Il y a quelques temps de cela, je vous racontais à quel point je luttais pour rentrer dans mon 44… gardant secrètement l’espoir de perdre entre 7 à 14 kg.

Je sais qu’il faut faire preuve de patience, surtout dans les premiers mois qui suivent l’accouchement mais l’envie est profonde de vouloir tout et tout de suite.

Lorsque Caroline a parlé du site Linecoaching, j’ai fait le test « d’entrée » parce que j’étais tenté de m’inscrire. Le joli test a dit que je grignotais quand j’étais stressée ou quand je m’ennuyais. Waouh, ca c’est une surprise !! Sans déc’. Et autant dire que je ne suis pas dans la mouise, parce que, au quotidien, je suis stressée ou ennuyée les 3/4 du temps. Et à chaque fois, je mange du chocolat. Si encore, je craquais sur la salade verte, ca irait. Mais non, chez moi, c’est le chocolat. Pas de bol !  Résultat, il m’arrive de m’enfiler un plaque de chocolat (200g!) en une après midi. Et ceci, en plus du repas de midi, qui me donne le sentiment d’équilibrer la qualité, à défaut de la quantité, et du repas du soir, parce qu’il est difficile d’avouer qu’on vient de finir une plaque de chocolat à ses enfants à qui on essaie désespérément d’apprendre l’équilibre alimentaire…

Alors j’ai pris sur moi et j’ai essayé d’arrêter de grignoter… Ce qui n’est pas simple puisque je reste souvent seule à la maison.

Evidemment, quand je vois les jolies mamans autour de moi au parc, je suis jalouse et morte de honte parce que je n’ai pas leur taille fine. Je bénis les températures hivernales qui me permettent de porter sans remord ma doudoune rembourrée, voile porté sur mes rondeurs.

Sans compter mon horrible, atroce réveillon de Noel. Sans rien à me mettre. Je veux dire : sans rien à me mettre qui m’aille vraiment. Evidemment, je n’étais pas en culotte ! Mais j’avais le choix entre jeans T-shirt (aucune chemise ne ferme au niveau des seins…), pas classe du tout, ou un petite robe noire. J’ai choisi la petite robe noire. Et je n’aurais pas dû. Les bras et les cuisses à découvert, tous grassouillets… Elle était beaucoup trop courte, cette robe !  Je me suis vue dans le miroir deux ou trois fois et j’ai failli courir me cacher aux toilettes. Heureusement que ma famille me pardonne tout puisque « ca ne fait que 6 mois… ». Je suis moins indulgente qu’eux.

Aujourd’hui, entre les hauts, les bas, Noel et tout le reste, j’ai perdu 3 kg. Pas terrible mais c’est toujours ca.

Je ne sais pas ce qu’il faudrait faire, à part une vraie thérapie alimentaire, une vraie conversation avec un Zermati mais pour l’instant je n’en ai pas le temps, ni les moyens. Pour l’instant, je vais me contenter de quelques efforts tous les jours en espérant que ca finisse par payer.

loading Thérapie hellocoton Thérapie

Il y a environ 18 mois, le vie suivait son cours, Grand Bonhomme et Petit Bonhomme était gardé par SuperNounou et je travaillais à temps partiel, tous les jours sauf le mercredi. Je venais de commencer dans mes nouvelles fonctions, qu’on m’avait décrite comme passionnantes et qui finalement ne m’intéressaient pas plus que ca. Monsieur travaillait à plein temps, depuis un an dans la même entreprise. On avait l’impression que la vie se posait.

Il y a environ 15 mois, Petit Der se faisait soudainement une place dans mon utérus et ce faisant, allait chambouler nos vies. Et Monsieur sentait le vent tourner dans sa boite.

Il y a environ 12 mois, j’annonçais à mon chef mon enceintitude et mon départ programmé vers mi mai. A la question « et tu reviens quand? », j’ai répondu « Normalement, vers décembre, à la fin de mon congé! ». Monsieur se faisait virer… et retrouvait du travail dans la foulée.

Il y a environ 9 mois, Petit Der décidait d’amorcer sa descente, me condamnant au repos forcé et murissait en moi un questionnement : ai je vraiment envie de retourner bosser? Est ce que cette surprise n’est pas l’occasion de se remettre en question? Est ce que je vais réussir à gérer cette vie à 5, alors même que Monsieur est très pris par son nouveau métier?

Il y a environ 6 mois, Petit Der pointait le bout de son nez, pour se faire une place de plus en plus grande dans nos vies. Et après moultes tergiversations, à mesurer les pours et les contres, à pointer dans un tableau Excel le coût financier de cette opération, nous avons décidé qu’il était financièrement acceptable que je m’arrête, pour quelques mois.

Et voilà, je suis donc officiellement en congé parental. Je suis une mère au foyer. Ce me fait super bizarre d’écrire ca. J’ai validé mon congé jusqu’à fin octobre 2012. Et d’ici là, on verra.

N.B. informatif : La Poule a écrit ca tout comme il faut ici, mais j’ajouterais deux informations :

1- D’abord, il est important de solder ses congés légaux, si le retour de congés parental n’est pas prévu avant la date légale à laquelle ils doivent être pris. Par exemple, pour moi, les congés légaux se cumulent entre mai de l’année N et mai de l’année N+1 et ils peuvent être pris entre mai de l’année N+1 et mai de l’année N+2. Aussi,  étant arrêtée depuis avril de l’année N+1, je n’ai pas pu consommer mes congés donc, il fallait les solder tous avant d’entamer mon congé parental, sous peine de les perdre purement et simplement. Aussi, mon congé maternité a été suivi immédiatement de 5 semaines de congés.

2- Le Complément de Libre Choix d’Activité est versé à partir du mois suivant l’arrêt de travail, ou la diminution du temps de travail, donc, si vous en avez la possibilité, choisissez de débuter votre congé parental en fin de mois précédent, afin de ne pas « perdre » un mois de versement.

Mais revenons à mon congé. Après 9 mois d’arrêt dont 2 de congé parental, voici mon premier bilan.

Les points positifs et super cool :
- Je n’ai plus à courir après le temps, pas d’impératif de délai, plus de pression professionnelle. Je vis à mon rythme.
- Je n’ai plus à prendre de congé pour emmener les enfants chez le docteur, ou prendre mes rendez vous médicaux le soir, tout en sachant qu’il faudra gérer les monstres et courir en même temps. Et j’avoue que cette année, entre l’orthophoniste, le généraliste, l’urologue (je vous en reparle), l’ORL (je vous en reparle aussi), l’ophtalmo (ah bah oui, ca aussi, faut que j’en cause), j’ai été gâtée !
- Je reprends mes enfants pour manger 2 jours par semaine et c’est chouette de les avoir un peu avec moi. Ca leur fait plaisir aussi, je le vois.
- Je suis là les matins pour les emmener et récolter les derniers bisous. Je suis là les soirs pour aller les chercher et voir leur regard s’illuminer en me voyant.
- Je prends le temps de jouer à des tas de jeux, de faire de la peinture, des activités avec les enfants, autrement que le week end.
- Je peux partir en vacances en même temps qu’eux pendant les vacances scolaires pour aller dans la famille ou chez les amis.
- Je ne suis plus obligée de faire les courses à l’arrache le soir avant de rentrer, je peux y aller en journée sans eux.

Ce que j’apprécie moins, voir, je déteste :
- Je fais la même chose tous les jours, et sans la référence de Monsieur qui ne travaille pas le week end, je ne saurais jamais quel jour on est.
- Je suis responsable de tout et par défaut, c’est à moins de tout faire, puisque je suis à la maison tout le temps. Et quand mes journées se limitent à lessive + repassage + nettoyage + rangement… mouais.
- J’ai l’impression de travailler dans le vide puisque tous les jours, je range, je nettoie, etc… et tous les jours 4 (oui 4!) XY viennent remettre crasse et bordel. L’impression de servir à rien n’est pas loin…
- Je suis la seule responsable des enfants et le fait que leur éducation ne soit essentiellement que de mon fait me taraude beaucoup. D’autant qu’à ma connaissance, les enfants n’écoutent jamais leur mère. Non, jamais.
- Je n’ai quasiment plus de vie sociale et le peu de fois où je discute avec des adultes, c’est en général pour en revenir au sujet des enfants. Un peu lassant.
- Je ne fais plus rien pour moi : plus de sport, plus de vélo, plus de sortie shopping (en même temps, l’idée d’hésiter entre un 42 et un 44 me stresse assez comme çà), ni même en librairie.
- Je n’ai jamais de reconnaissance pour ce que je fais : il est normal que je me charge de toutes les tâches ménagères puisque je suis à la maison tout le temps, c’est mon nouveau métier. Mais le manque de reconnaissance est franchement pesant.
- J’ai un drôle de regard sur l’argent que je ne gagne pas j’ai beaucoup de scrupules lorsque j’ai envie de faire des dépenses « inutiles ». Je me restreins dans mes achats parce que j’ai l’impression de ne pas les « mériter ».
- Je ne peux plus poser de congé pour accompagner les enfants pendant leur sortie scolaire, alors que j’adore les accompagner au musée ou à la ferme. J’ai même raté une sortie au cirque. C’est frustrant.

Ce qu’il faut que je change :
- Je me laisse déborder par les tâches ménagères : il faut que je limite ces situations, afin de gagner un peu de temps pour moi.
- Je dois m’accorder un peu de temps de détente, histoire de pouvoir faire un tour au centre commercial.
- Je dois reprendre contact avec mes amies, collègues ou connaissances pour m’organiser quelques papotages autour d’un café.

Ce que j’aimerais voir changer :
- Je rêve que mes enfants rangent spontanément le bordel qu’ils laissent tous les jours dans l’appart et qui me prend un temps monstrueux.
- Je rêve que Monsieur arrête de me considérer comme le femme de ménage à domicile, histoire de ne pas rajouter son bordel à celui de sa progéniture.
- Je rêve qu’il me dise « Reste couchée, aujourd’hui, je m’occupe de tout » et qu’il s’occupe vraiment de tout.

La conclusion de ce premier bilan est plutôt positive car je n’ai pas envie de retourner au travail aujourd’hui, surtout dans les fonctions qui m’attendent, et j’ai surtout envie de profiter de mes enfants. Ceci étant, j’ai perdu beaucoup de confiance en moi : je n’ai plus de travail, moins de considération des autres. Je me sens assez inutile et mes occupations en dehors des enfants sont assez peu captivante. Je n’ai plus de sujet de conversation, plus vraiment de choses intéressantes à vivre en dehors de la famille. Et mes kilos en trop aggravent la situation.

Enfin, sans me mettre la pression, j’étais persuadée que, lorsque Petit Der aurait trouvé un peu son rythme (ce qui n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui), j’aurais de temps pour faire des choses rien que pour moi :  bricolage, peinture, dessin, album photo, tricot… et j’avoue que cette partie est un peu laissée en suspend. Je vois le temps défiler : déjà 9 mois écoulé et il en reste 10, je suis déjà à la mi-temps et je n’ai rien fait de ce qui me tenait à coeur.

Dans mon esprit se profile plusieurs questions : et si dans 10 mois, je n’avais rien fait de plus?
Au moment de ma reprise, Petit Der aura un peu plus d’un an, le moment de la marche, des premières découvertes…  Et si je n’arrivais pas à décrocher de mon petit bout de chou? Si je voulais rester encore un peu? Si la reprise du travail est insupportable?

D’autant que j’ai encore quelques rêves, quelques aspirations en réserve… pour les 30 prochaines années qu’il me reste à travailler.

loading Entre parenthèses hellocoton Entre parenthèses
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Hello les minettes,

j’ai plein plein PLEIN d’articles en retard. Et des tas de trucs à vous narrer.

Dans les semaines à venir, on parlera de crèmes, de zizi, de sexe, de normalité, de vie de famille, de travail, de congé parental, de vacances, de bébés qui viennent trop vite, de ceux qui ne veulent pas venir, d’eczéma, de voitures, de jouets, de Noel, de régime, d’allergie, de couple, d’enfants bien évidemment et de bien d’autres choses encore !

Mais par où commencer??

Ah bah oui : 2012 est là !

Aussi, je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse année 2012. Compte tenu du contexte, je voudrais qu’elle vous apporte joie, amour et tout le tralala mais au final, je voudrais juste qu’elle vous épargne peine, angoisse et maladie… et pour le reste, on se débrouillera !

loading Par quoi je commence? hellocoton Par quoi je commence?

- Ze voudrait bien un petit Socolat.
- CHocolat.
-Socolat.
- Pfff…

Bref, vous l’aurez compris, Grand Bonhomme a un problème de prononciation.

J’avais bien remarqué que ce petit truc persistait, la qualité de sa prononciation stagnait, et malgré les efforts de notre fiston, les sons « CH » et « J » n’arrivaient pas à sortir.

Après en avoir parlé avec le généraliste puis avec la maitresse, tout le monde était d’accord pour dire qu’il fallait faire quelque chose et débloquer çà avant l’entrée au CP.

Nous avons donc entrepris des séances chez l’orthophoniste (conseillée par notre super psychologue) pour libérer notre Grand Bonhomme de ce petit problème.

Première séance : bilan de langage. Conclusion : tout va très bien, à part ce fameux défaut de prononciation. Pas de difficulté de compréhension. Niveau de language supérieur à la « norme » de son âge (Ah bon?). Normalement, tout devrait se décoincer en quelques séances (5 à 10).

Pendant les premières séances, elle a beaucoup travaillé avec lui sur la mobilité de la langue, des lèvres, des joues, du menton. Et nous avions quelques excercices à faire à la maison pour continuer à muscler la bouche. Comme passer l’air d’une joue à l’autre. Toucher son nez avec sa langue. Faire claquer sa langue. Et plein de truc du genre.

theogrimace Oh, les zolies saussettes...

Après maintenant 7 séances, l’orthophoniste entend du progrès, Monsieur entend du progrès… et moi, je n’entends rien.

Donc, je me suis permise d’en toucher deux mots à l’ortho, parce que j’aime pas garder mes idées dans ma poche. Elle a trouvé que je psychotais un peu mais surtout que je me mettais et lui mettais une grosse pression, alors même que « c’est pas grave! ». Certes, c’est pas grave. Mais moi, je stresse. J’ai l’impression que le dénouement sera moins simple et rapide que prévu.

Pour finir, nous avons décidé de faire une pause : plus de séance et plus d’excercice à la maison avant l’année prochaine. On reprendra tout ca au calme en 2012.

Peut être que le Sampagne et les Socolats de fin d’année, auront raison de ce zozotement!

loading Oh, les zolies saussettes... hellocoton Oh, les zolies saussettes...

Je vous avais parlé précédemment de la précocité de mon Grand Bonhomme, des difficultés rencontrées et des pistes ouvertes pour progresser.

Et alors?

Alors rien. Stand by. Statu quo.

Nous nous étions laissé alors même que Grand Bonhomme refusait de changer de classe.

A l’entrée en Grande Section, j’ai profité que la maitresse m’a interpellé (j’ai un sérieux doute sur cette tournure de phrase…) sur le comportement de mon fiston « un peu dissipé » pour lui résumer la situation. Armée de mon bilan psychologique, j’ai pris le temps de me poser sur l’une des mini-chaises de maternelle pour aborder avec elle la précocité de Grand Bonhomme ainsi que son refus d’être différent. Elle a bien pris note de tout cela et a bien expliqué au loulou présent que l’école n’était effectivement pas qu’un lieu de récréation mais également un endroit où apprendre et travailler.

Après cette petite remise à plat, je n’ai plus eu de commentaire. Enfin… pas plus que les autres parents.

Par contre, quelle ne fut pas ma surprise de trouver dans le cahier d’excercice du jeune homme, de magnifiques pages de « calligraphie ».
« Tu y arrives super bien? » lui ai je asséné, à la fois surprise et fière. « Mais pourquoi ne le fais tu pas aussi bien à la maison, quand c’est moi qui te le demande? »
« Ben, parce que la maitresse, elle me dispute si je ne le fais pas bien… »

OK. Maitresse 1 – Maman 0

Effectivement, la maitresse a trouvé LE truc : quand il bacle et fait n’importe comment pour aller vite et passer à la suite, elle prend la feuille, la met à la poubelle et en ressort une nouvelle pour qu’il recommence l’exercice. C’est tout. Comme ça, jusqu’à ce qu’il s’applique. Et tant que ça n’est pas fait, il doit rester assis et travailler au lieu d’aller jouer avec ses potes. Maintenant, il arrive à faire des efforts et vraiment « travailler ».

Par ailleurs, il se sent toujours tellement bien dans sa classe, qu’il ne veut toujours pas envisager de changer. Pour bien marteler le coup, il a décidé d’arrêter de s’intéresser à la lecture, ne veut plus en entendre parler et apprendra « comme tout le monde au CP ». C’est dit. Tant pis. Je crois que je me suis faite à l’idée qu’il rejoigne la norme. Il se sent plus heureux comme ca et nous n’avons plus trop de problème de comportement. La vie est plus cool. Les cris, les colères et les hurlements ne sont que de lointains souvenirs… puisque, fort heureusement, le Petit, lui, ne prend pas ce chemin.

Ca ne l’empêche pas d’être toujours aussi intéressé par les émissions de National Geographic (4 chaines !) qui parlent de dinosaures, de serpents et autres bestioles du genre, plutôt que par les chaines du groupe Disney. Je suis rassurée : au moins ça, ça ne changera pas tout de suite !

loading Et la précocité, où cest y quon en est? hellocoton Et la précocité, où cest y quon en est?

Lundi dernier, je faisais ma grosse maligne.

Non, sans rire : trouver la solution de ces / ses / nos (?) problèmes de nuits en 5 jours, c’était tellement hallucinant que j’en étais bluffée moi même. Pourtant, c’est bien connu, il suffit de dire qu’un enfant fait ses nuits pour que, justement, il ne les fasse plus. Je savais bien que j’aurais du me taire !

Mardi, il s’est réveillé 5 fois ! Avec des tétouilles de 5 minutes à chaque fois.

Et nous sommes partis en vacances 5 jours. Le drame, l’horreur, le carnage.
Impossible de l’endormir dans ce lit qui n’était pas le sien.
Impossible de laisser pleurer, même 5 min, sous peine de réveiller les 4 autres enfants et les 2 autres parents qui dormaient dans la chambre à coté. Vive la proximité et les petits appartements.

Donc, il a tétouillé, tétouillé et tétouillé encore. 5 fois… 6 fois… 10 fois dans la nuit. Là, autant vous dire que j’avais exclu toute éventualité de le remettre dans son lit à chaque fois. Donc, oui, il a dormi dans notre lit, à coté de moi. Et non, le cododo sans side bed n’est vraiment pas la palacé. J’ai très peu et mal dormi. Réveillée à chacun de ses mouvements, inquiète de le voir tomber, de le voir s’étouffer sous la couette.Par contre, aucune inquiétude quant au risque de l’écraser : j’étais tellement crispée que je n’avais aucune chance de rouler vers lui. Le réveil, enfin, je veux dire, le moment où tout le monde se levait, était très difficile car j’avais l’impression d’avoir fait une nuit blanche, les crispations musculaires en plus !

4 nuits, c’est très long.

L’humeur du jour s’en ressent. J’étais… à cran. Crise de larmes à la clé. Super classe devant les autres. Ah, ah, ah, youpi les vacances en famille.

Enfin, hier, retour à la maison. Et je pense que Petit Der l’a compris : d’un coup, il était super détendu, souriant et agréable, ce qu’il n’avait pas été pendant les 5 jours de vacances.

Cette nuit, il ne fallait pas s’attendre à un miracle, il m’a évidemment appelé plusieurs fois mais au moins, j’ai pu le laisser chouiner un peu plutôt que de l’obliger à se taire rapidement, en lui fourrant le téton dans la bouche !

Alors, c’est reparti pour un tour en espérant que tout n’est pas à refaire et que le sommeil sera de nouveau bientôt là !

loading ... et en fait non. hellocoton ... et en fait non.

Il dort.

Il est 7h et il dort.

Il est 7h et il dort depuis hier soir 21h.

Waouh.

Cette histoire avait plutôt bien commencé. Pendant tout son premier mois (oh comme c’est bizarre d’écrire ça), Petit Der a beaucoup dormi. Je veux dire, du genre marmotte, à ronfler toute la journée et toute la nuit. Moyennant bien évidemment une grosse tétouille toutes les 2 à 3 heures environ. Ca donnait : je dors, j’appelle, je tétouille, je me rendors sur le sein…

A partir de septembre, il avait décidé de dormir de 22h à 6h non stop sans rien demander. J’avais été bluffée. C’est vrai, quoi ! Un bébé qui fait ses nuits et les miennes à 2 mois, c’est carrément génial. La journée, c’était tétées tout les 2 à 3 heures environ.

Et puis à partir d’octobre, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé, il a recommencé à appeler une fois par nuit. Puis deux fois par nuit. Puis 3 fois par nuit. Gloups. Et toujours toutes les 2 à 3 heures environ en journée.

Pour le souvenir, j’ai recherché dans les petits carnets où j’avais pris note des horaires de Grand et Petit Bonhomme à la même époque. Aucun des deux ne faisait ses nuits à 3 mois. Grand Bonhomme a appelé longtemps pour une tétouille de nuit et Petit Bonhomme encore plus longtemps pour la fameuse tétine. Alors j’ai laissé passé ce troisième mois.

Mais rien ne s’arrangeait.

Attention, c’est pas que j’y tienne absolument à ces fameuses nuits. car je sais, pour l’avoir vécu, qu’un bébé fait ses « nuits » plus où moins tard selon les cas et qu’il peut avoir besoin de manger la nuit pour compenser des journées un peu légères mais là, je n’en revenais pas : le filou a fait ses nuits complètes pendant 1 mois ! Il en était donc capable. Pas de raison de s’arréter en si bon chemin

En plus, j’avais souvent l’impression d’être une tétine géante :  1h de tétouille et impossible de le décrocher du sein.  D’autant que, pour plus de facilité, je me suis installé un lit à coté du sien et même à coté du chauffage. Evidemment, le combo « tétouille + nuit + chauffage » conduit immanquablement au sommeil profond… de maman ! Et tétouille au chaud dans les bras de maman = bonheur absolu pour l’enfant. Pourtant, à dormir à moitié dans mon lit, à moitié dans mon lit d’appoint, à me réveiller toutes les 3h, à être fatiguée dès le matin, j’ai pensé qu’on prenait la mauvaise direction. Alors certaines me parleront de cododo mais le cododo ne change pas grand chose au réveil de nuit et si d’autre ont fermé le bar à 6 mois, je ne voyais pas pourquoi je ne pourrais pas le faire plus tôt, puisque, je le rappelle, il en était capable !

Et si c’était un gros besoin de succion? Moi, je veux bien lui donner à manger, mais je ne veux pas devenir une tétine. J’ai donc cherché à substituer le sein par une vrai tétine. L’ayant fait pour Petit Bonhomme, je n’y voyais pas d’objection. Mais Petit Der en avait décidé autrement. Après 3 mois de contact charnel avec le sein maternel, l’idée de machouiller une truc en plastique ne lui allait pas (mais pas mais pas) du tout. Pffchouuu : crachouillage et tétine en orbite !

Je me suis donc replongée pour la moultième fois (ca se dit, ca?) dans mon livre préféré, en cherchant, non vraiment la solution mais des conseils pour cette période.

Bon, pour faire court et résumé, le bouquin conseille, plutôt que de laisser bêtement pleurer la nuit (ce que j’ai essayé, je vous l’avoue, mais en vain), de réduire progressivement la durée des tétées, afin que l’enfant réapprenne à s’endormir sans manger, sans avoir le ventre plein et ceci afin de l’aider à différencier « avoir faim » et « avoir envie de manger ».

Parenthèse :  Cette notion de différence est importante pour l’auteur car elle permet également de construire l’appétit sur de bonnes bases, en séparant clairement une émotion, une envie, et l’appétit réel. Evitant ainsi les éventuelles conséquences de ces méli-mélo sur le comportement et les compulsions alimentaires. Ce que je n’ai, à mon avis, pas réussi à faire avec Petit Bonhomme. Concrètement, quand il avait sommeil, je l’endormais « au sein », comme beaucoup le font, je crois. Mais plus il était fatigué, plus il réclamait à manger. Il confondait clairement « avoir faim » et « avoir sommeil ». Et c’est toujours le cas aujourd’hui ! quand il est exténué et que ses yeux se ferment tout seuls, il demande… un morceau de pain ! et s’endormirait presque le pain dans la bouche si nous ne le conduisions pas manu militari dans son lit !

Mais revenons en à Petit Der : j’ai donc entrepris le rationnement nocturne. Hors de question de demander à Monsieur de s’y coller, d’abord parce que s’il ne dort pas la nuit, il est encore plus insupportable que tous les enfants réunis, il a les yeux déchirés, il dort debout. Ensuite, je vous rappelle que Monsieur travaille, lui. Oui, je suis encore en mode « feignasse » ! Enfin, Petit Der ne peut être calmé que par moi :  ce sont les inconvénients de la vie fusionnelle avec sa Môman.

Première  nuit : tétées de 15 min. Mais je constate qu’après 10min, les grosses aspirations deviennent déjà des tétouillages. En le remettant au lit, il chouine à peine et se rendort. De toutes façons, il pleurt toujours un peu pour s’endormir. Trois réveils tout de même.

Deuxième nuit : tétées de 10 min. Idem. 2 tétees seulement.

Troisième nuit : tétées de 8 min, chrono en main. Tout va bien mais il pleure quand même 5 min avant de s’endormir. 2 tétées dans la nuit.

Quatrième nuit :  Je retente 8 min et ca se passe mieux. 2 tétées.

Cinquième nuit : Je passe à 6 min. Ca roule. 3 tétées.

Sixième nuit : Je passe à 5 min mais en fait non… car il dort !  Oui, depuis que je l’ai couché, hier à 21h, il dort. Je me suis réveillée avant lui, les seins tendus et douloureux mais lui, dort d’un sommeil bien paisible. Je pense que nous sommes sur la bonne piste…

loading Petit à petit... hellocoton Petit à petit...
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Petit apparté cuisine entre deux posts ronchonnades…

Les souvenirs de mon enfance sont jalonnés de courses dans les champs, de balades en forêt et de cueillettes de fruits à même les arbres. Dans ma Lorraine natale, on trouvait bien évidemment des mirabelles, mais aussi des quetches. Maintenant que je suis Francilienne d’adoption, j’avoue peiner un peu pour trouver des fruits équivalents et de qualité.

A savoir que les mirabelles sont souvent vertes et grosses comme des pois chiche et que les reine-claudes sont grosses… comme des mirabelles, alors que normalement, c’est tout de même une prune de taille bien supérieure. En résumé, rien ne vaut les fruits des vergers familiaux (avant la tempête de 1999…).

Et pourtant, cette année, pour la première fois, j’ai vu au supermarché, ainsi qu’au marché, apparaitrent des quetches – origine France – entre 1,50 et 1,90€ le kilo. Tout à fait honnête. Et ma foi, pas mauvaises du tout.

Du coup, j’ai fait un petit ravitaillement pour faire, en toute simplicité, une tarte aux quetches. Il vous faut :

- un rouleau de pâte feuilleté (je fais toutes mes tartes en feuilleté…)
- 500g (à la louche) de quetches dénoyautées
- un peu de beurre et quelques amandes effilées à répartir sur les fruits avant la cuisson.

Après 30 min à 180°C, voici le résultat :

P1040614 Tarte aux quetches

 

P1040613 Tarte aux quetches

 

P1040616 Tarte aux quetches

loading Tarte aux quetches hellocoton Tarte aux quetches
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Je ne l’ai pas précisé, mais c’est presque une évidence :  j’allaite.

Je vous parlerai un peu plus en détail de cette troisième aventure laitière. Aujourd’hui, je vous raconte un court instant mes déboires vestimentaires.

Pour mon premier allaitement, j’avais refusé d’inverstir, car 1) je pensais arrêter un peu plus tôt que ce qu’il n’en fut dans la réalité et 2) tout le monde m’annonçait pour bientôt le passage en lactation automatique, qui n’est en fait intervenue que vers les 9 mois ou 1 an de Grand Bonhomme… voire même un peu jamais, en fait. Je me suis donc contenté des Anita de base. Blanc moche.

Pour mon deuxième allaitement, j’ai repris mes vieilles rognes agrémentées des SG que ma Soeurette avait acheté et finalement peu amortis au vu de son allaitement foiré.

Pour ce troisième allaitement, je n’ai pas encore trouvé le temps d’en acheter de nouveaux. Je me trimballe mes horreurs sans forme, trop petits, trop grands, jaunâtres, défraichis. Je le clame haut et fort : JE HAIS mes soutien-gorge d’allaitement. C’est bien simple, j’ai envie d’y mettre le feu. Hélas et jusqu’à ce que je fasse chauffer la carte bleue, impossible de passer à l’acte car je ne peux pas m’en passer.

Après mûre réflexion, j’ai décidé de sauter le pas et commander sur Mamanana. Emballée que j’étais. Enthousiaste même. Je me voyais déjà fanfaronnant en sous vétement dans la chambre parentale.

Le colis est arrivé et je me suis jeté dessus. Hélas pour moi, mon désarroi et ma déception ont été à la hauteur de mon empressement et de mes attentes.

Alors soit je suis difficile, soit je suis mal proportionnée, soit y’a un problème dans les mensurations. Mais le fait est qu’en suivant les instructions de prise de mesure à la lettre, je me suis retrouvée avec des seins débordants, version 4 morceaux. Tristesse, ruine, larmes et infâmie. Même mes seins ne peuvent plus rien pour moi !

Résultat, j’ai renvoyée la commande et je m’apprête aujourd’hui à faire une virée chez Aubert pour essayer avant d’acheter un basic SG Anita. L’histoire est un éternel recommencement…

loading Mais comment sy prendre? hellocoton Mais comment sy prendre?
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Exercice de rentrée :

Sachant que je pesais x kg à mon mariage – poids atteint à l’issue d’un régime drastique,
que j’ai pris 4 kg lors de mon voyage aux Etats Unis (ah la malbouffe !),
que j’ai pris 12 kg pour la grossesse de Grand Bonhomme, perdu 6 à la maternité, encore 3 au cours des 3 mois suivants et 3 derniers après 12 mois de régime,
que j’ai repris 12 kg pour la grossesse de Petit Bonhomme, perdu 6 à la maternité, perdu 7 avec le régime Dukan, repris 4 parce qu’après le régime Dukan, j’ai enchainé craquages et gros craquages pour cause de stress et de moral en berne et qui donnent faim (Oui, c’est mon interprétation !),
que j’ai pris 15 kg pour la grossesse de P’tit Dernier, perdu 5 à la maternité et depuis, plus rien,

1) combien de kilo ai je pris en 13 ans?

2) combien de kilo ai je à perdre afin de retrouver mon sourire?

3) combien de kilo ai je à perdre afin de retrouver un poids qui me permette de ranger (définitivement?) mes pantalons de grossesse?

4) combien de kilo ai je à perdre afin de me trouver enfin jolie?

Allez, je ne vous laisse pas languir longtemps. Pour moi, les réponses sont

1) 19… sans commentaire.
2) 7
3) 10
4) 12 à 14.

Ca fait du boulot!

Mes trois grossesses ont, comme pour toutes mères, modifié, transformé, et même détruit mon corps tel que le connaissait.

Et dire que quand j’avais 15 kg de moins, je me trouvais déjà ronde. Autant vous dire que je déteste mon corps actuel. Je hais ne pouvoir porter aucun vêtement de taille 40 et même 42 ! J’exècre mon ventre débordant qui pend sans forme, marqué des striures de la grossesse. Je pleure à la vue de mes fesses pendantes et mes hanches rebondies.

Je ne m’aimais pas avant non plus. Et pourtant je donnerais tout pour retrouver ce corps d’antant, ces fesses à peine potelées, ces cuisses finalement si fines, ce ventre tellement plat. Je détestais déjà mes genoux gras et cagneux, ils sont toujours là. J’avais honte de mes seins volumineux, l’allaitement les a fait fondre de D à B/C.

J’ai lu avec attention le regard que d’autres portent sur leur poids, sur leur corps et sur leur grossesse, et je n’arrive pas à m’inscrire dans ces points de vue.

Car non, je n’arrive pas à me réapproprier ce nouveau profil.

Et non, je n’aime pas ma cellulite.

C’est peut être une question de formatage social, de matraquage publicitaire. Je suis contente pour elles que certaines se sentent bien avec leur rondeur. Hélas, ca n’est pas mon cas.

Je regarde d’ailleurs l’émission « Belle toute nue », parce que j’adore l’approche si douce de Will. Mais quand j’entends les passants décrivent les photos en sous vêtement, en utilisant les termes « jolie », « pulpeuse », « belles rondeurs »… je suis désolée de m’entendre dire que ca n’est pas mon avis. Je sais, c’est nul.

Par ailleurs, je pense beaucoup à Caroline, à Zermati, et tout ce qui va avec. Je me suis penchée sur sa démarche et je suis restée bloquée sur la question « Est ce qu’on vous aimerait moins avec des kilos en plus? »…
Hélas, je pense que oui. Monsieur me fait régulièrement quelques remarques piquantes, l’air de rien, à propos de mon poids et de mes rondeurs. Oh, pas la peine de lui jeter la pierre : il n’est pas méchant, simplement sincère et un peu blessant sans le savoir. Et puis si je ne m’aime pas, je ne vois pas trop comment il aimerait mon corps. Elle est bien loin la petite femme qu’il a épousée il y a 7 ans. Enfin, passons… mais ca n’aide pas.

Allez, je vous laisse parce que mes pensées en vrac s’entrechoquent et ne s’éclaircissent pas pour autant - même ce billet me parait bien confus - et que, comme j’ai souvent les larmes qui montent aux yeux - tiens, faut que je vous en parle aussi! -, je vais arrêter là mon billet « jérémiades » et je reviens bientôt avec un billet « y’a t’il une solution à tout ca? »

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