

Je rappelle également ma mère pour savoir si son avis changerait en me sachant déjà enceinte. Sa première réflexion est de me dire : « Puisqu’il est là, garde le! ». Mais constatant également toutes mes angoisses, elle me confirme également que 3 enfants, ca rend le quotidien, les sorties et les vacances beaucoup moins faciles. Déjà que 2…

Bref, dans ma tête se forge l’idée que cet enfant, je ne suis plus à même de l’assumer. Il m’est impossible d’envisager de lui faire porter le poids de mon erreur et de mes difficultés, quelles qu’elles soient. De lui reprocher un jour de n’avoir pas pu prendre du temps pour moi, pour ses frères, pour mon couple.  [...] Faut il tenter le diable et risquer de tout briser?

Lorsque Monsieur rentre, il est comme moi, oscillant entre deux extrêmes : « On le garde » ou « On arrête tout ». Dans le premier cas, on échafaude ce qu’il serait possible de faire, ou pas… Dans le deuxième cas, il m’interdit de faire un avortement médicamenteux, un peu hasardeux à ce terme (risque hémorragique, expulsion douloureuse,…). En effet, il est inutile de charger la barque, et de cumuler douleur émotionnelle, physique et traumatisme lié à l’évènement. Autant envisager de s’en remettre, plutôt que de vouloir se faire encore plus de mal…

Chirurgicalement, l’IVG peut être pratiquée sous anesthésie locale ou générale. Je crains, pour ma part, que l’anesthésie locale me retourne et ne me choque (les bruits, les paroles, etc…). Je pense donc me « rabattre » sur l’anesthésie générale. Pratiquée sur Paris, à Robert Debré ou l’Hospital Montsouris. Le premier me propose un premier rendez vous 15 jours plus tard, le second, une semaine après « seulement ».

Entre temps, j’ai obligation de passer une écho de datation car la seule prise de sang ne suffit pas. Il est bien entendu que l’écho sera faite hors de ma vue et que les résultats seront rendus sous enveloppe fermée.

Rendez vous est pris pour le lundi suivant.

Le lendemain, je vais finalement voir le médecin généraliste qui m’a été conseillé. Juste pour discuter. Lorsque j’explique ma situation, et les raisons de cette IVG, il me répond avec un flegme déroutant, que je me pose beaucoup trop de question et qu’il ne faut pas penser à l’avenir dans 10 ans mais bien au présent. Je ne m’attendais pas à une telle réponse et sa démarche me braque. Non que je veuille absolument défendre mon point de vue mais il me semble aberrant de conseiller à quelqu’un de faire un enfant, sans penser à son avenir.

Oui, quand il aura 15 ans et qu’il voudra sortir comme ses copains ou partir en colonie, la question de l’argent se posera.

Oui, il pourrait faire des études « gratuites » mais il faudra peut être lui payer une école de commerce ou une école privée payante.

Oui, il pourrait faire ses études à la maison mais s’il est comme moi, reçu dans une école à 300 km de chez lui, il faudra lui payer un logement et une voiture. On entend trop souvent parler des étudiants qui vivent sous le seuil de pauvreté, des logements étudiants misérables et j’ai vu mes copains galérer sans ressource, ou obligés d’avoir un petit job pour financer leur étude. Est ce que c’est vraiment ca, l’avenir que je veux leur donner?

Au cours de cet entretien, il en vient même à me dire qu’il a vu, il y a très longtemps, des femmes mourir d’un IVG raté parce qu’elles avaient dépassé le délai opportun. Qu’importe le sujet et la distance, il y a des choses qu’on ne doit pas dire à une femme qui réfléchit à l’IVG, sinon dans l’intention pure de lui en faire passer l’envie. Il me conseille également d’aller en parler à une psychologue d’un centre spécialisé dans la maternité. Je crains que sa démarche ne soit biaisée. J’accepte tout en sachant que je n’irai pas. Je sais tout au fond de moi que cette décision ne peut être que la mienne, la nôtre et que personne ne peut la prendre à notre place.

Plus mes réflexions progressent, plus ma conviction se forge que choisir de ne pas avoir cet enfant, engendrera une forte pression, une obligation de ne pas laisser le temps passer. Cet évènement, cette épreuve, vaut probablement un bon coup de pied au cul pour me reprendre en main, pour passer vraiment du temps avec mes enfants, pour organiser des sorties et des activités, pour redonner du temps à mon couple, pour me trouver des activités à moi, rien qu’à moi, pour faire des choses qu’on n’a jamais le temps de faire quand on est une maman….

Lundi, soir de l’échographie. J’appelle ma maman, une fois encore. Elle sent bien que je suis très stressée, je parle avec difficultés, je respire lourdement. Bien sûr, elle ne peut pas prendre de décision à ma place, ni absorber le stress qui est le mien. Je sais qu’elle le voudrait pourtant. Ce qui l’inquiète le plus? Que je fasse une dépression. Oui, c’est vrai que je ne vais pas bien.

Je ne suis pas tendue. Je suis arquée. Verrouillée.

Il m’est impossible de respirer « à fond ». Et pour une raison que j’ignore, quand le corps n’arrive plus à respirer « à fond », il ressent le besoin de le faire tout le temps. J’ai donc constamment l’impression de suffoquer et mes collègues commencent à s’inquiéter de me voir souffler bruyamment à longueur de journée.

Je fais des insomnies. 1h pour m’endormir. 2 ou 3h de réveil en continu dans la nuit… et toujours en respirant comme une baleine.

Parfois, Monsieur et moi parlons mais aucune conclusion… « On pourrait peut être…, non? »

En rentrant de l’écho, Monsieur me demande si j’ai regardé. Non, évidemment. Tout est dans mon sac, je ne veux rien voir, rien savoir. Ah si, je n’ai pas pu m’empêcher de demander sa taille. 2,1mm. « Putain, c’est grand » que je lui ai dit. « Prenez un double décimètre, et vous verrez que ca n’est pas si grand » m’a t’il répondu. Ce monsieur fut d’ailleurs le seul qui ne m’ait vraiment pas jugé et qui, quand il a vu mes yeux un peu larmoyant, m’a pris le bras et m’a dit « Ca n’est peut être pas le bon moment pour vous, il ne faut pas vous en vouloir ».

Oui, mais dans 2 semaines, il aura encore doublé sa taille. Je ne sais vraiment pas si j’y arriverai.

Je suis toujours aussi crispée.

Me voyant dans cet état depuis un mois, Monsieur qui cogite également la situation dans son coin depuis de nombreuses semaines également finit pas m’assurer : « On le garde! Ca n’est pas si compliqué que ca. Il nous faut juste trouver un peu de place. Ca va aller. » Sous entendu « Je n’en peux plus de te voir comme ca. »

J’ai vraiment peur qu’il change d’avis. Je ne regarde pas les échos. Je suis vraiment rassurée quand il me confirme qu’il faut annuler le rendez vous au centre IVG. Avec un vrai sourire de conviction et un câlin plein d’assurance et de tendresse… « Viens, on va regarder l’écho! »

Un Mercredi de décembre, je suis tombée enceinte d’un embryon de 2 cm. Cela aura pris 7 semaines. Les plus longues de toute ma vie.

Aujourd’hui, Monsieur et moi sommes très contents d’attendre ce bébé. Monsieur presque plus. Nous avions juste besoin de temps et peut être aussi de tisser quelques liens. Nous envisageons les travaux qu’il nous faudra faire pour l’accueillir.

J’ai passé lundi ma première vrai écho, tout sourire et toute joie. Petit(e) Der va très bien. D’ailleurs, ce sera peut être une fille…

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Aujourd’hui un sujet féminin et sérieux (faut changer un peu des nains). Que peut on faire quand on ne veut plus prendre la pilule, ni se voir poser un stérilet mais qu’on veut quand même faire attention?

Ah ah ah.

Avant toutes choses et au cas où quelques adolescentes / femmes passeraient pas là, je me presse d’ajouter que :

- le préservatif est le SEUL contraceptif qui protège des bébés ET des maladies sexuellement transmissibles. Et quand tu lis la liste des MST / IST, c’est franchement pas glamour folichon. Si j’avais une fille, je lui dirais « Protège toi, bordel ! ». Et comme j’ai des garçons, je leur dirai : « Protège toi, bordel ! »

- il existe quelques contraceptifs mécaniques féminins mais à moins d’être au point avec son corps (et quand je vois la réalité avec ma coupe menstruelle, j’ai des gros doutes sur la connaissance du corps féminin par la femme elle-même), je m’interroge sur la capacité de chacune à les positionner.

- pour éviter les bébés, il vaut mieux prendre la pilule, se faire poser un stérilet, un implant ou poser un patch.

Toutes les infos sont là. Par pitié, allez les lire !

Et ensuite, il reste les méthodes dites « naturelles« , qui cherche à éviter la période d’ovulation, sachant qu’un spermatozoïde peut rester vivant durant 4 jours et que l’ovule est vivante pendant 2 jours. Il faut donc faire attention de 4 jours avant l’ovulation à 2 jours après (soient 3 en comptant le jour de l’ovulation).

- Méthode Ogino.

Elle consiste à dire qu’un femme a ses règles 14 jours après l’ovulation. Il suffit de compter la durée des cycles, de prendre le plus court et le plus long (par exemple 24 pour le plus court et 36 pour le plus long). Statistiquement, l’ovulation la plus précoce a eu lieu à (24 – 14) : J10. Il faut donc commencer à faire attention à (10 – 4) : J6. De même l’ovulation la plus tardive a eu lieu à (36 – 14) : J22. Il faut donc faire attention jusqu’à (22 + 3) : J24. Il faut donc faire attention de J6 à J24. Bref, tout le temps quoi.

Son avantage : elle ratisse large.
Son inconvénient : elle ne laisse pas beaucoup de « liberté ».

- Méthode Billings

Elle se fonde sur l’observation de la glaire cervicale. Mais késako? C’est la glaire qu’on trouve à l’entrée du col de l’utérus. Autant dire qu’il faut l’observer et la tatouiller, pas top glamour non plus.

Son avantage : elle est censé permettre d’anticiper l’ovulation.
Son inconvénient : la glaire peut être modifiée par d’autres évènements que l’ovulation.

- Méthode de Contrôle de la température.

Elle se fonde sur le fait que la température corporelle s’élève de quelques dixièmes de degré après l’ovulation. Il suffit de prendre sa température tous les jours pour savoir quand tombe l’ovulation.

Son avantage : elle permet de détecter l’ovulation. On compte 3 jours et c’est « free ».
Son inconvénient : elle détecte l’ovulation APRES que celle ci ait eu lieu donc, trop tard. De plus, il faut avoir une température régulière, ne pas être malade, etc…

Mais attention :  »Une méthode naturelle peut être parfaitement satisfaisante pour espacer les grossesses si le couple peut se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. Et si le couple est prêt à accepter une grossesse, même si elle n’était pas prévue (car ces méthodes sont peu fiables). »

Et moi dans tout ca?

Concernant Ogino, je trouve que la méthode ne laisse pas assez de liberté et de jours complètement open. C’est frustrant. Surtout pour Monsieur. En plus, le principe des 14 jours est erroné puisque chez moi, c’est 11 jours en moyenne. Oups.

Concernant Billing, je trouve que le système est plutôt vrai sauf qu’il faut s’abstenir 4 jours avant et à ce stade, ma glaire n’est pas suffisamment transformée. La dead line aurait pu être souvent dépassée.

Concernant les Températures, je pense que c’est la méthode la plus fiable pour moi. D’autant que j’ai des cycles de températures à faire pâlir d’envie les doctinautes en recherche de fécondité. 36,4 à 36,6° avant et 36,8 à 37° après.

Pour Grand Bonhomme, je n’ai pas pu m’empêcher de contrôler dès le premier cycle. Le lendemain du jour J, j’ai annoncé à Monsieur qu’à priori, c’était bon. Bingo. Une fois a suffit.

Pour Petit Bonhomme, j’ai contrôlé également dès le second cycle. Ovulation deux jours après. J’ai espéré que les zozos de Monsieur ait cartonné. Bingo. Une fois a suffit.

Depuis, ca fait 14 cycles que je contrôle ma température, au moins pendant la période prévue d’ovulation. J’ai combiné Ogino et Température. Nous commençons à faire attention et à contrôler la température à J18 – 4 jours: J14; 18 étant mon ovulation la plus précoce en 14 cycles. En général, elle se produit à J19 ou J20. Si ca, c’est pas de la régularité ma bonne dame.

En octobre, Monsieur et moi, on a tenté le diable, un câlin à J15. Partant du principe que J19-4 : J15, c’est un peu risqué mais pas trop.

Le lendemain matin, le thermomètre affichait 36,8°C. Le salaud.

Le surlendemain, il affichait 37°C. Vraiment?

He oui, en octobre va savoir pourquoi, j’ai ovulé à J14.

Une fois a suffit.

[...]

Et pour toutes celles qui ont tenté longtemps, très longtemps, trop longtemps d’avoir un bébé, moyennant température, injection, hormones et tout le tralala, sachez que je sais, JE SAIS VRAIMENT, qu’avoir une fécondité aussi parfaite relève du miracle.

[...]

La suite ici.

loading Contraception… ou pas. hellocoton Contraception… ou pas.

Comme ca, mes titres manquent d’inspiration !?!

Après les poupées, la suite de mon enfance : les chevaux. Enfin, dans le cas présent, les poneys.

D’abord le très classique « Petit Poney ». Je sais que la gamme est modernisée mais toujours d’actualité.

poney 11 Fonds de grenier

Mes enfants me le réclament déjà !

Ensuite, le cheval Keypers. Ah, les Keypers, est ce que ca vous parle? Ces animaux étaient munis d’une « ouverture » et d’un espace creu qui permettait d’y ranger des objets ou des secrets (enfin, pas trop gros quand même, hein?), logement qu’on refermait avec une clé. Clé. Key. Keepers. Keypers. Waouh le brainstorming de malade pour trouver ce nom !

La mode des « moins de 10 ans » étant aux bourriques, chez nous ce fut donc un cheval.

keypers 1 Fonds de grenier

keypers 2 Fonds de grenier

D’ailleurs, je me souviens très bien l’avoir eu pour Noel (mais de quelle année?). Les jours précédent, j’avais été fouiller dans la chambre de mes parents pour savoir ce qu’ils m’avaient choisi. Ouh, la vilaine curieuse ! J’avais trouvé le paquet, l’avais ouvert et refermé avec précaution… et joué l’effet de surprise et de joie le jour de Noel. Quelle commédienne !

Ainsi, je planque d’autant mieux les cadeaux que je sais quels petits filous peuvent être les enfants !!

Bon, allez, les tubes du grenier, c’est terminé !  Enfin… jusqu’à ce que j’en trouve d’autres !

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