Depuis plusieurs mois, c’est officiel, je reprends mon travail.

Je me suis arrangée pour être encore disponible à la rentrée. J’ai pu organiser les activités extrascolaires. J’ai eu le temps de trouver une baby-sitter pour les fin de journée (je vous en reparlerai). Pour tout cela, pas de stress.

Grand Bonhomme et Petit Bonhomme vont à l’école et resteront à la cantine à midi. Le Dernier va à la crèche tous les jours et il y est épanoui. De ce coté là, pas de stress non plus.

Et il y avait tout le reste.

Je n’ai pas fini de trier les photos qui devaient l’être. Ni de les choisir. Ni de les imprimer.

Je n’ai pas fini les travaux de couture que je voulais faire. Ni d’égrainer la lavande qui va dans les petits sacs.

Je n’ai pas terminé le rangement de la cave. Ni des placards des enfants. Ni des vêtements de bébé à donner.

Je n’ai pas nettoyé la terrasse qui doit être nickel avant l’hiver. Pas plus que la table en teck qu’il faut huiler avant le froid et la pluie.

Je m’en veux un peu mais c’est ainsi.

J’ai vu l’échéance arriver, comme assise dans les gradins, regardant la course du temps se dérouler sans moi. J’étais bloquée, indécise quant à ce qu’il fallait faire et par quoi commencer. Le temps ne passait pas plus vite mais moi, je n’avançais plus.

Je suis restée figée dans la lumière des phares… jusqu’à la semaine dernière où j’ai trouvé le courage de finir les travaux de peinture de l’appartement. Ça, au moins, c’est fait !

Il n’y a pas eu un vrai « dernier jour« . Il y a eu un dernier jour sans le Dernier, un dernier jour sans le Grand et le Petit, les choses se sont effilochées progressivement.

Il y a eu, jeudi, mon dernier déjeuner en tête à tête avec les Grands, que j’ai passé au restaurant pour marquer l’évènement.

Il y a eu, vendredi, mon dernier jour qui devait être en solitaire, que j’ai finalement passé avec mes Grands enfants, malades et vomissant sur le canapé.

Il y a eu une dernière semaine que j’ai passé à Center Parc avec ma Sœurette Adorée et toute sa famille.

Il y a aura encore 3 jours avec mes Parents et mes Bonshommes pour prendre plein d’énergie.

Et il y aura jeudi 31 octobre, la reprise.

Et j’espère que vous penserez à moi, parce que, moi, j’ai grave les chocottes.

 

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Et voilà, la rentrée est là… demain… ou presque.

Et mille et une choses tournent dans ma tête. Je voudrais vous parler de tout mais lorsque j’ouvre mon ordinateur, j’ai un sentiment de vide, de néant. Ma tête est pleine d’idée mais mes mains ne trouvent pas les mots. C’est quelque chose de très désagréable. Qui implique une espèce de mésestime de moi.

Alors pour commencer, je vais vous parler de moi. Oui, voilà : ceci est un billet perso.

L’événement le plus important de cette année 2013 est officiellement mon retour au travail.

Avril 2011 commençait mon congé maternité.

Octobre 2011, après moultes tergiversation commençait mon congé parental d’éducation.

Octobre 2012, manquant cruellement de courage, de temps, d’énergie, d’envie (le liste peut être prolongée à volonté), mon congé parental se poursuivait pour une année de plus.

Octobre 2013, fin du congé parental.

J’aime toujours autant mon temps libre à la maison. J’aime être là pour les enfants dès qu’ils en ont besoin, connaitre leurs maitresses et leurs copains. Mais je veux pouvoir avoir un peu de temps libre. Et je voudrais avancer à titre personnel. Et mettre le Dernier à la crèche nous coûte de l’argent. Voilà la difficulté, soit la crèche et le travail, soit rester à la maison mais pas de temps libre…

Nous avons donc tranché : je reprends mon temps partiel.

Je crains déjà les difficultés et la course au temps, qui est je crois le jeu favori des mères de famille qui travaille. Mais je me connais, je saurai rebondir.

En attendant, je fais des petites croix jour après jour sur mon agenda…

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Les articles à venir vous sembleront sauter du coq à l’âne… et c’est un peu ce qui se passe dans ma tête en ce moment. Néanmoins, j’ai quelque chose comme 30 articles en brouillon et je pense qu’il est temps de vider ma tête de tous ces textes en souffrance, même si l’ensemble peut sembler très patchwork…

Cela aurait du être le 29 octobre 2012, ma reprise d’activité. Mais voilà, j’ai craqué, je ne suis pas prête.

D’abord, il faut savoir que je n’ai TOUJOURS pas de place en crèche. Malgré une demande en septembre 2011, pour septembre 2012, je n’ai TOUJOURS pas de place en crèche. Donc, pour garder mon dernier Bonhomme, il faudrait que je recrute une nounou et à l’écoute des derniers échos du Parc, je ne me sens finalement pas trop prête. Donc, je harcèle la mairie et je vous promets de vous prévenir dès qu’on aura avancé un peu…

A cela, ajoutez un Monsieur régulièrement absent, genre 4 jours par semaine toutes les 3 semaines et de toutes façons jamais présent avant 19h30, et vous comprendrez que « reprise d’activité » signifie également « course après le temps ». Et là où certaines s’en sortent très bien, je crains d’être un peu dépassée. Ou disons que je n’ai pas envie de courir. Ou peut être que tout calcul fait par ailleurs, nous pouvons nous permettre de mettre nos revenus entre parenthèse encore pendant 1 an. Ou peut être encore que je n’ai pas envie de repartir au feu pour le moment, mon entreprise n’étant pas au beau fixe en ce moment et l’ambiance au travail étant plus « down » que « up »… Voilà voilà…

Et avec ca? Ben, le temps est passé très vite, trop vite, et je n’ai rien eu le temps de faire. Oui, je sais qu’il ne faut pas être trop ambitieuse mais quand même… L’idée de retourner travailler sans avoir pris le temps de faire deux ou trois choses, rien que moi, ou pour nous, m’était presque insupportable.

Alors, cela aurait du être le 29 octobre 2012, ma reprise d’activité. Mais ce sera le 29 octobre 2013.

Au moins, j’aurai peut être le temps de transformer les 30 brouillons en articles publiés !

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Il y a environ 18 mois, le vie suivait son cours, Grand Bonhomme et Petit Bonhomme était gardé par SuperNounou et je travaillais à temps partiel, tous les jours sauf le mercredi. Je venais de commencer dans mes nouvelles fonctions, qu’on m’avait décrite comme passionnantes et qui finalement ne m’intéressaient pas plus que ca. Monsieur travaillait à plein temps, depuis un an dans la même entreprise. On avait l’impression que la vie se posait.

Il y a environ 15 mois, Petit Der se faisait soudainement une place dans mon utérus et ce faisant, allait chambouler nos vies. Et Monsieur sentait le vent tourner dans sa boite.

Il y a environ 12 mois, j’annonçais à mon chef mon enceintitude et mon départ programmé vers mi mai. A la question « et tu reviens quand? », j’ai répondu « Normalement, vers décembre, à la fin de mon congé! ». Monsieur se faisait virer… et retrouvait du travail dans la foulée.

Il y a environ 9 mois, Petit Der décidait d’amorcer sa descente, me condamnant au repos forcé et murissait en moi un questionnement : ai je vraiment envie de retourner bosser? Est ce que cette surprise n’est pas l’occasion de se remettre en question? Est ce que je vais réussir à gérer cette vie à 5, alors même que Monsieur est très pris par son nouveau métier?

Il y a environ 6 mois, Petit Der pointait le bout de son nez, pour se faire une place de plus en plus grande dans nos vies. Et après moultes tergiversations, à mesurer les pours et les contres, à pointer dans un tableau Excel le coût financier de cette opération, nous avons décidé qu’il était financièrement acceptable que je m’arrête, pour quelques mois.

Et voilà, je suis donc officiellement en congé parental. Je suis une mère au foyer. Ce me fait super bizarre d’écrire ca. J’ai validé mon congé jusqu’à fin octobre 2012. Et d’ici là, on verra.

N.B. informatif : La Poule a écrit ca tout comme il faut ici, mais j’ajouterais deux informations :

1- D’abord, il est important de solder ses congés légaux, si le retour de congés parental n’est pas prévu avant la date légale à laquelle ils doivent être pris. Par exemple, pour moi, les congés légaux se cumulent entre mai de l’année N et mai de l’année N+1 et ils peuvent être pris entre mai de l’année N+1 et mai de l’année N+2. Aussi,  étant arrêtée depuis avril de l’année N+1, je n’ai pas pu consommer mes congés donc, il fallait les solder tous avant d’entamer mon congé parental, sous peine de les perdre purement et simplement. Aussi, mon congé maternité a été suivi immédiatement de 5 semaines de congés.

2- Le Complément de Libre Choix d’Activité est versé à partir du mois suivant l’arrêt de travail, ou la diminution du temps de travail, donc, si vous en avez la possibilité, choisissez de débuter votre congé parental en fin de mois précédent, afin de ne pas « perdre » un mois de versement.

Mais revenons à mon congé. Après 9 mois d’arrêt dont 2 de congé parental, voici mon premier bilan.

Les points positifs et super cool :
– Je n’ai plus à courir après le temps, pas d’impératif de délai, plus de pression professionnelle. Je vis à mon rythme.
– Je n’ai plus à prendre de congé pour emmener les enfants chez le docteur, ou prendre mes rendez vous médicaux le soir, tout en sachant qu’il faudra gérer les monstres et courir en même temps. Et j’avoue que cette année, entre l’orthophoniste, le généraliste, l’urologue (je vous en reparle), l’ORL (je vous en reparle aussi), l’ophtalmo (ah bah oui, ca aussi, faut que j’en cause), j’ai été gâtée !
– Je reprends mes enfants pour manger 2 jours par semaine et c’est chouette de les avoir un peu avec moi. Ca leur fait plaisir aussi, je le vois.
– Je suis là les matins pour les emmener et récolter les derniers bisous. Je suis là les soirs pour aller les chercher et voir leur regard s’illuminer en me voyant.
– Je prends le temps de jouer à des tas de jeux, de faire de la peinture, des activités avec les enfants, autrement que le week end.
– Je peux partir en vacances en même temps qu’eux pendant les vacances scolaires pour aller dans la famille ou chez les amis.
– Je ne suis plus obligée de faire les courses à l’arrache le soir avant de rentrer, je peux y aller en journée sans eux.

Ce que j’apprécie moins, voir, je déteste :
– Je fais la même chose tous les jours, et sans la référence de Monsieur qui ne travaille pas le week end, je ne saurais jamais quel jour on est.
– Je suis responsable de tout et par défaut, c’est à moins de tout faire, puisque je suis à la maison tout le temps. Et quand mes journées se limitent à lessive + repassage + nettoyage + rangement… mouais.
– J’ai l’impression de travailler dans le vide puisque tous les jours, je range, je nettoie, etc… et tous les jours 4 (oui 4!) XY viennent remettre crasse et bordel. L’impression de servir à rien n’est pas loin…
– Je suis la seule responsable des enfants et le fait que leur éducation ne soit essentiellement que de mon fait me taraude beaucoup. D’autant qu’à ma connaissance, les enfants n’écoutent jamais leur mère. Non, jamais.
– Je n’ai quasiment plus de vie sociale et le peu de fois où je discute avec des adultes, c’est en général pour en revenir au sujet des enfants. Un peu lassant.
– Je ne fais plus rien pour moi : plus de sport, plus de vélo, plus de sortie shopping (en même temps, l’idée d’hésiter entre un 42 et un 44 me stresse assez comme çà), ni même en librairie.
– Je n’ai jamais de reconnaissance pour ce que je fais : il est normal que je me charge de toutes les tâches ménagères puisque je suis à la maison tout le temps, c’est mon nouveau métier. Mais le manque de reconnaissance est franchement pesant.
– J’ai un drôle de regard sur l’argent que je ne gagne pas j’ai beaucoup de scrupules lorsque j’ai envie de faire des dépenses « inutiles ». Je me restreins dans mes achats parce que j’ai l’impression de ne pas les « mériter ».
– Je ne peux plus poser de congé pour accompagner les enfants pendant leur sortie scolaire, alors que j’adore les accompagner au musée ou à la ferme. J’ai même raté une sortie au cirque. C’est frustrant.

Ce qu’il faut que je change :
– Je me laisse déborder par les tâches ménagères : il faut que je limite ces situations, afin de gagner un peu de temps pour moi.
– Je dois m’accorder un peu de temps de détente, histoire de pouvoir faire un tour au centre commercial.
– Je dois reprendre contact avec mes amies, collègues ou connaissances pour m’organiser quelques papotages autour d’un café.

Ce que j’aimerais voir changer :
– Je rêve que mes enfants rangent spontanément le bordel qu’ils laissent tous les jours dans l’appart et qui me prend un temps monstrueux.
– Je rêve que Monsieur arrête de me considérer comme le femme de ménage à domicile, histoire de ne pas rajouter son bordel à celui de sa progéniture.
– Je rêve qu’il me dise « Reste couchée, aujourd’hui, je m’occupe de tout » et qu’il s’occupe vraiment de tout.

La conclusion de ce premier bilan est plutôt positive car je n’ai pas envie de retourner au travail aujourd’hui, surtout dans les fonctions qui m’attendent, et j’ai surtout envie de profiter de mes enfants. Ceci étant, j’ai perdu beaucoup de confiance en moi : je n’ai plus de travail, moins de considération des autres. Je me sens assez inutile et mes occupations en dehors des enfants sont assez peu captivante. Je n’ai plus de sujet de conversation, plus vraiment de choses intéressantes à vivre en dehors de la famille. Et mes kilos en trop aggravent la situation.

Enfin, sans me mettre la pression, j’étais persuadée que, lorsque Petit Der aurait trouvé un peu son rythme (ce qui n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui), j’aurais de temps pour faire des choses rien que pour moi :  bricolage, peinture, dessin, album photo, tricot… et j’avoue que cette partie est un peu laissée en suspend. Je vois le temps défiler : déjà 9 mois écoulé et il en reste 10, je suis déjà à la mi-temps et je n’ai rien fait de ce qui me tenait à coeur.

Dans mon esprit se profile plusieurs questions : et si dans 10 mois, je n’avais rien fait de plus?
Au moment de ma reprise, Petit Der aura un peu plus d’un an, le moment de la marche, des premières découvertes…  Et si je n’arrivais pas à décrocher de mon petit bout de chou? Si je voulais rester encore un peu? Si la reprise du travail est insupportable?

D’autant que j’ai encore quelques rêves, quelques aspirations en réserve… pour les 30 prochaines années qu’il me reste à travailler.

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