Il y a environ 18 mois, le vie suivait son cours, Grand Bonhomme et Petit Bonhomme était gardé par SuperNounou et je travaillais à temps partiel, tous les jours sauf le mercredi. Je venais de commencer dans mes nouvelles fonctions, qu’on m’avait décrite comme passionnantes et qui finalement ne m’intéressaient pas plus que ca. Monsieur travaillait à plein temps, depuis un an dans la même entreprise. On avait l’impression que la vie se posait.

Il y a environ 15 mois, Petit Der se faisait soudainement une place dans mon utérus et ce faisant, allait chambouler nos vies. Et Monsieur sentait le vent tourner dans sa boite.

Il y a environ 12 mois, j’annonçais à mon chef mon enceintitude et mon départ programmé vers mi mai. A la question « et tu reviens quand? », j’ai répondu « Normalement, vers décembre, à la fin de mon congé! ». Monsieur se faisait virer… et retrouvait du travail dans la foulée.

Il y a environ 9 mois, Petit Der décidait d’amorcer sa descente, me condamnant au repos forcé et murissait en moi un questionnement : ai je vraiment envie de retourner bosser? Est ce que cette surprise n’est pas l’occasion de se remettre en question? Est ce que je vais réussir à gérer cette vie à 5, alors même que Monsieur est très pris par son nouveau métier?

Il y a environ 6 mois, Petit Der pointait le bout de son nez, pour se faire une place de plus en plus grande dans nos vies. Et après moultes tergiversations, à mesurer les pours et les contres, à pointer dans un tableau Excel le coût financier de cette opération, nous avons décidé qu’il était financièrement acceptable que je m’arrête, pour quelques mois.

Et voilà, je suis donc officiellement en congé parental. Je suis une mère au foyer. Ce me fait super bizarre d’écrire ca. J’ai validé mon congé jusqu’à fin octobre 2012. Et d’ici là, on verra.

N.B. informatif : La Poule a écrit ca tout comme il faut ici, mais j’ajouterais deux informations :

1- D’abord, il est important de solder ses congés légaux, si le retour de congés parental n’est pas prévu avant la date légale à laquelle ils doivent être pris. Par exemple, pour moi, les congés légaux se cumulent entre mai de l’année N et mai de l’année N+1 et ils peuvent être pris entre mai de l’année N+1 et mai de l’année N+2. Aussi,  étant arrêtée depuis avril de l’année N+1, je n’ai pas pu consommer mes congés donc, il fallait les solder tous avant d’entamer mon congé parental, sous peine de les perdre purement et simplement. Aussi, mon congé maternité a été suivi immédiatement de 5 semaines de congés.

2- Le Complément de Libre Choix d’Activité est versé à partir du mois suivant l’arrêt de travail, ou la diminution du temps de travail, donc, si vous en avez la possibilité, choisissez de débuter votre congé parental en fin de mois précédent, afin de ne pas « perdre » un mois de versement.

Mais revenons à mon congé. Après 9 mois d’arrêt dont 2 de congé parental, voici mon premier bilan.

Les points positifs et super cool :
- Je n’ai plus à courir après le temps, pas d’impératif de délai, plus de pression professionnelle. Je vis à mon rythme.
- Je n’ai plus à prendre de congé pour emmener les enfants chez le docteur, ou prendre mes rendez vous médicaux le soir, tout en sachant qu’il faudra gérer les monstres et courir en même temps. Et j’avoue que cette année, entre l’orthophoniste, le généraliste, l’urologue (je vous en reparle), l’ORL (je vous en reparle aussi), l’ophtalmo (ah bah oui, ca aussi, faut que j’en cause), j’ai été gâtée !
- Je reprends mes enfants pour manger 2 jours par semaine et c’est chouette de les avoir un peu avec moi. Ca leur fait plaisir aussi, je le vois.
- Je suis là les matins pour les emmener et récolter les derniers bisous. Je suis là les soirs pour aller les chercher et voir leur regard s’illuminer en me voyant.
- Je prends le temps de jouer à des tas de jeux, de faire de la peinture, des activités avec les enfants, autrement que le week end.
- Je peux partir en vacances en même temps qu’eux pendant les vacances scolaires pour aller dans la famille ou chez les amis.
- Je ne suis plus obligée de faire les courses à l’arrache le soir avant de rentrer, je peux y aller en journée sans eux.

Ce que j’apprécie moins, voir, je déteste :
- Je fais la même chose tous les jours, et sans la référence de Monsieur qui ne travaille pas le week end, je ne saurais jamais quel jour on est.
- Je suis responsable de tout et par défaut, c’est à moins de tout faire, puisque je suis à la maison tout le temps. Et quand mes journées se limitent à lessive + repassage + nettoyage + rangement… mouais.
- J’ai l’impression de travailler dans le vide puisque tous les jours, je range, je nettoie, etc… et tous les jours 4 (oui 4!) XY viennent remettre crasse et bordel. L’impression de servir à rien n’est pas loin…
- Je suis la seule responsable des enfants et le fait que leur éducation ne soit essentiellement que de mon fait me taraude beaucoup. D’autant qu’à ma connaissance, les enfants n’écoutent jamais leur mère. Non, jamais.
- Je n’ai quasiment plus de vie sociale et le peu de fois où je discute avec des adultes, c’est en général pour en revenir au sujet des enfants. Un peu lassant.
- Je ne fais plus rien pour moi : plus de sport, plus de vélo, plus de sortie shopping (en même temps, l’idée d’hésiter entre un 42 et un 44 me stresse assez comme çà), ni même en librairie.
- Je n’ai jamais de reconnaissance pour ce que je fais : il est normal que je me charge de toutes les tâches ménagères puisque je suis à la maison tout le temps, c’est mon nouveau métier. Mais le manque de reconnaissance est franchement pesant.
- J’ai un drôle de regard sur l’argent que je ne gagne pas j’ai beaucoup de scrupules lorsque j’ai envie de faire des dépenses « inutiles ». Je me restreins dans mes achats parce que j’ai l’impression de ne pas les « mériter ».
- Je ne peux plus poser de congé pour accompagner les enfants pendant leur sortie scolaire, alors que j’adore les accompagner au musée ou à la ferme. J’ai même raté une sortie au cirque. C’est frustrant.

Ce qu’il faut que je change :
- Je me laisse déborder par les tâches ménagères : il faut que je limite ces situations, afin de gagner un peu de temps pour moi.
- Je dois m’accorder un peu de temps de détente, histoire de pouvoir faire un tour au centre commercial.
- Je dois reprendre contact avec mes amies, collègues ou connaissances pour m’organiser quelques papotages autour d’un café.

Ce que j’aimerais voir changer :
- Je rêve que mes enfants rangent spontanément le bordel qu’ils laissent tous les jours dans l’appart et qui me prend un temps monstrueux.
- Je rêve que Monsieur arrête de me considérer comme le femme de ménage à domicile, histoire de ne pas rajouter son bordel à celui de sa progéniture.
- Je rêve qu’il me dise « Reste couchée, aujourd’hui, je m’occupe de tout » et qu’il s’occupe vraiment de tout.

La conclusion de ce premier bilan est plutôt positive car je n’ai pas envie de retourner au travail aujourd’hui, surtout dans les fonctions qui m’attendent, et j’ai surtout envie de profiter de mes enfants. Ceci étant, j’ai perdu beaucoup de confiance en moi : je n’ai plus de travail, moins de considération des autres. Je me sens assez inutile et mes occupations en dehors des enfants sont assez peu captivante. Je n’ai plus de sujet de conversation, plus vraiment de choses intéressantes à vivre en dehors de la famille. Et mes kilos en trop aggravent la situation.

Enfin, sans me mettre la pression, j’étais persuadée que, lorsque Petit Der aurait trouvé un peu son rythme (ce qui n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui), j’aurais de temps pour faire des choses rien que pour moi :  bricolage, peinture, dessin, album photo, tricot… et j’avoue que cette partie est un peu laissée en suspend. Je vois le temps défiler : déjà 9 mois écoulé et il en reste 10, je suis déjà à la mi-temps et je n’ai rien fait de ce qui me tenait à coeur.

Dans mon esprit se profile plusieurs questions : et si dans 10 mois, je n’avais rien fait de plus?
Au moment de ma reprise, Petit Der aura un peu plus d’un an, le moment de la marche, des premières découvertes…  Et si je n’arrivais pas à décrocher de mon petit bout de chou? Si je voulais rester encore un peu? Si la reprise du travail est insupportable?

D’autant que j’ai encore quelques rêves, quelques aspirations en réserve… pour les 30 prochaines années qu’il me reste à travailler.

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Maintenant que vous avez toutes les cartes en main (la nounou, la famille, le contrat), on va parler pépettes et gros sous.

D’abord, vous devez faire votre déclaration sur le site de Pajemploi. Vous y indiquerez le nombre d’heures « normales » ainsi que le nombre d’heures supplémentaires majorées à 25 ou 50%. Dans ce cas là, vous devez estimer votre salaire horaire, sinon, sans heure supplémentaire, vous vous contenterez d’indiquer le salaire mensuel total. Il s’agit bien d’un salaire net, c’est à dire ce que vous donnez à votre nourrice.

A partir de cette déclaration, Pajemploi définit le montant des charges totales. La moitié de ces charges est prise en charge par la CAF, sur le reste, une partie est déduite, une autre est reversée à votre nounou (attention, c’est à vous de lui verser ce complément), le reste est à votre charge.

Donc, par mois, vous devez payer le salaire net et les charges (les vôtres + ce que vous reversez à votre nounou)

D’un autre coté, vous récupérez des pépettes grâce à la CAF notamment. D’abord, parce que la CAF prend en charge la moitié des charges patronnales, c’est transparent pour vous mais l’air de rien, c’est important. Ensuite parce qu’après avoir enregistré votre déclaration sur le site de pajemploi, les infos sont transmises à la CAF pour versement de votre complément de libre choix de mode de garde. Le montant de votre allocation dépend de vos ressources et l’âge de votre enfant. Attention, sur ce coup, y’a une arnaque (ouais, j’appelle ca comme ca !) : quand vous avez deux enfants, vous payez plus cher votre nounou et pourtant, vous ne pouvez toucher qu’un seul complément, correspondant au plus avantageux de vos droits. Tant pis pour vous !

En dehors de ca, il est bon de vous renseigner auprès de votre mairie, ou de votre département pour obtenir d’autres compléments encore. Ainsi, si, comme moi, vous avez la chance d’habiter dans le 92 , vous toucherez du conseil général une aide complémentaire de 100€ par mois appelé BBDom. Et tout ca sans rien faire puisque la CAF transmet à son tour toutes les infos à qui de droit. N’est il pas que c’est trop bien fait !

Bref, à ce moment là, vous avez récupéré des sous d’un coté et vous en avez donné pas mal de l’autre. A la fin de l’année, il faut penser à faire le bilan de tout cela pour votre déclaration d’impôt. En effet, vous avez le droit de déduire la moitié de ce que vous avez dépensé pour votre employé directement de vos impots. C’est à dire (Salaire + Charges payées + Reversement de charges à la nounou) – (Complément de la CAF + aides diverses (mairie, BBDom, etc.), le tout divisé par 2. Et dans la limite de 12000€ + 1500€ par enfant, soit 15000€ dans notre cas. Ca fait une belle marge, non? Je vous rassure, on n’en est loin !

Bref, je vous engage à bien regarder tout cela car l’air de rien, le salaire d’une nourrice que vous payez 500 ou 800 euros par mois, vous revient en fait à 150 ou 300 euros par mois. Ca change tout !

Voilà, j’ai tenté d’être la plus claire possible au cours de ces 4 articles. J’espère avoir au moins réussi à vous éclairer sur certains sujets, c’est aussi l’intention de ce blog !

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Après avoir trouvé la nounou de vos rèves, vous devez maintenant signer un contrat en bonne et due forme.

Aussi, je vous rappelle que nous ne sommes pas dans le cadre d’un contrat avec une Assistante Maternelle (qui possède en général son propre contrat). Il s’agit ici de l’emploi à domicile d’une personne à charge d’enfant.

Vous êtes donc soumis à la Convention Collective du Particulier Employeur, que vous pouvez télécharger ici. Vous trouverez également beaucoup d’info et d’aide sur le site de la Fepem.

Ceci étant, le contrat que vous rédigerez devra indiquer :

- le nom des deux parties (employeur et employé)

- les conditions de l’engagement, le nom de la convention collective, les organismes de retraites (Les institutions compétentes en matière de retraite et de prévoyance sont : Retraite : IRCEM Retraite et Prévoyance : IRCEM Prévoyance).

- la date de début du contrat, la durée du contrat et la durée de la période d’essai (en général, 1 mois)

- la nature de l’emploi (Employée de maison à charge d’enfants) et le travail demmandé : 

  • être à l’écoute permanente des enfants
  • préparer et donner les repas selon les consignes des parents
  • veiller au bien être physique et psychologique des enfants (les changer, les habiller, leur donner le bain, participer à leur éveil, les promener, leur faire faire la sieste, les soigner en cas de besoins
  • veiller à la sécurité des enfants
  • en cas de difficultés ou d’urgence, prévenir en priorité les parents concernés et prendre les mesures nécessaires (SAMU, pompiers, pédiatre, etc.)

- le lieu de travail et la répartition du temps de travail dans chacune des deux familles.

- les congés payés et jours fériés

- les horaires de travail (attention à cette partie car d’elle dépendent les salaires et les congés complémentaires). Il est important de noter que la durée hebdomadaire normal de travail est fixée à 40h, prolongée à 48h en tenant compte du travail effectif dit « non responsable ». Mais le temps de  travail effectif d’une employée ne peut dépasser 48 h par semaine. Si les horaires de travail ne permettent pas de respecter cette limite, les heures supplémentaires seront récupérées de manière régulière afin que la moyenne horaire hebdomadaire ne dépasse pas 48h sur une période de 12 semaines glissantes. Donc, lorsque Super Nounou travaille 52h, elle est déclarée à hauteur de 40h + 8h supplémentaires (augmentées de 25%) + 4h (augmentées de 50%) qu’elle récupère dans les semaines qui suivent et qui lui donnent droit à 1 jour de congé complémentaire toutes les 2 ou 3 semaines (il faut faire le calcul exact…). Croyez moi, lors des déclarations, ca n’est pas simple !

-et la rémunération bien évidemment, ainsi que  l’indication de déclaration des revenus en « base forfaire » ou « salaire réel ». Pour avoir commis l’erreur, je vous indique qu’il est  préférable de faire une déclaration en salaire réel car cela vous donne droit à des réductions de charge en tant qu’employeur et des compléments de converture social pour votre salarée.

Pour celles qui le souhaitent, je peux vous donner quelques conseils ou répondre à des questions, je ne suis pas une vraie spécialiste mais pour avoir épluché les doc en long, en large et en travers, je pourrais peut être vous aider !

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Comme promis ici, voici la suite !

Et voilà, nous avions trouvé une famille qui habitait juste en face de chez nous. Il ne nous restait plus qu’à trouver la merveille !

J’ai commencé à chercher sur internet mais les sites du genre kijiji, n’ont pas donné de résultat probant. Le seul site qui m’ait donné des réponses intéressantes, c’était bebe-annonce.com. Je sais qu’il y a maintenant de nombreux autres sites donc, je ne dis pas que c’est le meilleur actuellement. Simplement, il y a 2 ans, cela me convenait tout à fait. J’ai payé quelque chose comme 15 euros pour 3 mois d’accès, et j’ai même pu mettre une annonce à l’attention des nounous.

La sélection se fait par proximité et il faut ensuite décortiquer les annonces.  Comment m’y suis je pris?

D’abord, j’ai viré toutes les annonces qui n’étaient pas rédigées dans un français correct. C’était pour moi un critère rédibitoire.

Ensuite, j’ai appellé toutes celles dont l’annonce répondait à mes critères d’horaires, de dispo et de salaire.

Au téléphone, pas de question compliquée, le but du jeu est de s’assurer que le travail sera déclaré, et surtout SURTOUT de voir un peu comment se passe le premier contact. Dans un certain nombre de cas, j’ai tout de suite coupé court car je ne comprenais même pas ce que disait la personne au bout du fil (ou l’inverse). Bref, si moi, je ne comprends pas, je ne vois pas comment mes enfants vont la comprendre. Donc non.

Et sur la petite dizaine de candidates restant, j’ai fait passé un entretien à 6 d’entre elles.

Pour vous aider, je vous mets ici la liste des questions posées aux candidates, liste que nous avions déterminée avec notre famille concubine.

Parmi les spécimens recalés, j’en avais une qui disait des gros mots : Des « putains » et des « merdes » à la pelle. Oups. Par ici la sortie.

Une autre était tellement cool et zen, que j’ai eu l’impression de lui prendre la tête avec mes questions. T’endors pas sur le canapé, tu restes pas…

Bref, il me restait une charmante dame, bien dynamique avec un petit accent étranger qui me dérangeait un tout petit peu. Et surtout la première candidate reçue : notre Super Nounou. Au téléphone, elle m’avais déjà beaucoup plus, nous avions plaisanté, le feeling était là. Quand nous l’avons rencontrée, elle nous a tellement plu qu’on s’est retenu fort pour ne pas l’engager tout de suite : dynamique, agréable, souriante, péchue, pleine d’idées. C’est bien simple, il n’y avait rien à redire. Et Monsieur a dit : si t’es sure et que tu risques de la regretter alors fonce ! 3 jours après (quand même !) nous lui disions oui… et elle aussi.  C’était il y a 1 an et demi. YES !

Donc, je ne saurais trop vous dire de vous fier à votre instinct. Le contact est essentiel, il crée la confiance.

 La semaine prochaine, je vous parle du contrat et des déclarations salariales !

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Je vous ai déjà parlé des raisons qui nous ont poussées à choisir une nounou pour garder nos Bonshommes. Il faut que maintenant que je vous raconte un peu comment nous avons trouvé nos perles rares.

Avant l’arrivée de Grand Bonhomme, le sujet de  sa garde nous causait  pas mal d’angoisse. Il faut dire que la rumeur court en Ile-de-France qu’il faut demander une place en crèche presque avant la conception de l’enfant pour être sûr de le voir loger quelque part… Quant aux nounous, il est connu qu’elles sont toutes plus terribles, voleuses, menteuses et profiteuses les unes que les autres. Quel est donc ce monde cruel dans lequel nous entrons !

Mon angoisse terrible était, non pas de trouver une horrible nenette qui larguerait les enfants devant la télé ou dans leur lit jusqu’à mon retour (bof mais finalement sans danger) mais plutôt de tomber sur une monstrueuse mégère qui les taperait et les insulterait, pire que dans les vidéos de Reportages ou 7 à 8 ! Douleur à l’estomac au quotidien : l’horreur !

Aussi quand une de mes collègues de bureau m’a appris qu’elle cherchait une  famille pour une garde partagée tout en ayant déjà une nounou, j’ai tout de suite dit oui, sans trop savoir où je mettais les pieds. L’affaire s’est corsée quand la nounou en question nous  a larguée à 1 mois de la rentrée ! Sa remplaçante? Nous l’avons trouvé miraculeusement par connaissances et sans aucune recherche : nounou d’une famille du voisinage…  Elle était tout douce et toute gentille, de quoi rassurer complètement mes angoisses de future maman. Donc première solution : le bouche à oreille.

Et puis, pour des raisons diverses et variées, Nounou Number One est partie. Nous avons donc recherché une nouvelle famille et une nouvelle Nounou.

Pour la recherche de la famille, j’ai imprimée une petite annonce qui disait « Grand Bonhomme et son futur petit frère recherche un(e) petit(e) copain(copine) pour partager leur journée et leur nounou à partir de … » et j’ai posté l’annonce dans toutes les boîtes à lettre du quartier à 2 rues à la ronde. Dans les 2 semaines qui suivirent, j’ai reçu plusieurs appels téléphoniques qui nous permirent de sélectionner LA famille qu’il nous fallait, celle dont les horaires, l’organisation et les souhaits correspondaient aux nôtres.

Et Super Nounou? Vous la rencontrerez la semaine prochaine !

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SG2 Lactation automatique et simplication !
Dans la série, témoignage sur l’allaitement long, j’ai déjà fait quelques posts ici ou . Aujourd’hui, je m’en vais vous parler de lactation automatique.
Encore un truc que toi qui n’as pas allaité longtemps, tu te dis : késako?

La lactation automatique est le stade de l’allaitement où le lait, plutôt que d’être produit par avance et stocké dans les seins, se fabrique spontanément au moment de la tétée (succion ou aspiration pour le tire-lait).

En général, cela se produit à partir de 4 mois. Je dis « à partir » parce que cela peut se produire au delà. Genre moi : pour Grand Bonhomme, à 9 mois et pour Petit Bonhomme, à 7 mois !

Et pourquoi donc la lactation automatique, c’est trop géniale?

D’abord parce que tu n’as plus les seins comme des obus ou comme des ballons de basket au bord de l’explosion si bébé ne tète pas toutes les 4 heures. Joie, bonheur, tu peux rester facilement 12 h, 16h, voir plus (mais je n’ai jamais essayé) sans avoir à donner de lait ! C’est un confort d’importance.

Ensuite parce que du coup, tu peux produire autant de lait (enfin, raisonnablement quand même) que voulu, en un seul tirage. Il suffit de tirer, et tirer, et tirer encore jusqu’à plus soif. C’est une expression, hein? Et plutôt que de s’acharner à obtenir 100 ml toutes les 3 heures, tu tires 250ml en une fois le soir. Trop facile. Et l’air de rien, ca veut dire que pour les mamans qui travaillent, il n’est plus besoin de tirer de lait en journée. Waouh, cotillons, champagne ! N’allez pas croire pour autant que tirer son lait au travail, je trouve ca vraiment contraignant, parce que sinon, cela fait bien longtemps que j’aurais tout largué. Simplement, si on peut s’éviter la balade quotidienne du tire lait et des biberons, c’est tout de même un sac de moins à balader. Non négligeable, quand, comme moi, vous avez déjà un sac à main, un sac de travail et un enfant à trimballer et que pourtant la nature ne vous a pourvu que de deux bras. La vilaine.

Enfin, parce que tes seins ne débordent plus, tu n’as plus besoin de mettre des coussinets d’allaitement. Dans le genre « pas glamour », on peut difficilement faire pire… Et si t’es vraiment en veine, les seins deviennent plus mous et reprennent leur volume normal. Pour certaines, ca veut dire aussi abandonner les fabuleux et hyper sexy soutien gorges d’allaitement Anita. Le truc que tu pensais pas porter en étant en couple. Et pourtant tu l’as fait.
Et voilà, une fois encore une info d’encouragement pour les mamans allaitantes… plus le temps passe et plus c’est facile !

Pour la recherche google, je me fais un petit plaisir : maman + reprise du travail + tire lait + lactation automatique !

loading Lactation automatique et simplication ! hellocoton Lactation automatique et simplication !
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Ce billet pourrait vous parler de mes occupations MamanNashii-esque de demain (ou après demain) avec mes nains… mais en fait non. J’aborde aujourd’hui un sujet franchement pas drôle du tout : la crise.

Ben oui. On n’arrête pas de vous dire que tout le monde est touché. Et on n’a pas tord. Ca nous colle un cafard de tous les diables au boulot.
« Et si j’étais dans le prochain train (pour l’ANPE),qu’est ce que je ferais? »
En v’la t’y pas une bonne question, hein?

Je crois qu’en premier lieu, je ferais nounou. D’abord parce qu’il n’y a pas besoin de diplôme particulier. Ensuite je pense que j’ai les compétences et même si ca ne se voit pas toujours, j’ai beaucoup de patience. Enfin, j’aime beaucoup l’accompagnement et l’éducation des enfants.

Et alors, si ca me plait, je pense que je chercherais à me faire agréer. Mais seulement après parce que cela représente un investissement à plus long terme mais surtout parce qu’il faut faire de la place à la maison… et aujourd’hui, on n’a pas non plus 200m² à partager !

Ensuite, dans le même esprit, peut être que je pourrais passer le concours de l’IUFM. Je sais que ce n’est pas un concours facile mais c’est finalement une idée qui me tente bien. Ou carrément le CAPES… mais là, il faudrait que je me replonge dans mes cours de classes préparatoires et c’est un peu plus ambitieux quand même. Est ce que j’aurais le courage de reprendre mes cours??

Enfin, en reconversion, je me verrais bien travailler dans les fleurs ou l’orticulture. Jardiner, c’est mon truc.

C’est marrant parce que, spontanément, je ne pense pas à chercher un emploi comme celui que je fais aujourd’hui. J’ai l’impression que je saisirais cette occasion pour essayer de changer de voie et de vie. Tant qu’à faire !

Bon, tout ca, c’est la théorie, n’est ce pas? et surtout, je ne suis pas au pied du mur ou la porte de mon appart, croulant sous les factures… facile d’élucubrer quand on n’a pas le couteau sous le gorge !

Et vous, vous feriez quoi si la vie vous y poussait?

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La semaine dernière, je vous annonçais avec dépit que Monsieur commençait toute une série de déplacement, me laissant 3 soirs par semaine, complètement seule (enfin, avec mes Bonshommes quand même) et livrée à moi-même.

Mon Moi super égoïste et « positive attitude » avait répondu: Super, je vais pouvoir faire du blog. Mouais. Enfin, ce qu’il croyait. Parce que dans les faits, ma journée commence à ressembler à un grand n’importe quoi !

Le matin, c’est le finalement, le seule moment où vraiment, je suis peinard. Pas de bruit de rasoir, pas de radio à fond les ballons. Bref, le silence et le calme pour une tétouille, suivie d’une bonne douche qui réveille. Cool.
A partir de 7h30, ca se complique car il faut réveiller Grand Bonhomme qui traine la patte, organiser son petit déj (autant le dire tout de suite, le mien, il est zappé tous les matins parce que vraiment, j’ai pas 4 bras ! ) et tirer mon lait pour la journée de Petit Bonhomme. Le tout suivi de l’habillage et des finitions. Avec un peu de bol, j’arrive à partir vers 8h20… quand Grand Bonhomme arrête de me courir après pour le enième dernier bisou.

Suivant la motivation de mes amies RATP et SNCF, donc s’ils ont décidé de nous faire ch*** ou non, mon trajet varie entre 45 min et 1h15. Positive attitude : au moins, ma couverture en tricot avance vite. S’en suit une journée de travail de plus en plus speed car, d’abord je manque toujours de motivation (même si ca va mieux), ensuite je ne me souviens plus tout à fait de tout ce que je dois faire. Et sachant que le cerveau d’une maman ressemble un peu à un gruyère… çà n’aide pas ! A midi, j’en arrive à ne plus manger, comme aujourd’hui. Car je passe déjà un certain temps à tirer mon lait et je peine de plus en plus (fatigue = diminution du lait, le cercle vicieux est engagé mais je lutte contre le courant).

Le soir, je mets à nouveau un temps complètement indéfini pour rentrer chez moi. Et hop, je jette tout le monde dans le bain. J’arrive parfois à convaincre Grand Bonhomme de ne pas vider le chauffe eau et de sortir du bain grace au programme irréprochablement minuté de PlayhouseDisney : « Attention, tu vas rater Winnie et Tigrou »… Brrr, ca fait froid dans le dos.
Vers 20h15, Grand Bonhomme et moi-même passons à table. Je lutte alors à coup de « Mange un peu! », « Pas avec les doigts », « Arrête de gigoter »… Ensuite, c’est lavage de dents « pour ne pas qu’elles tombent » et Grand Bonhomme est au lit vers 21h. Ah, c’est pas fini? Ben non, il faut lire une ou deux ou trois histoires, selon leurs tailles respectives, puis chanter une petite chanson.

Ah, là, c’est fini… sauf si « Maman? de l’eau! » « Maman? pipi! » « Maman? je t’aime » (ma préférée). En général, il est 21h30. Youpi, je peux faire du blog ! He non ! Y’a la vaisselle à faire, un lessive à lancer, un sèche linge à vider, les sacs du lendemain à préparer…

Oh, non, il est déjà 23h. Bon, ben, on ferme.

Allez, demain, ca ira mieux !

loading Ca ira mieux demain... hellocoton Ca ira mieux demain...

Déjà aujourd’hui, c’est lundi. Et le lundi, c’est pfffff…. du genre à repousser 3 fois la sonnerie du réveil tellement les yeux ne veulent pas d’ouvrir. Qu’il est bon ce lit chaud, après une nuit agitée.

En plus, Grand Bonhomme à 39,9 ° de fièvre ce matin. Ca n’aide pas.

8h25 : je quitte la maison abandonnant mon Grand Bonhomme qui chuine et qui ralouille « MamanNashii… MamanNashii » (oui, je crois que je ne l’avais jamais dit mais mon Grand Bonhomme ne sais pas dire juste « Maman », il dit « MamanNashii » tout d’un bloc. C’est bizarre mais c’est comme ca.) aux bras de sa Nounou.

8h40 : j’arrive à la gare. Olala mais y’a beaucoup de gens sur le quai. Hein, comment ca le prochain train est à 9h02. (Normalement, c’est toutes les 5 à 10 min maxi!)… Bon, ok, je vais prendre le bus.

8h55 : j’attrape un bus. Trop contente. Y’a personne.

9h10 : le bus me largue à la gare RER. Prochain train : 9H34 !!!!! Pas possible… la loose complète (normalement, c’est 10 à 15 min maxi !)

9h12 : un peu désemparée, je suis un charmant jeune homme qui semble être dans la même misère que moi. Tiens, on peut être prendre un bus pour avancer ? Prochain bus : 9h34 !!!! ou comment faire pire et plus long. Boooooohhhh.

Ok, je patiente. C’est l’occasion de commencer mon nouveau livre.

9h40 : le RER entre en gare. C’est pas compliqué, il est plein. Non, non, il n’est pas juste plein. Il est complètement BLINDE!!! Les portes s’ouvrent. Oui, parce qu’elles s’ouvrent quand même au cas où quelqu’un voudrait descendre. Ce qui n’est pas le cas dans ma gare. Dans ma gare, tout le monde veut MONTER ! J’ai vu dans l’oeil du jeune homme qui squatte l’entrée que je vais devoir lutter. Je joue à fond sur le charme et la finesse de ma silhouette (la première qui sourit m’envoie son poids en carambar ! ) et je m’accroche à la barre centrale telle Elisabeth Berkley dans Showgirls, en moins sexy et suave quand même. Tuuuut. Les portes se referment et je sers très fort les fesses. Ouf, ca passe (elles ne sont pas si grosses que ca, mes fesses). Bon, maintenant, il faudrait pas me demander l’heure parce qu’aucune de mes articulations ne peut bouger.

9h50 : le RER s’arrête dans ma gare d’arrivée et je commence la lutte pour traverser le wagon. Oui, j’ai la chance de monter d’un coté et de descendre de l’autre. C’est ca qui est drôle ! Je remonte le courant de la marée humaine qui tente à son tour d’inverstir le wagon à coup de « moi, je descends ! attendez, je descends! » Ouf, je suis enfin sur le quai.

10h : je franchis les portes de mon openspace.

Sachant que je n’ai que 4km à parcourir depuis mon domicile, si j’étais venu à pied, j’aurais mis au maximum 50min… ca fait réfléchir, non?

Mais voyez Miss Brownie, elle aussi, elle galère. Y’a pas qu’à Paris !

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Cela fait maintenant un mois que j’ai repris le travail et je voulais vous faire partager mon expérience de maman allaitante. Après plusieurs journées d’adaptation plus ou moins réussies, Nounou, Petit Bonhomme et Moi-même avons trouvé notre rythme de croisière. Voilà ce que ca donne :

- 6h30 : le réveil sonne. Je me lève fraîche et reposée. Je m’extirpe du lit avec difficultés.
Dans le désordre : 20 min de tétée, 15 min de tirage de lait (environ 100ml), 10 min de préparation des biberons, 30 min de salle de bain (douche, maquillage, ou pas suivant le temps…), 15 min de préparation de Petit Bonhomme et/ou Grand Bonhomme, 10 min pour le départ (manteau, chaussures, sacs, …) – Il est 8h15. Il est 8h3033207102 p Témoignage sur lallaitement au quotidien

- 9h00 9h15 : arrivée au bureau.
- 11h : Tirage de lait pendant 20 min (200 ml)
- 15h30 : Tirage de lait pendant 20 ou 30 min (200 ml)
La petite malette noire AVENT est devenue ma meilleure amie ! De fait, c’est assez discret.

- 18h : départ du bureau
- 18h45 : arrivée à la maison. Je propose en général une petite tétée mais Petit Bonhomme n’est pas très long. Quelques minutes ou secondes suffisent.

Ensuite, je bataille pour faire prendre le bain à Grand Bonhomme, donner le bain à Petit Bonhomme, préparer le repas de la famille.

- 20h : début du repas – entrecoupé de tétouilles de Petit Bonhomme.
- 20h30 21h fin du repas.
- 21h 21h30 : Grand Bonhomme est au lit.
- 22h : Dernière tétée de Petit Bonhomme qui s’endort sur le sein une fois sur deux.
- 23h30 : Dernier tirage de lait (100 ml)
- minuit : j’éteins la lumière.

Aussi, en général, je fournis 3 biberons de 200ml pour la journée de Petit Bonhomme. Il boit vers 11h, vers 13h30, puis vers 16h30. Il ne finit souvent pas le dernier et il m’en reste pour le lendemain ou pour congeler un peu.

Tout irait pour le mieux si Petit Bonhomme n’avais pas la mauvaise habitude de m’appeler toutes les nuits pour téter. Je sais (certaines m’en feraient la remarque), je peux pratiquer le cododo. Mais ce n’est pas trop mon truc. Je préfère que Petit Bonhomme s’endorme dans son lit et arrête de me prendre pour une tétine géante, l’aidant à se rendormir entre chaque cycle de sommeil.

Parce qu’après s’être réveillée et levée 3, 4 ou 5 fois dans une nuit, le réveil de 6h30, c’est à peine si je l’entends. Quelle douleur, quelle lutte toute la journée pour ne pas m’endormir sur mon bureau ! Quelle difficulté pour me concentrer sur mon travail… Sans compter que cette fatigue joue sur ma production du lait : hier, j’ai à peine tiré 100ml à chaque tirage de la journée.

Pour y remédier, voilà les solutions mises en oeuvre :
- tirer 4 fois 10min, plutôt que 2 fois 20 min.
- boire des tisanes d’allaitement matin et après midi
- boire au moins 1l d’eau le matin et 1l l’après midi (ca évite en prime la constipation qui accompagne l’allaitement…ouais, c’est pas que du bonheur ! ).

Et maintenant, je m’attaque au sommeil mouvementé de mon Bébé. Avant de lui donner le sein, je lui redonne sa tétine et je lui dis fermement (parait que le ton compte beaucoup) « c’est la nuit, il faut dormir » et je repars. Je le laisse pleurer (ou plutôt chouiner) pendant maximum 10 min. Cette nuit, il a accepté 2 endormissements sur 3 ainsi. Et bien aujourd’hui, ca va déjà mieux !

Petit à petit…

Et vous, le tire allaitement, ca vous inspire quoi?

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