La semaine dernière, je vous contais nos aventures aux urgences pédiatriques de Colombes, aventures qui pourtant dataient du mois de juin précédent. Savez vous comment cela m’est revenu en mémoire? Tout simplement parce qu’on a remis le couvert !

La semaine dernière, Grand Bonhomme plein de bonne volonté, essayait de convaincre sa feignasse de frère d’avancer, quand ce dernier lui a fait un putain de croc en jambe. Le petit con.  Grand Bonhomme s’est retrouvé la tronche encastrée dans une plaque d’egoût. C’est SuperNounou qui a vécu la scéne et m’a appelé pour me résumer la situation, avec un « Je ne sais pas s’il faut des points de suture au menton. Si vous voulez, je l’emmène chez le médecin. »

Appel au médecin : « De toutes façons, pour les enfants, ca n’est pas le médecin qui peut faire des points. Mais plutôt que d’aller aux Urgences de Louis Mourier, allez plutôt aux Urgences du Centre Chirurgical d’Asnières – plus proche, moins d’attente. »

Ok, c’est parti.

Déjà, c’est moins loin. Par contre, premier problème, il faut se garer dans la rue, au centre ville d’Asnières. Pour le coup, j’ai eu un peu de veine, j’ai trouvé une place rapidement et pas trop loin.

L’accueil est hyper rapide, nous patientons 10 min environ dans une minuscule salle d’attente. L’infirmière qui prodigue les premiers soins colle un EMLA Patch sur le menton de Grand Bonhomme (la même chose que pour les vaccins). Reste à patientez un peu.

Entre temps, arrive un main entaillée, un main cassée et un platre à défaire…

45 min plus tard, donc, nous sommes à nouveau reçu pour la suite des opérations.

Là, Monsieur le Docteur demande à Grand Bonhomme de s’allonger sur la table de soin. Avec les mains sous les fesses.

J’explique à Monsieur le Docteur qu’il serait préférable que je lui donne la main pour le calmer un peu.

« Mettez vous assise sur votre chaise et laissez nous travailler » qu’il me lance et le voilà qui explique à son assistante que les enfants sont parfois plus courageux que les mamans et que, quand les parents sont génants, il faut parfois les faire sortir.

Ok, ducon, si tu me fais sortir, j’emmène mon fils avec moi, tout abimé et non réparé soit il.

Ensuite, plutôt que d’appliquer la xylocaïne en spray, le voilà qui pique mon Bonhomme. Cri, gémissement, pleurs. Limite s’il ne l’engueule pas quand il bouge. Evidemment, à la deuxième piqure, Grand Bonhomme sort les mains de sous ses fesses et il faut que je me précipite pour lui tenir la main. Il est certain, dès lors, que je ne retournerai pas sur ma chaise.

Une fois ce dur moment passé, Grand Bonhomme n’a plus mal. N’empèche qu’il est maintenant très tendu et pleure encore beaucoup. On est loin de l’euphorie de Louis Mourier. Ou comment traumatiser un petit Bonhomme qui n’avait peur de rien…

Monsieur le gros con de Docteur finit par réaliser ses deux points de suture et recolle par dessus quelques stips pour resserer le tout.

Voilà, c’est fini. Mais quand il me dit de revenir 10 jours plus tard pour retirer les points, je m’empresse de lui répondre que je laisserai l’affaire à mon médecin traitant, nettement plus humain au demeurant.

Alors, une chose est certaine, si une nouvelle urgence devait se présenter (et je croise mes doigts, mes orteils et tout ce qu’on peut croiser pour que ca n’arrive pas !) , j’irai immédiatement à Louis Mourier et plus du tout au Centre Chirurgical d’Asnières : parce que les enfants méritent tout de même une approche particulière, non mais !

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Les urgences, c’est bon, on connait.

Mais nos enfants, visiblement, aiment ca.

L’histoire se passe en juin dernier.

Grand Bonhomme fort excité par sa journée avec Papi et Mamie, court partout dans le salon. Tout fier de lui, il entame un espèce de série de sauts de lapin, qui tiennent plus de la chenille excitée que du lièvre efficace. Au troisième saut, il decide, plus ou moins volontaire, de se réceptionner sur la tête. En avant. Et sur le meuble de la télé. Le petit con.

Il se relève, la main sur l’oeil et pleure tout le malheur du monde. Très pragmatique, je sollicite l’arnica auprès des bienveillants grands-parents et retire la main pour examiner le bobo. Oups. Repose l’arnica. Prends les clés de la voiture. Effectivement, ce n’est pas un bleu, une bosse que j’observe, mais un trou, une crevasse de 2 cm de long, qui traverse l’arcade surcillière et écarte la peau d’un bon millimètre. Sur un visage de 4 ans, 2 cm sur 1 mm, c’est vraiment très très gros.

Direction les urgences pédiatriques de Louis Mourier à Colombes.

A l’accueil, le constat de l’infirmière confirme le mien : il faut des points de suture. Ceux ci seront fait sur place, mais sachez que s’il s’était agit d’une fille et d’un cicatrice hors sourcils, il aurait fallut aller en chirurgie esthétique….

Après avoir désinfecté la plaie, l’infirmière lui applique de la xylocaïne en spray. Il ne reste plus qu’à attendre que l’anésthésique local face son effet : 1h d’attente. Pendant laquelle Grand Bonhomme recommence déjà à sauter partout. Pfff.

Nous sommes ensuite conduit dans une salle de soin, afin de recoudre le Bonhomme. Re-xylocaïne sur la plaie, complété par un masque au protoxyde d’azote – gaz hilarant -, Grand Bonhomme est définitivement shooté. Nous avons une photo de lui, hilare, les pupilles dilatées au max… que nous aurons plaisir à ressortir le jour de son mariage ! Bref, il ne sent plus rien et répond « oui » à toutes les questions qu’on lui pose.

Je lui tiens la main mais ce n’est presque pas nécessaire car il « plane ».

4 points de suture plus tard, nous sortons avec instruction de surveiller les rougeurs de la plaies, désinfecter de temps en temps et masser 3 fois par jours avec de la vaseline. Retrait des points 7 jours plus tard.

Voilà, maintenant, il a une belle cicatrice qui lui barre le sourcil. Je dois avouer que j’ai eu du mal de m’y faire mais comme on dit : « c’est la vie ! ».

Suite au prochaine épisode.

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Y’a des week end qu’on imagine « pépère », du genre à programmer des sorties cool au marché, rentrer et se faire un petit apéro Beaujolais Nouveau. Tu vois, un truc pas compliqué. Et pis en fait, non.

Samedi, vers 16h20, soit juste avant le gouter (tardif, certes), cri de Petit Bonhomme dans la cuisine. Juste un petit cri et puis des hurlements, des pleurs, genre « ca va pas!, j’ai super mal! » Ouais tout ca.

J’accours et aaahhhh du sang partout. Bon, en fait, pas partout, hein mais quand même sur les deux mains et sur le t-shirt. J’attrape l’asticot et zou les deux mains sous l’eau pour identifier l’origine de l’hémorragie : ok, c’est le doigt. Mais ca coule vraiment fort. L’homme me sort donc les compresses stériles pour appliquer un point de compression. Temps mort. 2 min 30 secondes plus tard, je soulève la compression : ca coule à profusion ! Je fais un bandage sommaire pour éponger le massacre. Décision prise : on va l’hopital. Pendant ce temps là, Monsieur a trouvé, juste à coté du lieu du crime, dans la poubelle (!), un morceau de verre cassé taché du sang de Petit Bonhomme !

Le temps de rassembler le strict minimum : le carnet de santé, deux compotes, des petits gateaux, les blousons, tout en invectivant Grand Bonhomme, pour que, pour une fois, il s’habille rapido tout seul des chaussures au blouson, en quelques minutes, nous sommes partis.

10 min plus tard, nous arrivons aux urgences pédiatriques de Louis Mourrier à Colombes. Pour ceux qui connaissent, en temps normal, c’est 10 min pour ouvrir un dossier et 2h pour voir un médecin. Là, je montre mon bandage ensanglanté à l’infirmière et nous voilà partis en salle de soin. Sans attendre. Elle retire mon petit bandage de fortune rouge d’hémoglobine : on voit un bout de peau décolée et ca ne saigne plus… jusqu’à ce qu’elle soulève le lambeau et colle trois tonnes d’alcool « pour désinfecter et pour voir si c’est propre ». Ah bah, là, c’est sur, c’est propre !

Infirmière : « on va faire venir un docteur car il faut peut être recoudre et alors, il faudra peut être d’hoaller dans un autre hospital. » Gnè?

Docteur n°1 : « on enlève le bout de peau et on fait un pansement compressif »

10min plus tard: ca saigne toujours autant quand on soulève la compresse : Infirmière fait venir Docteur n°2 : « on recoud le bout de peau et on voit ».

20min plus tard: ca saigne toujours : Docteur n°2 ne veut plus recoudre, ca ne sert à rien : on retire le morceau de peau et on comprime. « Ca devrait s’arrêter de saigner ».

15 min plus tard: ca saigne toujours (Tu te lasses? nous aussi !) : Docteur n°2 : « j’appelle un chirurgien de Debré et je reviens ». Ah, quand même.

10 min plus tard : … ok j’arrête. Mais ca saigne quand même. Docteur n°2 : « le chirurgien de Debré dit qu’il faut comprimer 10 min montre en main mais je vais appeler un de nos chirurgiens ». « Ouais, parce que ca fait quand même 1h30 que ca saigne… »

10 min plus tard: …. Oui, vous avez deviné… Docteur n°2 fait intervenir Docteur n°3, chirurgien de son état et qui nous sort le pansement hémostatique de rève ! Il aura donc fallu près d’1h30 pour arriver à se résultat : un pansement cicatrisant ! Et hop un beau pansement par dessus qu’il ne faut pas toucher jusqu’à demain… Ouf, c’est fini !

Petit Bonhomme est lessivé par ses 2h de pleurs en continu – essayer d’appuyer sur une plaie à vif et vous verrez le résultat !- et Grand Bonhomme, pourtant très sage, commence à en avoir ras le bol. Nous sommes bien content de rentrer mais la soirée sera courte. Tant pis, il nous reste dimanche… et la basse cour ! Je vous en parle demain.

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