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En voilà, ca y est, ca recommence : je suis de nouveau dépassée par les évènements.
 
La Maman Nashii parfaite que j’essaie d’être à chaque instant, n’arrive décidément pas à être parfaite. Et en ce moment, plus rien ne va dans le bon sens. C’est parti pour les nouvelles perso du jour, version pfffff-rrrhhhooo-snifff
 
Crise à gogo avec Grand Bonhomme: ca y est, j’ai trouvé le nom d’un psychologue (sur les conseils de Madame la Gentille Pédiatre, que j’aime bien et qu’est bien sensée dans sa tête) et rendez vous est pris pour… demain ! Oui, chez nous, quand une décision est prise, ca ne traîne pas.
 
Petit Bonhomme a attrapé une laryngite : médoc à donner de force, version gavage d’oie appliquée à l’homme. C’est bien connu, faire des prises de catch à un enfant de 14 mois tout en lui ouvrant la bouche avec une main pour l’obliger à avaler un cuillère de sirop, c’est une activité formidable pour bien commencer la journée, juste avant le petit déj, et bien la terminer, juste après le bain.
 
La boulot s’accumule, les dossiers s’empilent, les mails aussi. Mais contrairement à d’autres, ce ne sont pas des sollicitations bloguesques mais bien des relances multiples, plus ou moins assassines. Oui, parce que les gens savent rester polis. Ou pas.
 
L’ambiance, elle, en revanche (oui, parce qu’on ne dit pas « par contre »), est de plus en plus merdique. Alors qu’avant, au moins, ca compensait le reste.
 
Et avec ca Monsieur qui m’explique ce week end que tout ce stress ambiant et nos difficultés parentales et surtout amoureuses viendraient peut être bien du fait que je suis un poil psychorigide avec tout et tout le monde. Vas-y kiki défoule toi, c’est parfait pour mon moral en berne.
 
Du coup, il faut que je lâche du lest. Et dire que, jusque là, la maison ordonnée était une de mes rares fierté…
 
Bref, les définitions de « c’est la Bérézina » ou « tout part à vau l’eau » pourraient bientôt se voir complétées d’un nouvel exemple : la vie de Maman Nashii.
 
Et le temps me manque pour vous parler de plein de choses. J’ai donc raté le moment de vous parler de la Pyramide de Chaussures pour Handicap International et de Nettoyons la Nature des Centres Leclerc (opération à laquelle j’aurais bien voulu participer mais il n’y avait pas de Nettoyeurs alentours…). Bon, ben, c’est trop tard mais maitenant, c’est fait. On dira que j’ai pris de l’avance pour l’année prochaine.
Quand au festiblog, j’aurais bien voulu y aller, si seulement…. bref, si vous avez tout lu, vous avez compris.
Aujourd’hui, là, tout de suite, maintenant, je voudrais tout claquer et n’avoir plus rien à penser, plus aucune responsabilité, plus de rangement, de repas à faire, de vêtement à mettre au sale, de lessive à lancer, de temps à donner à chacun. 
De l’écrire, ca me fait penser que finalement, je crois que je n’ai pas assez de temps égoiste, rien que pour moi, pour faire un truc à moi tout seule. Pour quelqu’un qui a son vendredi de libre… c’est un comble ! 
Bon, ce billet là, il ne vous aura peut être pas captivé, en plus il est du genre bien morose, mais si vous avez cliqué sur tous les liens, au moins, vous avez gagné de la culture (vas-y public, sert toi, c’est gratuit!) et c’est déjà pas mal.
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Aujourd’hui, un livre spécial maman, qui m’a été offert par Soeurette, certainement convaincue de la nécessité d’alerter la « Super Maman qui gère tout à 100% et 24h/24 » que je suis, des dangers vers lesquels je me précipite :

La fatigue émotionnelle et physique des mères – Le Burn-out maternel par Violaine Guéritault.

burnoutCe livre traite notamment des conséquences de la fatigue et du stress répété sur l’état phsychique des mères. Je vous cite notamment quelques causes de stress (parmi beaucoup d’autres) conduisant au burn-out :

– surcharge de travail (comme préparer à manger et faire le ménage et lancer la lessive et lire une histoire et passer à la pharmacie…),
– absence de reconnaissance pour le travail accompli (ben oui, c’est normal, c’est vous la maman ! ),
– contrôle limité des situations (vous ne pouvez effectivement pas toujours ligoter votre Bonhomme sur sa chaise, ni garder vos deux yeux pointés dans sa direction ! )
– …

 

On y apprends que le « burn-out » progresse en trois étapes :

– on constate tout d’abord un épuisement émotionnel et physique : comme son nom l’indique, cette étape correspond au moment où la fatigue prend le dessus sur tout. La maman ne se sent plus le courage de rien, n’a plus d’énergie. Elle est usée et « n’en peut plus ».

– vient ensuite la depersonnalisation ou distanciation : La maman prend de la distance par rapport aux évènements pour éviter d’en subir les conséquences directes. C’est par exemple à ce stade qu’on laisse un bébé pleure tout en s’occupant à autre chose, ou qu’on laisse deux ados se battrent sans chercher à les séparer. On baisse les bras.

– arrive enfin le stade final : le reniement des accomplissements passés, présents et futurs. Ici, la maman s’approche de la dépression et a bien souvent l’impression de ne rien faire de bien et de ne servir à rien. La maman minimise ses compétences, ses capacités et la mesure de ce qu’elle fait.

Cet état ultime est bien souvent nommé « dépression post-partum ». Les conséquences ultimes peuvent être extrêmes, comme les violances envers les enfants ou même les enfanticides. L’auteur reprend alors le cas d’Andrea Yates (dont nous parlait La poule pondeuse hier) pour illustrer les causes pouvant conduire à cet étape ultime.

Il est important de noter que l’entourage bienveillant et le soutien physique, dont peut bénéficier une maman, quelque soit le poids de sa charge, est essentiel à son bon équilibre psychologique.

Tout ceci est vraiment bien expliqué et détaillé dans le livre. Il y a même un chapitre destiné aux papas.

Mon avis : un bon livre, qui éclaire nos vies de maman avec un regard assez juste et qui propose des explications à nos comportements. C’est un bon moyen d’ouvrir les yeux sur ses propres actes pour savoir si l’on entre, ou non, dans la progression du burn-out. Pourtant, je trouve l’ensemble assez redondant, les mêmes idées sont expliquées plusieurs fois et je pense que le livre est un peu long pour ce qu’on en retire.

Donc, à lire, si vous vous sentez plûtôt sur la mauvaise pente, ou si vous vous sentez souvent débordée et dépassée par les évènements.

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