Dans la série, qu’est ce que c’est donc que cette maladie là? Je vous présente le Molluscum Contagiosum.

Tout a commencé il y a 6 mois de cela : au hasard d’un enfilage de pyjama, j’ai observé 6 malheureux petits boutons dans le dos de Grand Bonhomme. Ne sachant pas trop ce que c’était, j’ai essayé d’en « percer » un. Le truc s’est effectivement percé, un autre truc blanc en est sorti et le trou s’est mis à saigner abondamment (Ca se voit, là, sur la photo !). Ca m’a arrêté net, et j’ai pris rendez vous chez le généraliste.

Diagnostic : c’est un Molluscum Contagiosum.
Molluscum pour « C’est la merde : ca s’étend » et Contagiosum pour « Ca s’étend aussi aux autres enfants ».
Et le traitement : c’est retrait à la curette par un dermato. Aie aie aie.

Rendez vous pris le mois suivant.

J’ai donc expliqué à Grand Bonhomme qu’on allait appliquer une pommade anesthésiante avant d’aller chez le dermato. Pris dans un de ses délires d’auto-punition, il a décrété que Non, il ne voulait pas de crème, qu’il voulait avoir mal (!?). Tant pis.

Le jour J, le dermato a pris les choses en main. Enfin, plutôt la curette. Et vas-y que je grattouille partout. Parce que ca n’était pas 6 mais au moins 30 petits boutons qu’il avait sur le corps. Et comme le saignement est un des symptômes/conséquences notables, y’avait du sang partout. La boucherie. Évidemment, sans pommade, c’est douloureux. Grand Bonhomme braillait comme un putois. Ma dermato était d’un calme étonnant. L’expérience, sans doute.

Le problème avec le Molluscum, c’est que ca revient sans cesse. Mais la dermato est d’avis que, s’ils sont petits, je peux très bien les faire moi même à la maison. Et à défaut de curette, un ongle dur fait bien l’affaire.

Voilà donc comment, tous les mois, je fais l’auscultation de mon Grand Bonhomme. En décembre, il y en avait près de 40. Après le bain et avec le soutien d’un bon Disney, l’affaire n’est pas finalement pas si compliquée que ca. Je désinfecte bien après et c’est ok.

En début d’année, je suis retournée chez la dermato parce qu’il y en avait trop et de trop gros.

Au final, le mois dernier, il n’y en avait que 7.

Il parait qu’avec le temps, le corps s’immunise.

J’ai hâte.

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Non, ce n’est pas le nom d’un papillon nocturne. Ni d’une figure grammaticale…

Lundi, il y a 15 jours, je commançais une traitement à l’acide salicylique de ma verrue plantaire.  Et je voyais apparaître trois petits boutons sur mon bras. Mmmmm…. sexy sexy…

Lundi dernier, une semaine plus tard, la verrue gonflait puis coulait. Je vous épargne les photos, vous pourriez vomir. Et je voyais apparaitre quelques autres petits boutons un peu partout sur mon corps. Ouuuhhhh… sexy sexy….

Mercredi, je commçais à douiller un peu au niveau du pied mais je serais les dents en pensant que la verrue souffrait autant que moi et que j’en verrais bientôt la fin. Et une petite tache rouge apparaissait sur ma cuisse, à l’endroit d’un bouton graté. Yeeee… soooo sexy….

Jeudi, le pied morflait, j’arrêtais le traitement à l’acide salicylique, la petite tache rouge gratouillait. Moi, je commençais à me dire que j’avais fait une bétise avec ce traitement de verrue, qui coulait toujours jaune. Mmmmm… desire… (en anglais, s’il vous plait)

Vendredi, dans la nuit, mon pied me faisait tellement mal que j’ai pris un bain de pied pour soulager la douleur. J’ai passé la nuit à gratter mes mains et mes pieds, recouverts de petits boutons rouges. La tache rouge de ma cuisse avait maintenant la taille d’un soucoupe de tasse à café et commençait à couler jaune. Décision était prise d’aller voir le docteur au petit matin. 9h : diagnostic posé :  ERYSIPELE.

Mais qu’est ce que c’est que ce truc ? C’est une sympatique maladie de la peau. Voir ici ou pour les détails.

Le doc, il avait l’air hyper sérieux. Il a dit en résumé « Antibio 10jours. Et vous commencez TOUT DE SUITE. Si la tache rouge s’étend beaucoup d’ici à demain, revenez me voir. Vous risquez une septicémie. »

Autant dire qu’en rentrant à la maison, je ne faisais pas la fière.

Vendredi soir, le pied faisait toujours mal, la plaque faisait la taille d’une assiette à dessert. J’ai dessiné les contours au feutre pour voir l’évolution.

Samedi matin, la plaque avait de nouveau doublé, on s’approchait de l’assiette . Elle était rouge, brulante, très épaisse et dure, comme une plaque de carton. J’étais très (très très) angoissée puisque, malgré les antibio, visiblement, les choses n’allaient pas mieux. Sans compter que du liquide jaune, visiblement du pus, coulait par toutes les plaies de mon corps. Je vous avait prévenu, glamour inside.

Je suis donc retourné chez le doc, qui, constatant la même chose que moi, a décidé de m’expédier à l’hopital. Je vous avoue qu’on a un peu malmené les enfants pour qu’ils se bougent le popotin et qu’ils mangent tout seul pendant que je préparais mon sac.

Voilà comment, samedi 13h, je franchissait la porte des urgences adultes, boitillant sur une jambe avec un bandage à la cuisse.

A 15h, le médecin des urgences confirmait l’érysipèle et mon obligation de rester pour une antibiothérapie par perfusion. Mais tout le monde était content de voir que je n’avais pas de fièvre, ni de ganglion infecté. Y’a pas de petite victoire.

A 17h, après 2h d’attente dans le couloir de urgences, j’intégrais ma chambre, perfusée à la pénicilline. La plaque partait de mon genou jusqu’à l’aine et faisait la moitité du contour de ma cuisse. On était passé de la tasse à café aux plats de présentation.

Je vais éviter de vous raconter ma soirée parce que, les cris dans la chambre voisine d’une dame qui a perdu la tête et qui ne sait pas ce qu’elle fait à l’hopital, les hurlements d’un monsieur, particulièrement remonté contre son médecin, les pleurs des uns, les râleries des autres… sont autant d’image de la misère humaine et des difficultés de l’hopital publique. Je vous assure que j’ai remercié mille fois les infirmières et aide soignantes pour leur travail, qui demande dans ces circonstances bien du courage.

Cerise sur le gâteau, ma voisine de chambre ronflait ET parlait en dormant.

J’ai donc passé une bonne nuit. N’est ce pas.

Dimanche matin, après 4 perfusions d’antibio, la plaque était de plus en plus étendue mais très nettement moins rouge. Mon pied, lui, ne me faisait plus du tout mal. Je courais partout. Enfin, plus rien de glauque et jaune ne s’échappait de mon corps par ma peau. Tout le monde était enchanté d’une telle amélioration. Surtout moi.

Dimanche après midi, deux perfusions plus tard, l’interne proposait de me déperfuser et de passer aux médicaments par voie orale. Je sautais sur l’occasion pour demander à rentrer chez moi. J’ai bien senti qu’elle et sa responsable n’était pas complètement pour, mais plus rien de sérieux ne s’opposait à mon retour. J’ai donc signé ma libération, promettant de revenir si la rougeur revenait, si la fièvre montait ou si je vomissais les médicaments. Il ne manquait plus que ça.

Lundi matin, la plaque est un peu plus étendue mais plus du tout rouge foncé. Tout va pour le mieux, je suis sur la voie de la guérison.

Aujourd’hui, mercredi, ca gratte toujours un peu, la plaque et touts les petits boutons sont toujours là mais la rougeur a presque totalement disparue. Je suis soulagée.

De toutes façons, j’ai encore une semaine d’antibio.

Voilà. A vrai dire, je ne connaissais pas cette maladie et j’ai halluciné de voir à quelle vitesse la maladie a progressé. Sans antibiotique, je ne sais pas comment serait ma jambe aujourd’hui. C’est juste incroyable. On est peu de chose.

En fait, pour ce billet, j’aurais pu inaugurer une catégorie « Nashii en chie »… mais j’espère que ca ne va pas se renouveler trop souvent.

Comme on est chanceuse, mais pas que, ce samedi là, justement, une copine m’avait invité à un spectacle… Je devais m’accorder une petite soirée entre filles à Paris. La première depuis que j’ai mangé sushi avec mes copines blogueuses il y a presque un an. Et finalement, ce fut une soirée entre filles… avec A, 87 ans et un strepto au poumon. Et même une nuit de liberté sans les enfants… la première sans P’tit Der. J’aurais préféré mieux, je ne vous le cache pas.

Tout ca pour une verrue qui était là depuis 2 ans et qui ne faisait de mal à personne. A part à mon égo.

Et vous voulez savoir à quoi je pensais pendant tous ces soins? A ma rapide mais efficace épilation maison, grâce à laquelle j’ai pu montrer ma gambette à tous les médecins, infirmières et aide soignantes sans mourir de honte ! Sexy, je vous avais dit !

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En voilà, ca y est, ca recommence : je suis de nouveau dépassée par les évènements.
 
La Maman Nashii parfaite que j’essaie d’être à chaque instant, n’arrive décidément pas à être parfaite. Et en ce moment, plus rien ne va dans le bon sens. C’est parti pour les nouvelles perso du jour, version pfffff-rrrhhhooo-snifff
 
Crise à gogo avec Grand Bonhomme: ca y est, j’ai trouvé le nom d’un psychologue (sur les conseils de Madame la Gentille Pédiatre, que j’aime bien et qu’est bien sensée dans sa tête) et rendez vous est pris pour… demain ! Oui, chez nous, quand une décision est prise, ca ne traîne pas.
 
Petit Bonhomme a attrapé une laryngite : médoc à donner de force, version gavage d’oie appliquée à l’homme. C’est bien connu, faire des prises de catch à un enfant de 14 mois tout en lui ouvrant la bouche avec une main pour l’obliger à avaler un cuillère de sirop, c’est une activité formidable pour bien commencer la journée, juste avant le petit déj, et bien la terminer, juste après le bain.
 
La boulot s’accumule, les dossiers s’empilent, les mails aussi. Mais contrairement à d’autres, ce ne sont pas des sollicitations bloguesques mais bien des relances multiples, plus ou moins assassines. Oui, parce que les gens savent rester polis. Ou pas.
 
L’ambiance, elle, en revanche (oui, parce qu’on ne dit pas « par contre »), est de plus en plus merdique. Alors qu’avant, au moins, ca compensait le reste.
 
Et avec ca Monsieur qui m’explique ce week end que tout ce stress ambiant et nos difficultés parentales et surtout amoureuses viendraient peut être bien du fait que je suis un poil psychorigide avec tout et tout le monde. Vas-y kiki défoule toi, c’est parfait pour mon moral en berne.
 
Du coup, il faut que je lâche du lest. Et dire que, jusque là, la maison ordonnée était une de mes rares fierté…
 
Bref, les définitions de « c’est la Bérézina » ou « tout part à vau l’eau » pourraient bientôt se voir complétées d’un nouvel exemple : la vie de Maman Nashii.
 
Et le temps me manque pour vous parler de plein de choses. J’ai donc raté le moment de vous parler de la Pyramide de Chaussures pour Handicap International et de Nettoyons la Nature des Centres Leclerc (opération à laquelle j’aurais bien voulu participer mais il n’y avait pas de Nettoyeurs alentours…). Bon, ben, c’est trop tard mais maitenant, c’est fait. On dira que j’ai pris de l’avance pour l’année prochaine.
Quand au festiblog, j’aurais bien voulu y aller, si seulement…. bref, si vous avez tout lu, vous avez compris.
Aujourd’hui, là, tout de suite, maintenant, je voudrais tout claquer et n’avoir plus rien à penser, plus aucune responsabilité, plus de rangement, de repas à faire, de vêtement à mettre au sale, de lessive à lancer, de temps à donner à chacun. 
De l’écrire, ca me fait penser que finalement, je crois que je n’ai pas assez de temps égoiste, rien que pour moi, pour faire un truc à moi tout seule. Pour quelqu’un qui a son vendredi de libre… c’est un comble ! 
Bon, ce billet là, il ne vous aura peut être pas captivé, en plus il est du genre bien morose, mais si vous avez cliqué sur tous les liens, au moins, vous avez gagné de la culture (vas-y public, sert toi, c’est gratuit!) et c’est déjà pas mal.
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Il fallait que ça arrive un jour, voilà, c’est fait !

Vendredi soir, heure du bain. Je retire le T-shirt de Grand Bonhomme. Mon dieu, des boutons partout sur le ventre et le torse. Hum, hum… J’abandonne tout en plan, j’attrape Petit Bonhomme, je soulève le body : boutons aussi !
Pas besoin d’être bardée de diplômes pour poser un diagnostic :
Varicelle !

Depuis le temps qu’à chaque poussée de fièvre, à chaque petite éruption, la question revenait : « est ce que c’est la varicelle? ». Traduction : « Est ce qu’on peut donner autre chose que du paracétamol ? ». Maintenant, nous n’aurons plus à nous poser la question.

Appel au docteur, histoire de connaitre le traitement s’il en est un : Primalan pour les démangeaisons, paracétamol pour la fièvre, antiseptique pour les boutons et pour le bain… ok, j’ai tout (trop forte, hein?). Et maintenant?
Maintenant, il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à ce que tous les boutons soient sortis. Bon, il parait qu’il peut y avoir
jusqu’à 4 éruptions à 3 ou 4 jours d’intervalle chacune… On n’est pas sorti de l’auberge…

Évidemment, comme à chaque maladie d’importance, Monsieur et Moi-même sortons nos vieux carnets de santé bleus tout râpés et abimés pour savoir « quand est ce qu’on l’a eu, nous? ». Pour moi, c’était en 81, à 3 ans et demi (aucun souvenir) et pour Monsieur, c’était en 83 à 6 ans (plutôt vieux, hein? il s’en rappelle)

Bon, moindre mal, Petit Bonhomme s’en sort avec quelques boutons sur le ventre et dans le dos. Il se gratte un peu mais rien de dramatique. Par contre, Grand Bonhomme s’est transformé en une nuit en un adolescent boutonneux… jusqu’au bout des pieds ! Lui, il est bien touché. Et il pleure, et il chouine, et l’antiseptique « ca piiiique! », « j’ai maaal »… Essayez un peu de badigeonner tout le corps d’un bambin qui râle et qui s’agite. Et j’ai bien dit TOUT le corps: 93 cm de haut quand même !

Mais en tout cas, maintenant, c’est fait : on n’en entendra plus parler ! Enfin, pendant encore 15 jours quand même…

Au fait, varicelle ou non, c’est un miracle : Petit Bonhomme dort de minuit à 7h de mat’ non stop ! YES !

Et vous, la varicelle, ou celle de vos loulous, c’était quand et comment?

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